#Burundi : privés d’une partie de leurs engrais, les habitants de Busangana bloquent la RN1 et obtiennent un complément en deux heures
#FocodeMagazine | 27 octobre 2026
Le 26 octobre 2026, à Busangana, dans la commune de Matongo, des habitants ont bloqué la route nationale RN1 pour réclamer les 16 kilos d’engrais qu’ils avaient payés, alors que seuls 12,5 kilos leur étaient attribués. Deux heures plus tard, un camion apportait les quantités manquantes. Une distribution complémentaire a permis la réouverture de la route. Derrière cette mobilisation, des frustrations qui dépassent les limites de la localité.
Le compte était simple : 16 kilos payés, 12,5 à retirer. À Busangana, les habitants ont refusé de faire une croix sur la différence. « Vous devez nous remettre les kilos manquants », ont-ils exigé.
Ce lundi 26 octobre, ils étaient venus chercher leurs engrais. Ils ont fini par bloquer l’une des principales routes du pays.
La colère couvait avant cette distribution. Selon un habitant qui s’est confié à #FocodeMagazine, la population nourrissait déjà une profonde exaspération face à la manière dont le pays est gouverné. Depuis plusieurs jours, certains prévenaient : « Nous les attendons au tournant avec cette distribution d’engrais. Nous verrons bien. »
L’annonce des quantités a cristallisé ce mécontentement. Les habitants ont rejoint la RN1 et interrompu la circulation, en scandant : « Nous en avons assez ! Nous sommes à bout ! »
🔴 Quelques kilos, un axe stratégique
La revendication était locale. Le moyen de pression touchait, lui, un axe essentiel aux échanges du pays.
La RN1 accueille les véhicules en provenance ou à destination du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie. Elle assure également les liaisons entre Bujumbura et Kayanza, Ngozi, Muyinga ou Kirundo. Son interruption, même brève, perturbe des déplacements et des activités bien au-delà de Busangana.
Les habitants avaient trouvé leur « détroit d’Ormuz ». La comparaison tient au poids d’un passage stratégique : en bloquer l’accès donne une portée considérable à ceux qui le contrôlent. Sur la RN1, les cultivateurs réclamaient toujours les mêmes 3,5 kilos. Mais leur demande était devenue impossible à ignorer.
🔴 Un chef de zone rattrapé, un camion dépêché
Selon les informations parvenues à #FocodeMagazine, le chef de la zone Busangana a pris peur devant la tournure des événements et tenté de s’enfuir. Les habitants l’ont rattrapé dans un ravin, puis ramené sur place. Ils exigeaient une solution.
En deux heures à peine, un camion est arrivé avec les engrais manquants. Des bénéficiaires ont reçu leur complément. Ceux qui n’avaient pas été servis ont été invités à patienter jusqu’au lendemain, mardi 27 octobre. La route a ensuite été rouverte et la circulation a repris.
La chronologie résume le rapport de force : une distribution incomplète, un refus collectif, une route bloquée, puis l’arrivée des quantités réclamées. Elle n’explique pas les raisons du manque initial. Elle montre, en revanche, la rapidité de la réponse une fois la RN1 coupée.
Pour les habitants servis, la mobilisation avait produit un résultat concret. Pour les autres, il restait un engagement à honorer.
🔴 Des frustrations accumulées au fil des saisons
Busangana ne concentre pas toutes les plaintes. Dans plusieurs localités du pays, des habitants dénoncent des livraisons inférieures aux quantités attendues. D’autres contestent le quota de 16 kilogrammes lui-même, qu’ils jugent insuffisant.
Certains accusent l’État de les avoir trompés et réclament le remboursement d’engrais payés mais non reçus lors de la précédente saison culturale. D’autres attendent encore des remboursements portant sur les années antérieures.
À ces doléances s’ajoutent des témoignages concernant le 26 octobre : des habitants affirment n’avoir pas obtenu leurs 16 kilogrammes, tout en ayant vu des camions emporter les engrais restants pendant la nuit.
Une nouvelle distribution ne clôt donc pas les différends des saisons précédentes. Pour ceux qui attendent une livraison ou leur argent, elle les ravive. À mesure que les réclamations s’accumulent, le désaccord sur les quantités devient une question de confiance envers les autorités.
🔴 La crainte d’une contagion
Pourquoi une réaction aussi rapide à Busangana ? L’analyse accompagnant les informations transmises à #FocodeMagazine avance la crainte d’une extension de la contestation. Dans un contexte de mécontentement signalé en plusieurs endroits, le recours à la force aurait pu élargir la mobilisation plutôt que l’éteindre, à l’approche des élections de 2027.
Le calendrier politique constitue l’autre élément de cette lecture. Le président Évariste Ndayishimiye s’apprêtait à partir pour Moscou. Il aurait redouté de s’éloigner du Burundi en laissant derrière lui une contestation susceptible de gagner d’autres localités.
Selon cette même analyse, cette inquiétude se doublerait d’une méfiance envers certains de ses compagnons du CNDD-FDD, qu’il soupçonnerait de vouloir l’écarter pour empêcher une nouvelle candidature. Une vague de protestations aurait pu renforcer ses adversaires internes. Ces motivations prêtées au chef de l’État restent toutefois une interprétation politique, et non une explication établie de la réaction des autorités.
À Busangana, le résultat rapporté est plus directement mesurable : des habitants ont refusé une distribution incomplète et obtenu l’arrivée d’un complément en deux heures. Leur mobilisation a montré qu’une exigence collective pouvait contraindre les autorités à répondre.
La circulation a repris. Une question demeure : pourquoi faut-il bloquer une route nationale pour recevoir la totalité de ce que l’on a payé ?
#FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours
La Rédaction
🔴 Abanyagihugu b'i Busangana baraye batoye "umuhora wabo wa Hormuz" !
- Icigwa ku mugumuko waraye ukozwe n'abanyagihugu banka kwibwa ifumbire yabo.
Twibukanye ivyabaye. Ejo haheze, igenekerezo rya 26.10.2026, abanyagihugu bo muri zone Busangana ya komine Matongo, bari bararikiwe kuza gutora ifumbire yabo. Umunyagihugu wese yari yarihiye ibiro 16. Niho basanga babazaniye ibiro 12 n'igice (12,5 kg) ku munyagihugu. Abanyagihugu baranana bati : mutegerezwa kuduha ivyo biro bisigaye. Umwe mu banyagihugu baho yatubwiye ko abanyagihugu basanganywe ishavu ryinshi k'ukugene igihugu gitwawe, ngo bari bamaze imisi bahiga ngo : "tubategeye kuri iyi fumbire tuze turabe".
