Must see.
C'est un village chrétien de Cisjordanie qui est en danger de mort.
Taybeh.
Il faut encore en parler.
youtube.com/watch?si=Lpqc_b9…
Julien Auriach retweeted
A quelques mois de la présidentielle... cela va faire du bruit (et c'est potentiellement très bien comme ça, si c'est bien fait).
Julien Auriach retweeted
Sciences Po laisse tomber un pilier de Parcoursup : remplacer le bac par les notes de l'année. J'annonce cette voie sans issue depuis des années.
Le problème de Parcoursup n'est pas le principe général de sélection, ou alors on veut vivre dans une société où nous aurions pour chirurgien quelqu'un qui a juste décidé lui-même qu'il le serait à 18 ans.
Le problème est que Parcoursup a flingué la qualité de la mesure du niveau. Je repense à toutes ces réactions satisfaites alors, du ministre aux associations de parents d'élève en passant par certains milieux syndicaux, comme autour de la CFDT. Le contrôle continu est plus doux, pensez au stress des jeunes, etc. Ils ont cherché à supprimer le bac sans l'annoncer.
Bilan ? On n'a jamais eu des jeunes aussi stressés face aux contrôles toute l'année. On n'a jamais eu de relations aussi conflictuelles entre usagers et professeurs, tant chaque note est vécue comme une condamnation. On n'a jamais eu des notes autant enflées, tant chaque professeur veut aider le jeune qu'il a face à lui. En localisant l'évaluation et en la rendant permanente, les règles du jeu encouragent le mensonge institutionnel et découragent l'apprentissage réel.
Je l'ai ressenti l'année dernière à l'école de droit de la Sorbonne. Quand Parcoursup a d'abord été mis en place, la fac y a trouvé son compte : en choisissant parmi un nombre immense de demandes, le niveau était meilleur. Mais même dans une formation demandée aujourd'hui, le niveau a baissé en L1. Pourquoi ? Parce que les notes n'ont plus aucun sens. Tout le monde a plus de 16, qu'il ait un professeur exigent ou un enseignant angéliste. Le tri n'est plus possible. Et l'on va retrouver le problème que l'on avait avant : des étudiants viendront et se prendront le mur d'exigences qui ne baisseront pas dans toutes les formations.
En une phrase simple, la solution est vraiment affaire d'organisation. Il faut que l'arbitre (celui qui note) ne soit pas le coach (celui qui enseigne). C'est le principe qui peut sauver la qualité du service.
Si on tarde trop, tous les élèves brillants vont de plus en plus détester l'école, préférer l'IA et en vouloir face à leur orientation subie.
Julien Auriach retweeted
Que l'ADMD soit l'aboutissement parfait de l'utilitarisme n'est pas surprenant.
Que la gauche française se prosterne devant cette association l'est, théoriquement et politiquement, un peu plus.
Mais la gauche française est-elle encore de gauche ?
Julien Auriach retweeted
Communiqué du Front de Gauche Antivalidiste
Mercredi 15 juillet, les député'es ont définitivement voté la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté.
Comme à chaque scrutin, les voix contre ont gagné du terrain passant de 41.3%, le 30 juin, à 43%, le 15 juillet,
Entre le valide et l’invalide, entre le jeune et le vieux, entre le productif et l’improductif, c’est la dépénalisation de l’euthanasie qui oppresse, et sa répression qui apaise...
(remake de Lacordaire, puisque chacun y va de ses références de gauche...)
Le débat sur la fin de fin a été de qualité et a fait honneur à la vie démocratique et parlementaire. Je veux saluer notamment les arguments déployés par des élus de gauche opposés au texte, comme @PotierDominique @LisaBelluco @stephane1peu notamment dans la solide tribune ci-dessous.
Leur inquiétude se cristallise autour de cette assertion :
« Nous savons que l’adoption du droit à mourir se traduira implicitement par une fragilisation du déploiement des soins palliatifs et plus largement par celle des politiques publiques de solidarité du grand âge et du handicap.
Lors des débats, j’ai souvent porté une préoccupation analogue, cohérente avec mon engagement pour un accompagnement digne de toutes les vulnérabilités.
En tant qu'homme de gauche profondément attaché à la République sociale, je partage le diagnostic lucide sur les fragilités de notre société : notre système de santé est abîmé, les déserts médicaux sont une réalité, et la solitude des plus vulnérables est un scandale démocratique.
Pourtant, là où ils voient dans l'aide à mourir une « fiction libérale », j'y vois une ultime étape d'émancipation. Mais cette liberté ne peut s'exercer que si nous combattons fermement le risque qu'elle devienne un choix par défaut.
Pour la gauche progressiste, la liberté n'est pas seulement l'absence de contraintes, elle est le pouvoir de choisir sa vie et, in fine, les conditions de sa fin de vie.