Ntivyatevye, abanyagihugu bagiye kw'ibarabara rikuru ry’igihugu RN1, bararyugara, batangura gutera urwamo ngo : "turarambiwe, turarushe" ! Iri barabara bugaye rirahambaye cane mu buzima bw’igihugu : imodoka ziva canke zija muri Kenya, muri Uganda, muri Tanzania niho zica. Imodoka ziva canke zija mu Kayanza, i Ngozi, i Muyinga no mu Kirundo zivuye i Bujumbura niho zica. Iri barabara uryugaye isaha imwe gusa, uruhombo ruba runini cane ku gihugu cose. Niyo mpamvu twarigereranije n’umuhora wa Hormuz (détroit d’Hormuz) wahindutse ikirwanisho rutura ca Iran.
🔴 Leta yishuye mu masaha abiri gusa !
Umukuru wa zone Busangana abonye ibibaye yagize ubwoba ashaka guhunga. Abanyagihugu bamufatiye mu mwonga baramugarukana, nyabuna asabwa gutora umuti. Mu masaha abiri gusa babonye ikamyo izanye ifumbire bari babuze, barayihabwa, abataronse basabwa kurindira uno musi, gutyo ibarabara rirugururwa, uruja n’uruza rurasubira.
Hano hantu abanyagihugu barerekanye inguvu zabo. Leta yaratinye rwose ko imigumuko ishobora gutandukira igihugu cose. Ni henshi mu gihugu abanyagihugu bariko baridoga ko bahawe ifumbire idakwiye, abandi bavuga ko n’ivyo biro 16 bababoherako bidakwiye, hari abavuga ko Leta yabahenze batariko barasubizwa amafaranga baguze ifumbire mw’isizeni riheze, hari abasaba gusubizwa n’ayo mu myaka iheze, hari abavuga ko ejo batahawe ivyo biro 16 ariko bakabona mw’ijoro amakamyo asomba ifumbire yasigaye. Ishavu ni ryinshi mu gihugu irazi ko ikoresheje inguvu i Busangana ibintu vyashobora guca biyangara, na rirya himirije amatora muri 2027.
Abanyagihugu b’i Busangana banamenye kugumuka mu mwanya mwiza. Prezida Ndayishimiye yagira afate urugendo rumushikana i Moscou mu Burusiya. Yaratinye gusiga imigumuko mu gihugu kandi azi ko agiye kure cane y’Uburundi. Muri ino misi aricura rwose bagenziwe muri CNDD-FDD ko hoba hariho abafise umugambi wo kumukura ngo ntiyitoze kandi. Yaratinye ko imigumuko mu gihugu yoshobora guha impigi abashaka kumukura.
Uko niko Busangana yaraye yanditse amateka. Intambwe ya mbere yerekana inguvu z’abanyagihugu zishobora kujugumiza Leta iyo iri mu mafuti.
#Burundi : menotté, le colonel Étienne Citegetse aurait passé les commandes de la PSR à son adjoint
#FocodeMagazine | 27 octobre 2026
Le colonel de police Étienne Citegetse aurait été extrait du cachot du renseignement, dimanche 25 octobre au soir, pour remettre les commandes de la Police spéciale de roulage (PSR) à son adjoint, Jean Marie Kabura. Selon King Umurundi Freedom, qui rapporte les faits dans sa publication du 26 octobre, il aurait effectué cette passation menotté avant d’être reconduit en détention.
🔴 Une remise et reprise sans photographies
Conduit dans les bureaux pour les formalités de remise et reprise, Étienne Citegetse aurait passé le relais au colonel de police Jean Marie Kabura. Aucune personne présente n’aurait été autorisée à photographier la scène, précise King Umurundi Freedom.
À l’issue de la passation, il aurait été ramené au cachot du renseignement. Son adjoint assure désormais la direction intérimaire de la PSR, selon l’organisation.
Ce changement intervient après les interpellations rapportées le 23 octobre par l’association dans une affaire de corruption présumée liée à la délivrance des permis de conduire.
🔴 Le responsable S4 toujours introuvable
Le colonel de police Donatien Ntibankunze, responsable S4 de la PSR, n’avait toujours pas réapparu au moment de la publication, indique King Umurundi Freedom.
L’organisation avait précédemment rapporté qu’il aurait faussé compagnie aux agents venus effectuer des vérifications au camp. Dans sa mise à jour du 26 octobre, elle affirme toujours ignorer où il se trouve et annonce poursuivre le suivi de l’affaire.
#FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours
La Rédaction
#Burundi #FocodeMagazine #PSR #PermisDeConduire #Justice #Transparence
@GeneralNeva @NtareHouse @KwaNtare @BurundiGov @MininterInfosBi @Burundi_Police @MiniJustice_Bdi @CNIDH_Bdi @KUF_ASBL @LigueIteka
🔴 Mwenga (RDC) : hari abasirikare bavuga ko bamaze imyaka hafi itatu ku rugamba basaba kugomborwa nk’abandi !
Ubu ni ubutumwa bw'abasirikare b'Uburundi bari ahitwa Mwenga muri RDC. Bavuga ko bibagiwe mu gihe ama bataillons bajanye yose yamaze gusubira mu Burundi. Bipfuza ko abatwara igisoda bobarenganura.
Ubutumwa bwabo bugira buti :
"Twebwe turi abasoda b'Uburundi turi muri Congo ahantu hitwa Mwenga muri Brigade ya 5. Bamwe mu basoda turi mw’iyi brigade twavuye mu yandi ma batayo. Twaje gutanga renfort mw’iyi brigade, twaje tuva muri batayo ya 11BN TAFOC, 13BN TAFOC na 15BN TAFOC. Izo batayo zose zaragombowe zirataha, ariko twe twatanze renfort baranse kuturekura ngo dutahe, ubu bamwe muri twebwe bariko barakwiza imyaka itatu muri Congo. Iyo tubajije batubwira ngo nta nzira ihari, ariko aba officiers bo bama batashe n’indege, ndetse n’amahera dufungura yama yaje, mbere n’aba pansiyone baratashe n’indege, eka n’ababasubirira barabazanye. twebwe ikibazo cacu tukibajije commandant wa brigade, Colonel Nahishakiye Jean-Baptiste atubwira ngo ubu twaravanye n’amabatayo twavuyemwo.
Turiko turarenganywa kuko iyi brigade yaje tumaze umwaka urenga muri Congo. Twebwe mu vy’ukuri tumaze imyaka ibiri n’amezi umunani, mu gihe brigade imaze umwaka umwe gusa. Bamwe mubo turi kumwe n’abo muri 24BN TAFOC, murumva ko ataho bahuriye na twebwe. Bapfa kuturenganya ntitwari na benshi cane turi hafi 100. Babishatse bodutahana, ni hamwe umuto atawumenezwe. Turababazwa n'ukwikunda kw'aba officiers bama mu congés, ariko twebwe ukamengo nta miryango dufise.
Turabatakambiye mudushikanire ubutumwa, ntibwobura ico bumara. Burya naho mubona bamwe babatuka, nta musoda yabaye muri izi ngwano za Congo atazi ico mwamumariye. Nimwe mwagumye musemerera bariko baraturya kandi tukabona igihinduka iyo muvuze. Ntimuze mucike intege, mufitiye akamaro benshi."#Burundi #FDNB
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#Mukaza : Nouveau rebondissement, le conseil communal acte la destitution de son bureau
#FocodeMagazine | 27 octobre 2026
Nouveau rebondissement dans l’affaire Mukaza, régulièrement évoquée ces derniers jours dans le feuilleton #FocodeMagazine intitulé « Scandale des marchés de #Mukaza ». Un procès-verbal du 6 octobre acte la destitution du bureau du conseil communal présidé par Espérance Ngerageze. Dans un courrier transmis au gouverneur le lendemain, deux tiers des membres du conseil dénoncent une complicité du bureau avec l’exécutif communal dans des malversations, des détournements de fonds publics et des attributions irrégulières de marchés. Ils reprochent notamment à la présidente du Conseil d’avoir refusé l’examen du rapport de contrôle qu’elle avait elle-même commandé.
La réunion devait notamment porter sur les comptes. Elle a aussi débouché, selon les documents parvenus à #FocodeMagazine, sur une décision visant l’ensemble du bureau du conseil communal.
Le procès-verbal de la session du 6 octobre 2026, tenue au CAMEL Hôtel de Bwiza, énonce sa destitution. Une lettre du 7 octobre, adressée au gouverneur de Bujumbura, lui transmet cette décision et demande les suites appropriées. Le ministre de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique en reçoit copie pour information.
Le conseil compte 25 membres : le seuil des deux tiers correspond à 17 membres. Le courrier indique que la décision a été prise à la majorité absolue.
La décision concerne le bureau du conseil communal. Elle ne prononce pas la destitution de l’administratrice Aline Bigirimana, même si l’exécutif communal est directement mis en cause.
🔴 Le rapport à l’origine de la rupture
Le 17 août 2026, Espérance Ngerageze, présidente du Conseil communal avait désigné une commission ad hoc chargée de vérifier les activités réalisées pendant l’exercice 2025-2026. Elle lui accordait deux semaines pour rendre rapport.
Présidée par Justine Nisubire, la commission avait signé ses conclusions le 28 août, onze jours plus tard.
Ce rapport, dont notre rédaction est en possession, a servi de base au feuilleton #FocodeMagazine. Marché après marché, nous avons examiné les montants engagés, les conditions d’attribution et les justificatifs des travaux et des paiements.
Avant la séance du 6 octobre, notre chronique avait relevé que l’examen du rapport ne figurait pas explicitement dans la convocation. Le FOCODE avait également appelé les élus à demander des explications et à informer les citoyens des décisions prises.
Le courrier au gouverneur apporte un élément supplémentaire : ses auteurs affirment que la présidente a refusé d’inscrire l’examen du rapport à l’ordre du jour.
Le procès-verbal retient aussi la négligence de ce document par le bureau, le non-respect du calendrier des sessions et des défaillances dans l’exécution du programme de travail et budget annuel, notamment des dépassements sur certaines activités.
🔴 Des accusations portées devant le gouverneur
Dans leur lettre, les auteurs affirment que les échanges et l’examen des éléments disponibles ont conduit le conseil à constater une complicité des membres du bureau avec l’exécutif communal dans des malversations et des détournements de fonds publics. Ils dénoncent également des attributions de marchés présentant, selon leurs termes, un caractère scandaleux et irrégulier.
Les documents reçus consignent une décision de destitution et sa transmission à l’autorité provinciale. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de confirmer son application ni l’installation d’un nouveau bureau.
🔴 Les marchés examinés dans le feuilleton
Le dossier financier le plus important concerne l’achèvement des bureaux communaux, attribué à PN GROUP pour 3 986 784 875 FBu, après des travaux antérieurs de 707 730 975 FBu. Le rapport d’août mentionne 2 183 080 940 FBu déjà décaissés sur le seul achèvement. Il relève notamment une offre identique à l’enveloppe prévue et une question d’autorisation spécifique du marché.
Pour le pont de Mukombe, attribué de gré à gré à 484 935 544 FBu, la commission indique que le conseil a été sollicité après le commencement des travaux.
Trois marchés scolaires totalisent 432 737 034 FBu : les clôtures de Mutanga Sud et de Jabe, ainsi que le pavage, le crépissage et la menuiserie à Gitongo. Pour ce dernier marché, 83 570 904 FBu sont présentés comme un paiement de 80 %, alors que cette somme correspond à 60 %.
Le feuilleton a également examiné 95 527 000 FBu consacrés à la salle Montana, au boulevard Mwezi Gisabo et au monument du Soldat inconnu, sans devis présentés à la commission. Le marché des uniformes, de 68 999 000 FBu, comporte des mentions fiscales contradictoires dans le rapport.
Enfin, le poste de soins de Buyenzi, les trois classes de l’école Mutanga Sud et la clôture de l’ECOFO Gitongo sont classés parmi les activités non réalisées. L’extrait examiné ne renseigne aucun paiement pour ces projets.
🔴 Des résistances évoquées, des suites à préciser
Selon des sources concordantes, certains ténors du pouvoir chercheraient à maintenir le bureau en place, sur fond d’intérêts divergents. Ces informations restent à corroborer.
Quelle réponse le gouverneur a-t-il apportée au courrier du 7 octobre ? La décision a-t-elle été contestée ? Un nouveau bureau a-t-il été élu ? Quelles vérifications ont été engagées sur les accusations financières ?
Le feuilleton #FocodeMagazine entre ainsi dans une nouvelle étape : établir les suites de la décision visant le bureau et documenter le traitement des manquements relevés dans les marchés communaux.
#FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours
La Rédaction
#Suisse : un corps démembré retrouvé dans le Rhin, les proches de Justin Nimpagaritse convaincus qu’il s’agit de lui
#FocodeMagazine | 27 octobre 2026
Les amis de ce demandeur d’asile burundais sont convaincus que les restes humains découverts dans le fleuve Rhin sont les siens. La police argovienne n’a pas encore confirmé l’identité de la dépouille. Justin Nimpagaritse devait participer, ce jeudi, à une mobilisation contre les renvois de demandeurs d’asile burundais.
L’absence de Justin Nimpagaritse, dimanche 25 octobre 2026, a inquiété les fidèles avec lesquels il devait se rendre au culte. Très attaché à l’Église adventiste, ce demandeur d’asile burundais résidait à Stein, dans le canton suisse d’Argovie.
Selon notre source sur place, ses amis le recherchaient sur les berges du fleuve Rhin lorsqu’ils ont aperçu, avant-hier vers 20 heures, des restes humains enveloppés dans un sac plastique, dans l’eau. Ils ont alors alerté la police. Le Rhin est un grand fleuve européen qui marque notamment la frontière entre la Suisse et l’Allemagne à hauteur de Stein.