Même les soins palliatifs que je défends sans relâche, se heurtent parfois à des impasses thérapeutiques ou à une détresse existentielle globale que la sédation profonde ne résout pas toujours de manière satisfaisante pour le patient.
C’est ici que je rejoins pleinement l'inquiétude de la tribune. L'aide à mourir ne doit en aucun cas servir de variable d'ajustement à un État qui renoncerait à ses devoirs de solidarité.
Ma ligne rouge est claire et inchangée. On ne peut pas offrir la mort à quelqu'un à qui la société n'offre plus les moyens de vivre dignement.
Mais je diverge sur un point : c’est précisément parce que l’aide à mourir existera que les gouvernants et législateurs votant les budgets n’auront d’autres choix que de renforcer cet accompagnement des vulnérabilités. Notre responsabilité collective est donc immense sur deux fronts majeurs : le déploiement inconditionnel des soins palliatifs ; des politiques publiques ambitieuses , mais vraiment, sur les vulnérabilités (par exemple une loi pour garantir le droit à vieillir dans la dignité).
Articuler Liberté, Égalité et Fraternité dans ce débat, c'est refuser l'opposition stérile entre partisans du soin et partisans de l'autonomie.
La vraie grammaire républicaine consiste à garantir l’égalité d'accès aux soins pour que le choix de l'aide à mourir soit un choix purement libre, et non la conséquence d'une défaillance de l'État. C’est par cette double exigence -ouvrir un droit nouveau tout en blindant le modèle social qui protège les plus faibles- que nous honorerons notre idéal de fraternité.
Puisque les auteurs de cette tribune invoque intelligemment les « socialistes fraternitaires »de 1848, je termine par un de ceux-là :
« La liberté consiste non pas seulement dans le droit accordé, mais dans le pouvoir donné à l'homme d'exercer, de développer ses facultés, sous l'empire de la justice et sous la sauvegarde de la loi.
Louis Blanc
lemonde.fr/idees/article/202…
Julien Auriach retweeted
📝Ce lundi matin, les élèves de terminale passaient l'épreuve écrite de philo. Julien Auriach, professeur agrégé de philosophie dans la métropole lyonnaise a lui aussi planché. Et propose des corrections pour les trois sujets de la voie générale.
➡️ l.leprogres.fr/yu7
Comment fabrique-t-on le consentement à mourir des 𝙫𝙞𝙘𝙩𝙞𝙢𝙚𝙨 de l'euthanasie ?
Pardon, des 𝑷𝑨𝑻𝑰𝑬𝑵𝑻𝑺.
Merci à @LaCroix d'avoir publié ce texte qui répond à cette question ! (Disponible en libre accès)
🔗 la-croix.com/a-vif/loi-sur-l…
Et pour poursuivre la discussion sur l'euthanasie, prétendument "souillée par les nazis" (O. Falorni, 17 mai dernier, à l'@AssembleeNat ) :
xitter.gq/JAuriach/status/179174…
#FinDeVie L’euthanasie a-t-elle été « souillée » par les nazis, comme le prétend @OlivierFalorni en commission sur l’« aide à mourir » ? 🧐
Dansons sur le point Godwin.
THREAD 1/24 🧵
Euthanasie : « La vie n'est pas sacrée » ?
Ce slogan est dangereusement faux.
Dangereux parce qu'éroder le respect pour la vie humaine est un préalable au pire.
Faux parce que la sacralité LAÏQUE de la vie est défendue par Badinter et le bloc de constitutionnalité.
🧵⬇️ (1/19)
"Donner la mort n’est pas un soin", "on va euthanasier les vieillards", "les soignants vont être obligés de tuer", "la vie est sacrée", "si on dotait mieux les soins palliatifs, plus personne ne voudrait mourir", "si quelqu'un exprime le souhait de mourir, c'est qu'il n'est pas libre..." etc.
Ce qui frappe dans le débat sur la fin de vie, c’est la faiblesse des arguments qui sont opposés aux partisans de la mort volontaire.
Un gloubi-boulga de valeurs absolues et de leçons de morale, qui culminent dans une hypocrisie supérieure : "si vous voulez vraiment mourir, faites-le discrètement, je ne veux pas le savoir…"
Toujours en quête d’un adversaire enfin consistant sur cette question, @franctireurmag vous propose désormais de retrouver, en accès libre et indéfiniment, un dossier sur la mort volontaire (et les indéracinables préjugés de ses opposants). 👇🏿
franc-tireur.fr/fin-de-vie-l…
Si jamais vous rendez compte que vous êtes dans le mauvais camp, que vous êtes plus ami de l'humanisme et de la justice sociale que de l'ADMD, n'hésitez pas à rejoindre collectif-jabs.fr/index.html .
PS : j'ai bien qd mm aimé d'autres numéros de @Franctireur, merci pour ça !
(19/19)
