Ses proches sont convaincus qu’il s’agit de Justin Nimpagaritse. La police argovienne indique que le corps retrouvé avait été démembré, mais n’a pas encore confirmé son identité ni rendu publiques les conclusions de son enquête.
🔴 Une pétition de 7 000 signatures
Arrivé en Suisse en 2022 après avoir transité par la Serbie, Justin Nimpagaritse y avait demandé l’asile.
Ce jeudi, Justin Nimpagaritse devait conduire une délégation de manifestants auprès des autorités argoviennes pour leur remettre une pétition réunissant 7 000 signatures. Le texte devrait demander à la Suisse de cesser les renvois de Burundais sollicitant l’asile sur son territoire.
🔴 L’identification reste attendue
Originaire de l’ancienne province de Cibitoke, Justin Nimpagaritse avait suivi des études universitaires en droit. Ses proches le décrivent comme un homme estimé de son entourage, entretenant de bonnes relations avec tous et doté de qualités de meneur.
L’identité de la dépouille ainsi que les causes et les circonstances de la mort restent à établir officiellement.
#FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours
La Rédaction
🔴 Hari inkuru ibabaje cane iva muri Suisse ivuga urupfu rw'umurundi Justin Nimpagaritse.
Justin Nimpagaritse ni umurundi yariko asaba ubuhungiro muri Suisse, igihugu yinjiyemwo muri 2022 aciye muri Serbia.
Ubu yaba ahitwa Stein, muri canton ya Argovie (Aargau kanton). Yarazwi nk'umusenzi wa cane muri Eglise Adventiste, ni nayo mpamvu abatanguye kubona ibura ryiwe ari abo bari kujana gusenga ku musi w'Imana uheze (25.10.2026).
Naho igipolisi co muri Argovie kitaremeza neza umwidondoro w'ikiziga catoye mu ruzi Rhin, abagenzi ba Justin bo ntibakekeranya ko ari icuwabo. Nibo bahamagaye igipolisi batanguye kubona ibihimba vy'umuntu bitekeye mu kimwanya (sachet), aho muri urwo ruzi, hafi isaha zibiri z'ijoro rya hirya y'ejo, mu gihe bariko bamuronderera ku nkengera za fleuve Rhin. Igipolisi kiravuga ko uwo catoye yari akase ibihimba, ariko ntikirashira ahabona amatohoza yaco.
Justin Nimpagaritse yorongoye bagenziwe kuri uyu wakane uza mu myiyerekano yo gushikiriza abategetsi ba Argovie urwandiko rwasinyweko n'abantu 7000 basaba ko Suisse itosubira kwirukana Abarundi bariko basaba ubuhungiro muri ico gihugu.
🔴 Abazi Justin Nimpagaritse bose bamuvuga nk'umuntu w'intore yabana neza na bose. Yanabonekamwo uwo mutima w'indongozi. Yavuka mu ntara ya Cibitoke yahahora, akaba yize kaminuza mu gisata c'amategeko.
Turacarindiriye ko igipolisi cemeza umwidondoro wiwe n'icoba caramwishe. Tubaye turifatanya n'umuryango wiwe be n'abagenzi biwe muri bino bihe bitoroshe.
#Burundi : En tête des pays les plus pauvres selon les estimations du #FMI, la Vision 2040–2060 face à ses contradictions
#FocodeMagazine | 26 octobre 2026
Le Burundi ambitionne de devenir émergent en 2040, puis développé en 2060. Mais les estimations du FMI sur la production par habitant, les indicateurs de gouvernance et la persistance des pénuries révèlent l’ampleur du chemin à parcourir. Le problème dépasse le manque de ressources : il concerne aussi la capacité à les mobiliser, à les répartir et à les transformer en revenus durables pour la population.
510,37 dollars de PIB nominal par habitant en 2026. L’estimation du Fonds monétaire international place le Burundi en tête de l’infographie des pays affichant les niveaux les plus faibles, devant le Yémen, le Soudan et le Soudan du Sud. Une position qui contraste brutalement avec l’ambition officielle d’émergence.
Ce montant représente une production annuelle moyenne, pas le revenu effectivement disponible dans chaque ménage. Exprimé en dollars courants, il est sensible au taux de change. Le classement repose sur des estimations et exclut certains pays faute de données.
La pauvreté des ménages se mesure autrement, mais le constat reste sévère : la Banque mondiale estime que 73,9 % de la population vivrait en 2026 sous le seuil international de 3 dollars par jour, en parité de pouvoir d’achat de 2021.
La question n’est donc pas seulement de savoir pourquoi le Burundi produit si peu. Elle est aussi de comprendre ce qui empêche une amélioration économique de devenir une amélioration de la vie.
🔴 La pénurie : conséquence de la faiblesse économique, obstacle à son dépassement
Les déséquilibres extérieurs donnent la mesure de la contrainte. Selon la Banque mondiale, les recettes d’exportation ne couvraient que 36 % des importations en 2025. En juin 2026, les réserves internationales représentaient 1,5 mois d’importations. En juillet, les devises coûtaient presque deux fois plus cher sur le marché parallèle qu’au taux officiel.
Le manque de devises complique les achats de carburant, de machines et de matières premières. Mais ces difficultés réduisent à leur tour la production, les livraisons et les exportations. L’économie manque de ce dont elle aurait besoin pour cesser de manquer.
C’est ce cercle qui rend les pénuries particulièrement destructrices. Leur coût ne se limite pas au prix payé à la pompe ou au marché. Il comprend aussi la commande perdue, la journée de travail improductive, la récolte mal acheminée et l’investissement reporté.
Une politique de développement doit donc être jugée sur sa capacité à rompre cet enchaînement. Accroître ponctuellement les approvisionnements soulage l’urgence ; restaurer durablement la capacité de produire exige davantage.
🔴 Quand l’accès à la ressource devient plus rentable que la production
L’écart entre les taux de change soulève une question centrale : qui obtient les devises au prix officiel, selon quelles règles et avec quelle transparence ?
Un tel écart crée une possibilité d’avantage économique pour ceux qui accèdent au taux le plus favorable. Il ne prouve pas, à lui seul, l’existence d’un détournement. Mais lorsque l’attribution manque de transparence, le risque est que les efforts se concentrent sur l’obtention de cet avantage plutôt que sur l’amélioration de la productivité.
Le classement de Transparency International renforce l’importance de cette interrogation. Dans son Indice de perception de la corruption 2025, le Burundi obtient 17/100, soit la 167ᵉ place sur 182 pays et territoires. Cet indice mesure des perceptions de la corruption du secteur public, non les montants détournés.
La corruption, lorsqu’elle intervient, affecte bien plus que les finances publiques. Elle peut modifier la sélection des entreprises et des projets : le mieux introduit prend l’avantage sur le plus efficace. L’économie paie alors deux fois — pour les ressources mal utilisées et pour les activités productives qui n’ont pas pu se développer.
🔴 Investir demande des règles, pas seulement des invitations
L’Indice de liberté économique 2026 de Heritage Foundation classe le Burundi 170ᵉ au monde, avec 40,2/100, dans la catégorie des économies « réprimées ». Le score progresse légèrement par rapport à 2025. Cet indicateur reflète une conception favorable à l’économie de marché et ne saurait, à lui seul, définir une politique de développement.
L’ancien Doing Business 2020 situait déjà le pays 166ᵉ sur 190 économies. Il s’agit d’un repère historique, la Banque mondiale ayant arrêté cette publication en 2021.
L’enjeu concret reste celui de la prévisibilité. Une entreprise peut supporter des coûts connus et calculer un risque commercial. Elle investit plus difficilement lorsqu’elle ignore si elle pourra payer son fournisseur, alimenter ses machines ou faire respecter ses contrats.
Les annonces d’investissement doivent, dès lors, être distinguées des capitaux effectivement engagés, puis des équipements mis en service. Un engagement financier n’est pas encore une usine ; une usine inaugurée n’est pas encore une activité rentable et durable.
🔴 Les libertés publiques participent au contrôle de l’économie
Freedom House attribue au Burundi 13/100 en 2026, contre 15/100 en 2025, et le maintient parmi les pays « non libres ». RSF le classe 119ᵉ sur 180 en 2026, contre 125ᵉ en 2025 : une progression à relever, malgré les difficultés persistantes de la presse.
Ces indicateurs ne démontrent pas une relation automatique entre libertés et richesse. Ils éclairent néanmoins une fonction économique essentielle : la possibilité de détecter et de contester les mauvaises décisions.
Un marché surévalué, un chantier inutilisable ou une pénurie mal gérée coûtent davantage lorsqu’aucune information indépendante ne permet d’en établir les causes. Le contrôle parlementaire, les audits, la presse et la société civile peuvent contribuer à corriger ces défaillances.
La question dépasse donc l’image internationale du pays. Elle concerne sa capacité à apprendre de ses erreurs et à empêcher qu’elles deviennent des dépenses permanentes.
🔴 Agriculture et infrastructures : les fondations avant les ambitions
Selon le FMI, 85 % de la main-d’œuvre travaille dans l’agriculture de subsistance. En septembre 2026, FEWS NET avertit que les pénuries d’engrais, après avoir affecté les saisons B et C, menacent la prochaine saison A. Plusieurs denrées restent de 10 à 50 % plus chères que leurs moyennes quinquennales.
Cette concentration de l’emploi signifie qu’une hausse durable des rendements et des revenus agricoles pourrait toucher largement la population. À l’inverse, négliger les intrants, le stockage et l’accès aux marchés fragilise simultanément l’alimentation, les revenus ruraux et les débouchés des entreprises.
L’énergie illustre une autre distinction essentielle. Le FMI relève une production électrique multipliée par six depuis 2020, tandis que la Banque mondiale situe l’accès à l’électricité à 20,1 % de la population en 2024. Ces données portent sur des périodes différentes, mais rappellent qu’une capacité de production accrue doit être accompagnée de réseaux et de raccordements.
Dans l’eau, le financement de 80 millions de dollars approuvé en décembre 2025 vise notamment à élargir l’accès à 615 000 personnes. Le résultat devra se mesurer au service effectivement reçu.
La valeur économique d’une infrastructure dépend de son fonctionnement, de son entretien et de son utilisation. Une route doit permettre d’acheminer les récoltes ; un réseau doit alimenter les activités. Le montant investi ne suffit pas à prouver l’utilité obtenue.
🔴 Une croissance qui doit encore devenir un mieux-vivre
La Banque mondiale estime la croissance à 4,2 % en 2025 et relève une inflation passée de 45,5 % en avril 2025 à 8,4 % en août 2026. Ces améliorations sont réelles et doivent être reconnues.
Elles ne signifient toutefois ni un retour des prix à leur niveau antérieur ni une hausse équivalente du revenu de chaque habitant. Une croissance répartie sur une population en augmentation laisse moins de gains individuels ; sa concentration dans quelques activités peut aussi limiter sa diffusion.
Le développement humain rappelle l’ampleur du retard : dans le rapport 2025 du PNUD, fondé sur les données de 2023, le Burundi se classe 187ᵉ sur 193, avec un indice de 0,439. La scolarisation moyenne des adultes atteint 3,5 années.
La santé et la formation sont à la fois des résultats du développement et des conditions de sa poursuite. Une économie ne peut durablement monter en productivité si une grande partie de sa population reste privée des moyens d’apprendre, de se soigner et de travailler dans de bonnes conditions.
🔴 Vision 2040–2060 : le calendrier ne fait pas la trajectoire
La Vision officielle prévoit une économie compétitive, une amélioration des conditions de vie et une réduction des inégalités. Elle reconnaît elle-même la nécessité de transformer la gouvernance et de piloter les politiques à partir de résultats mesurables.
Mais la Banque mondiale prévoit 4,2 % de croissance en 2026, puis 4,7 % en moyenne en 2027–2028, avec une pauvreté encore estimée à 73,1 % en 2028. Ces prévisions ne déterminent pas l’avenir jusqu’en 2040. Elles montrent néanmoins que l’accélération nécessaire n’est pas encore établie.
La trajectoire actuelle ne suffit donc pas à rendre crédible l’émergence annoncée pour 2040. Cela ne signifie pas que tout changement soit impossible. Cela signifie que l’objectif exige une rupture de rythme, de productivité et d’efficacité publique dont il faut pouvoir identifier les moyens.
Pour 2060, un verdict définitif serait imprudent. Mais repousser l’horizon ne résout pas les obstacles présents. Chaque année de sous-investissement dans la formation, d’entretien différé ou de production empêchée rend le rattrapage plus exigeant.
La crédibilité de la Vision se vérifiera dans des étapes publiques et contrôlables : financements mobilisés, projets achevés et fonctionnels, exportations diversifiées, emplois productifs, progression des revenus réels et recul de la pauvreté.
Une chimère ? Pas nécessairement. Une promesse insuffisamment étayée par les résultats actuels ? Oui. Sans changement profond, le risque est que l’ambition reste un discours d’avenir alors que les contraintes continuent de se reproduire au présent.
L’émergence ne se mesurera pas au nombre de fois où 2040 est invoqué. Elle se constatera lorsque produire deviendra plus prévisible, demander des comptes plus effectif et vivre de son travail moins incertain. #Pauvreté #Vision2040 #Vision2060 #Gouvernance #Corruption #Transparence #Redevabilité #LibertéDeLaPresse #DroitsHumains #PouvoirDAchat #Développement
#FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours
La Rédaction
#Burundi : une République pour tous, un pays pour quelques-uns ?
#FocodeMagazine | 26 octobre 2026
Congrès citoyen n° 44 — Émission du dimanche 25 octobre 2026
L’appartenance au CNDD-FDD serait-elle devenue la condition pour être reconnu comme un citoyen à part entière ? Réunis dimanche 25 octobre sur X à l’invitation du FOCODE, Innocent Muhozi, Pierre Célestin Ndikumana et Pacifique Nininahazwe ont dénoncé les discriminations et les exclusions qui, selon eux, fragilisent l’égalité des chances, la justice sociale et la cohésion nationale au Burundi. Trois parcours, une même affirmation : aucun parti ne peut confisquer l’appartenance à la nation.
À l’ouverture de l’émission, les animateurs diffusent un enregistrement audio dans lequel Révérien Ndikuriyo, secrétaire général du CNDD-FDD, affirme que son parti est le Burundi. Cette assimilation du parti à la nation donne d’emblée le ton du débat. Les non-membres se trouvent ainsi renvoyés, soulignent les intervenants, au rang de personnes à surveiller et à combattre.
Organisée sur X Space et annoncée à 18 heures, heure de Bujumbura, cette 44ᵉ édition du #CongrèsCitoyen était animée par les journalistes et co-hôtes Alice Hakizimana et Gilbert Niyonkuru. Son thème, « Burundi : une République pour tous ou pour quelques-uns ? », plaçait au centre des échanges les discriminations et les exclusions, ainsi que leurs conséquences sur la vie collective.
L’enregistrement de Révérien Ndikuriyo en fournit le point d’entrée : lorsque le parti se présente comme le pays, quelle place laisse-t-il à ceux qui ne partagent pas ses convictions ?
🔴 Burundais, malgré l’exil
Pour les trois invités, cette interrogation rejoint une expérience personnelle. Contraints à l’exil, ils dénoncent des condamnations injustes prononcées sans qu’ils aient pu se défendre et récusent la qualification d’« ennemis du pays » que leur attribue le régime.
Tous opposent à cette désignation une même réponse : nul ne peut leur retirer leur qualité de Burundais.
Pierre Célestin Ndikumana, ancien député et ancien président du groupe parlementaire de la coalition Amizero y’Abarundi, revient sur sa fuite en 2018, avant l’achèvement de son mandat. Son témoignage ouvre sur les exclusions dont il affirme que les membres du CNL restés fidèles à Agathon Rwasa sont victimes. Face à cette situation, il insiste sur la nécessité de réunir les forces qui aspirent au changement.
Innocent Muhozi, directeur de la Radio-Télévision Renaissance, élargit cette responsabilité à l’ensemble des citoyens. Il souligne le rôle que chaque Burundais doit jouer et insiste sur les caractéristiques du changement recherché. La question concerne donc aussi bien les acteurs de cette transformation que le projet qu’ils entendent porter.
🔴 Une justice dont les invités dénoncent la sélectivité
Les échanges abordent ensuite les institutions et les secteurs où les intervenants observent les pratiques d’exclusion les plus marquées. Ils dénoncent les discours de division propagés par le pouvoir et interrogent les différences de traitement devant la justice.
Pourquoi certains auteurs de messages dénigrant une communauté ethnique sont-ils sanctionnés, tandis que d’autres pourraient proférer des injures sans être inquiétés ? À travers cette question, les invités mettent en cause une répression qu’ils jugent sélective.
L’emploi du terme « Abahima » par des responsables et des Imbonerakure retient particulièrement leur attention. Ils en dénoncent la charge méprisante et les divisions qu’il entretient. Le président Évariste Ndayishimiye est directement mis en cause : les intervenants le présentent comme une figure incarnant les pratiques d’exclusion décrites au cours de l’émission.
Leurs critiques portent ainsi autant sur les propos tenus que sur l’absence de sanctions qu’ils déplorent à l’égard de certains de leurs auteurs.
🔴 Pouvoir politique et emprise familiale
Pacifique Nininahazwe, président du FOCODE, aborde également la place des épouses de chefs d’État dans l’exercice du pouvoir. Il établit un parallèle entre Angeline Ndayishimiye et plusieurs figures étrangères, en distinguant deux formes d’influence : la constitution d’un cercle familial au cœur de l’État et l’accaparement des ressources économiques.
Il cite d’abord Agathe Habyarimana et l’« Akazu » au Rwanda. Selon son analyse, l’installation de ses frères et de ses proches à des postes stratégiques avait permis à ce cercle familial d’acquérir une emprise déterminante sur le chef de l’État.
Il évoque ensuite Grace Mugabe au Zimbabwe, Leïla Ben Ali en Tunisie et Imelda Marcos aux Philippines. Il leur attribue une volonté de contrôler des secteurs de l’économie nationale, doublée de dépenses vestimentaires somptuaires puisées dans les ressources de pays pauvres.
Dans cette lecture politique, Pacifique Nininahazwe estime que la soif de pouvoir et l’avidité de ces épouses ont contribué à la chute de leurs maris. Le parallèle lui sert à mettre en garde contre la concentration des responsabilités et des richesses au sein des familles dirigeantes.
🔴 Pierre Claver Mbonimpa appelle à remobiliser les Burundais
Prenant également la parole, Pierre Claver Mbonimpa appelle les Burundais établis à travers le monde à faire de nouveau entendre leur voix. Le défenseur des droits humains préconise, partout où cela est possible, des manifestations pour exprimer leur détresse et faire connaître à la communauté internationale la situation que traverse leur pays.
Cette intervention prolonge les appels à l’action formulés au cours de l’émission. Pierre Célestin Ndikumana insiste sur le rapprochement des forces de changement ; Innocent Muhozi, sur la responsabilité de chaque citoyen ; Pierre Claver Mbonimpa, sur la mobilisation publique.
Au terme de ces échanges, une conviction rassemble les invités : l’exil, le désaccord politique ou le refus d’adhérer au parti au pouvoir ne sauraient faire d’un Burundais un étranger à son propre pays. #CongrèsCitoyen #BurundiPourTous #ÉgalitéDesChances #JusticeSociale #CohésionNationale #NonAuxDiscriminations #NonÀLExclusion #DroitsHumains #DemocratieDirecte
👉Ecouter l'intégralité de l'émission en passant par ce lien : youtu.be/LVQQKld0Q68?si=Eb7A…
#FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours
La Rédaction
Busangana : abanyagihugu bagumutse, bariko biyamiriza amanyanga ari mw’itangwa ry'ifumbire.
Aha ni Busangana muri komine Matongo y’ubu. Ananyagihugu bazibiye ibarabara rikuru (RN1). Imodoka zivuye i Bujumbura ntizirengana ngo ziduge mu Kayanza, iziriko zimanuka i Bujumbura nazo nyene ni uko nyene. Uruja n'uruza rwahagaze, haboneka umurongo muremure w’imiduga.
Aba banyagihugu bavuga ko bari bararitswe gutora ifumbire yabo. Bahageze natangaye uwarihiye ibiro 16 bamuha ibiro 12. Abanyagihugu banse kwemera ubwo busuma n’ako karenganyo.
Turabandanya gukurikira...
🔴 Rugezi / Kuwihene : haraye hasubiriye intambara ikomeye. Colonel Jeconias Nihorimbere yaraye ananiwe.
Aka gasozi Kuwihene mu bice vya Rugezi (utera wegera Minembwe muri Sud-Kivu) gashobora kuzohitana abasirikare batari bake b'Uburundi. Twaheruka kubaha amakuru y'intwazangabo z'Uburundi Capitaine Barutwanayo Sylvestre na S/Lieutenant Nkunzimana Désiré zahaguye mu mpera z'ukwicenda (29-30.9.2026) co kimwe n'abandi basoda batari bake, bamwe ibiziga ntivyanabonetse. Ico gihe abasoda b'Uburundi bari bafashe ako gasozi. Bukeye, M23/Twirwaneho yaragarutse irakisubiza, ari naho hapfiriye hanakomerekera abasirikare batari bake.
Ejo haheze vyaraye bisubiriye kuba. Isaha zibiri z'igitondo abasoda b'Uburundi barafashe Kuwihene. Intsinzi yamaze amasaha umunani gusa. Amasoko yacu mu gisirikare yagize ati :
"Ejo haheze, Kuwihene abasoda barasubiye kuhafata mu masambiri y'igitondo (8h). Sakumi (16h), haje contre-offensive isara ya FRN. FARDC ica izikubita ku rutugu irahunga, abasoda b'Uburundi baca barakwirikira."
🔴 Colonel Jeconias Nihorimbere yari yahishikiye.
Aya makuru avuga ko umukuru w'ingabo z'Uburundi ziri muri RDC, Colonel Jeconias Nihorimbere, yari yarahiye ko uru rugamba ategerezwa kurutsinda. We nyene yari yahishijiye, yari amaze imisi itatu ahitwa Rugezi. Yarazi ko atahana intsinzi iboneka, maze mu mwaka uza akambara ipete rya Général de brigade. Yahora ata ishavu ku batwara ama bataillons ngo nibo batagwana, hamwe akabagiriza gukorana na M23. None vyaraye bimwinaniriye.
Ya masoko yacu mu gisirikare agira ati : "Jeconias yahora Rugezi imisi itatu kwipangira urugamba. Ubu ntawuzi icazongera kuvuga, yavuyeyo amaramara."
🔴 Abasoda babandanya kuvuga ko badatahura ivyo barimwo muri iyi ntambara, na rirya FARDC bagiye gufasha yo nyene idashaka kugwana. Bidogera ingene bafatwa nabi, baheraniwe amezi menshi, mbere batakironka n’ayo bita ikibaro abafasha kubaho mu bizima bwa misi yose. Abasoda b'Uburundi baravuga ko baruhijwe n’intambara batabona iyo iva n’iyo ija bakama bariko baratsindwa. Bakeneye gutaha.
🔴 Uburundi buracari ubw'Abarundi bose canke bwahindutse ubw'aba CNDD-FDD gusa ?
Iki kiganiro ca FOCODE caraye kivugiwemwo ibintu bitari bike vyerekana ikumira intwaro ya CNDD-FDD yagarukanye mu Burundi. Ikiganiro cuguruwe n'ijambo rya Reveriyano Ndikuriyo, umunyamabanga mukuru wa CNDD-FDD yivugira ko uwo mugambwe aribwo Burundi, abatawurimwo bagahinduka abo gucungwa no kwivunwa. Abatumire bose basanzwe batarekuriwe kuba mu Burundi kubera imanza z'akarenganyo baciriwe bataburanye, intwaro ikabita abansi b'igihugu. Bose uko ari batatu baravuze ko ata n'umwe yoshobora kubambura kwitwa Abarundi.
Abatumire baragarutse ku nzego n'ibisata bitandukanye bibonekamwo ikumira kurusha ibindi, bariyamirije inyigisho zicanishamwo abarundi zitangwa n'ubutegetsi, barabaza impamvu mu butungane hahanwa bamwe gusa iyo basohoye ubutumwa buvuga nabi ubwoko kanaka hakaba abandi batukana ivyo bashatse vyose ntibakorweko. Ikiganiro caragarutse ku mfobeko iri mu kugene ijambo "ABAHIMA" rikoreshwa mu batwara Uburundi no mu mbonerakure. Ikiganiro caratumye urutoke ku mukuru w'igihugu Evariste Ndayishimiye nk'uwuhagarariye bimwe biboneka ikumira riri mu Burundi.
Hon Pierre Célestin Ndikumana yahoze arongoye umurwi w'abashingamateka b'urunani Amizero y'Abarundi yaragarutse ku kugene yahunze muri 2018 adahejeje ikiringo, aravuga kw'ikumirwa rikorerwa aba CNL bayoboka Agathon Rwasa, aranashimika ku runani rukenewe hagati y'abakeneye impinduka mu Burundi.
Umuyobozi wa Tèlé-Renaissance, Innocent Muhozi, yarashimitse ku ruhara Abarundi bose bategerezwa kugira mu mpinduka, arashimangira ku vyoranga iyo mpinduka. Mutama Petero Karaveli Mbonimpa yarafashe ijambo ahamagarira Abarundi mu mihingo yose y'isi ko bosubira gusemerera, aho bishoboka bagakora imyiyerekano y'akababaro kugira isi yose imenye ibihe Abarundi barimwo.
Umukuru wa FOCODE yagereranije Angeline Ndayishimiye n'imirwi ibiri y'abakenyezi b'abakuru b'ibihugu bakwegeye ibihugu vyabo :
- Agathe Havyarimana yari yubatse AKAZU mu Rwanda maze basazawe n'incuti ziwe azishira mu bibanza bihambaye vy'igihugu basigara aribo bagaba umukuru w'igihugu ;
- Grâce Mugabe muri Zimbabwe, Leila Ben Ali muri Tunisia na Imelda Marcos muri Philippines bari bafise inyota idasanzwe yo kwigarurira ibisata vy'ubutunzi bw'igihugu, bakarmarira amafaranga y'ibihugu bikenye mu myambaro izimvye cane.
Inyota y'ubutegetsi n'umwina w'ubutunzi vy'aba bakenyezi vyakweze itembagara ry'abagabo babo.
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🔴 Ikiganiro cavugiwemwo amabanga menshi. Mugisanga kuri Youtube ya FOCODE : youtu.be/LVQQKld0Q68?is=8Ea4…
Muri RDC, abasirikare b'Uburundi basubiriye gutabaza inyuma y'amezi badahembwa !
Umwe muri bo yagize ati :
"Hano, muri ino misi ni agahengwe.
Ubukene bw'impuzu zo kwambara nibwo buturembeje. Aho ndavuga udupira cane cane, aho usanga n'uwufise umwambaro w'igisoda awambara ata gapira kari musi. Ivyo rero bituma abasoda twambara nabi kuko usanga harimwo abambaye nk'abawazalendo : usanga nk'umusoda yambaye impuzu y'igisoda imwe, dufate nk'ipantalon hejuru naho ugasanga yambaye agapira ka civile. Ni ibintu usanga bibishe kuraba ku basoda bafise ababatwara kandi bari muri mission izwi n'igihugu.
Ubundi bukene buhari ni ubw'amafaranga. Vy'ukuri abasoda turi ino turakenye. Ariko dukenye tutategerezwa gukena kuko turafise amafaranga twandikiwe buri kwezi : amwe yo kwifashisha twita #IKIBANGO. Ayo ntituzi ngo yagiye hehe. Ubwambere aba chef batuma batubesha tukaguma twizeye yuko agire aze. Ariko ubu hoho, ico kintu ntanuwukivuga. Ivyo biri uko mu gihe umu officier wese ari ino buri kwezi ahabwa 100 dollars. Ayo rero ni ayo bahabwa, ayo bakura mu bindi ntarimwo ngaho, kuko bobo bayakura henshi kandi mu vyandikiwe abasoda.
Hari umugenzi twigeze kuyaga ambwira ko mu Burundi ahari État-major ya division TAFOC huzuye amasabune ya liquide, ariko ntawe turumva bazihaye ino. Namba ari iziwacu vy'ukuri bozituzanira tukazironka kuko kuronka isabune ntivyoroshe.
Mwomenya ko harimwo abasoda bamaze amezi 6 badahembwe kuri compte, ata n'ikibango baronse. Hari n'abagire bakwize umwaka wose icitwa ikibango batazi icarico. N'ubu turiko twiyumvira ntidutahura impamvu hari ibintu vyacu tudahabwa n'ukuntu ubuzima bwino butatworohereza. Mubishire ahabona, burya kuva tukiri muri Nord-Kivu mwaradutabaye kenshi. Iyo muvuze turabona impinduka. Murakoze."
Uburundi buracari ubwa twese koko ?
Uyu twumva muri ano majwi y’Urwanko yitwa Bahaminyakamwe Onesphore batazira Rukangabana. Aba ku mutumba Bukeye, zone Nyanza, komine Nyanza mu ntara ya Burunga. Yamuka i Bubanza aba i Nyanza kuva mu 1994.
Rukangabana avuga ko yipfuza uwomuha inkoho ihonya abahima bose be n’abahutu bose bakorana n’abahima. Abo bose arabatuka, akavuga ko atari abarundi.
Iyi mvugo ntayisangije. Imvugo z'urwanko zireze, mbere hariho n'imbuga za Facebook, Twitter, Youtube na Tiktok zihembwa n'iperereza ry'Uburundi kugira zibandanye kwigisha urwanko.
Ubu mu Burundi hariho ubwoko birekuwe gutuka ibitutsi vyose bishoboka, hakaba n'ubundi wandika muri groupe whatsapp ugaca ufatwa ugapfungwa !
Amajwi n'amasanamu tuyakesha urubuga : Umuhinga Yigenga.
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Mu kiganiro FOCODE yabateguriye kuri uno mugoroba turagaruka cane kw'ikumira n'ivangura biri mu Burundi.
Ikiganiro gitangura isaha icumi na zibiri (18h), gica ikibiriraho kuri Twitter(ariyo X), turakibasangiza kuri Facebook.
Uburundi buracari ubwa twese koko ?
Uyu twumva muri ano majwi y’Urwanko yitwa Bahaminyakamwe Onesphore batazira Rukangabana. Aba ku mutumba Bukeye, zone Nyanza, komine Nyanza mu ntara ya Burunga. Yamuka i Bubanza aba i Nyanza kuva mu 1994.
Rukangabana avuga ko yipfuza uwomuha inkoho ihonya abahima bose be n’abahutu bose bakorana n’abahima. Abo bose arabatuka, akavuga ko atari abarundi.
Iyi mvugo ntayisangije. Imvugo z'urwanko zireze, mbere hariho n'imbuga za Facebook, Twitter, Youtube na Tiktok zihembwa n'iperereza ry'Uburundi kugira zibandanye kwigisha urwanko.
Ubu mu Burundi hariho ubwoko birekuwe gutuka ibitutsi vyose bishoboka, hakaba n'ubundi wandika muri groupe whatsapp ugaca ufatwa ugapfungwa !
Amajwi n'amasanamu tuyakesha urubuga : Umuhinga Yigenga.
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Mu kiganiro FOCODE yabateguriye kuri uno mugoroba turagaruka cane kw'ikumira n'ivangura biri mu Burundi.
Ikiganiro gitangura isaha icumi na zibiri (18h), gica ikibiriraho kuri Twitter(ariyo X), turakibasangiza kuri Facebook.
🔴 Uburundi buracari ubw'Abarundi bose canke ni ubw'aba CNDD-FDD gusa ?
Ikiganiro FOCODE yabateguriye kuri uno mugoroba kiragaruka ku kugene inzego z'igihugu zitera zigirurirwa n'umugambwe umwe, ikumirwa rikorwa mu bice vy'ubuzima bw'igihugu rigafatira ku bwoko, ku migambwe, ku ntara no ku bindi. Mu buzi bwa Leta, kuronka akazi canke kuduzwa bihagaze cane ku mugambwe kurusha ubumenyi n'ubukerebutsi. Ivyaha vya kahise ntibivugwa kumwe kuri bose, ubutungane bufise abo buhana n'abo budakorako. Amasoko ya Leta afise beneyo n'abandi bayakumirwamwo. Noneho umunyamabanga mukuru wa CNDD-FDD aratomora neza ko uwo mugambwe ariwo gihugu !
Turaza kubona ulo ikumira ryifashe mu Burundi muri kino gihe be n'aho ririko rirajana igihugu. Kaza kuba n'akanya ka FOCODE ko gutanguza isekeza "Burundi Bwacu" rigiye gukora ku bibazo vy'ikumira mu Burundi.
🔴 TUBIGANIREKO
Ikiganiro kiza kuba kuri uyu mugoroba (25.10.2026), guhera isaha icumi na zibiri (18h) ku masaha y'Uburundi. Kiza guca ikibiriraho kuri Twitter (X) ya FOCODE, mu buryo bwa Space. Kirongera gice no kuri Facebook ya FOCODE.
Abari i Bulaya mwibuke ko isaha yanyu yahindutse, ubu mwatanguye heure d'hiver, mushobora kuza gucerwa isaha yose hamwe mutoraba neza.
Abatumire ni batatu :
1. Hon. Pierre-Célestin Ndikumana yahoze ari umushingamateka ;
2. Innocent Muhozi arongoye Televiziyo Renaissance ;
3. Pacifique Nininahazwe arongoye ishirahamwe FOCODE.
Kiremeshwa n'abamenyeshamakuru Gilbert Niyonkuru na Alice Hakizimana.
🔴 Abavyipfuza baraza kwunganira abatumire canke nabo bababaze utubazo twabo.
Turabahaye ikaze !














