Educator in lean/system thinking/digitalisation. #IA #ML - Rock and Alternative🤘- Apprentice of Deming - 🚵🏻‍♂️🏃🏻 addict

Europe
Joined March 2012
En 2018, pendant que Kai-Fu Lee publiait IA : la plus grande mutation de l’histoire et décrivait, avec une précision presque gênante, comment l’intelligence artificielle allait déplacer la valeur du travail vers le capital, comprimer les salaires et redistribuer le pouvoir à ceux qui contrôlent les données et les modèles, Bruno Colmant, lui, était occupé à nous rassurer. Il nous expliquait, avec la sérénité de celui qui a déjà fait les comptes, que l’endettement public n’était pas le drame qu’on imaginait. Que les taux bas rendaient l’exercice presque indolore. Que la dette pouvait même se lire comme une forme élégante de solidarité intergénérationnelle. Qu’il fallait surtout ne pas céder à la panique. Huit ans plus tard, le même homme nous confie, avec un mélange touchant de modestie et de stupéfaction, que son dernier essai est « prophétique ». Le livre n’est même pas encore en librairie. Mais Colmant a déjà eu le temps de constater, non sans une certaine émotion, qu’il n’avait pas voulu qu’il soit prémonitoire… et que c’était pire : il l’était. On ne peut qu’admirer la performance : se découvrir prophète avant même que quiconque n’ait pu lire le texte, tout en ayant, en 2018, relativisé la dette pendant que d’autres décrivaient déjà la mutation qu’on prétend aujourd’hui avoir vu venir.
« IA : la plus grande mutation de l’histoire » Kai-Fu Lee Pour Kai-Fu Lee, un des premiers investisseurs en IA en Chine/pro régime Chinois, la Chine va être le leader et le grand bénéficiaire de l’#IA. 1/
1
3
6
160
Extrait extraordinaire de l’interview de Mélenchon où il reconnaît bénéficier d’une retraite très généreuse grâce à la capitalisation pour les élus, mais refuse que ce système soit généralisé au peuple. Les communistes vous appauvrissent sciemment.
196
1,898
147
5,769
176,667
Ce n’est plus seulement la vitesse qui change : c’est le rapport entre le rythme des ruptures et notre capacité à les absorber. Les institutions, nos compétences, nos places sociales,,.. bougent encore à l’échelle des années. La technique, elle, avance en mois. Le décalage se creuse en silence.
Pendant très longtemps, les grands changements arrivaient assez lentement pour que les humains aient le temps de les absorber. La roue a transformé le transport et l’agriculture, mais sur des générations. L’imprimerie a bouleversé la diffusion du savoir, puis l’école, la religion et la politique se sont progressivement réorganisées. La machine à vapeur a fait basculer des sociétés entières de la campagne vers l’usine ; ça a été violent, souvent douloureux, mais le basculement s’est étalé sur des décennies. On avait le temps de voir, d’apprendre, de transmettre, de s’organiser autrement. Même Internet, arrivé très vite à l’échelle d’une vie humaine, laissait encore une marge : on pouvait s’y mettre progressivement, expérimenter, rater, recommencer. Aujourd’hui, quelque chose a changé dans le rythme et dans la nature de ce qui change. Ce n’est plus seulement qu’il y a de nouveaux outils. C’est que plusieurs domaines avancent en même temps, très vite, et que certains d’entre eux touchent directement à ce qui nous définit : le langage, la connaissance, la création, le travail intellectuel, la relation aux autres. L’intelligence artificielle, par exemple, ne se contente pas de « faire mieux » certaines tâches ; elle interroge ce que signifie savoir quelque chose, décider, créer, être compétent. Ce sont des changements de paradigme, pas seulement des améliorations. Et ils arrivent empilés les uns sur les autres, dans un monde déjà très connecté où les effets se propagent en mois plutôt qu’en années. Le problème, c’est que notre cerveau et nos institutions n’ont pas été façonnés pour ça. Même quelqu’un de curieux, de volontaire, qui a envie de comprendre et de s’adapter, se retrouve souvent en surcharge. Il ne s’agit plus seulement d’apprendre une nouvelle technique. Il s’agit parfois de remettre en question des compétences dans lesquelles on a investi des années, des façons de penser qu’on croyait solides, des places sociales qui reposaient sur une certaine rareté du savoir. Ça demande de l’énergie, du temps, de la sécurité, …. Or, beaucoup de ces conditions manquent. Les écoles, les entreprises, les administrations, les systèmes de protection évoluent beaucoup plus lentement que la technique. On se retrouve donc seul face à une accélération qu’on sent bien réelle, sans mode d’emploi clair. Dans ce contexte, fermer les yeux devient une réaction très humaine. Ce n’est pas forcément de la bêtise ou du refus obstiné. C’est souvent de la fatigue, de l’incertitude, et parfois de la peur , peur de perdre ce qui nous donne de la valeur, peur de ne plus savoir où l’on se situe, peur de l’inconnu. Le déni ou la minimisation (« ce n’est qu’un outil de plus », « ça va se réguler tout seul ») permettent de continuer à avancer un peu dans le quotidien sans être submergé. C’est compréhensible. Mais est-ce vraiment tenable longtemps ? Jusqu’où peut-on aller en fermant les yeux avant que le décalage ne devienne trop coûteux, individuellement et collectivement ? Et si l’on voulait rester ouverts, de quoi aurions-nous vraiment besoin : du temps, des filets de sécurité, des espaces pour expérimenter, des institutions qui suivent mieux le rythme ? Qu’est-ce qui, pour toi, rendrait cette adaptation moins écrasante ?
4
9
360
Utilisons-nous l’IA pour augmenter nos capacités cognitives ou pour nous substituer à l’effort qui permet de les développer ? Et si l’enjeu n’est pas de choisir entre l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle mais de faire en sorte que la seconde continue à développer la première ? Car au fond, le véritable progrès n’est pas de ne plus avoir besoin de penser. C’est d’avoir davantage de liberté, de connaissances et de moyens pour penser par soi-même.
1
2
12
570
Pendant très longtemps, les grands changements arrivaient assez lentement pour que les humains aient le temps de les absorber. La roue a transformé le transport et l’agriculture, mais sur des générations. L’imprimerie a bouleversé la diffusion du savoir, puis l’école, la religion et la politique se sont progressivement réorganisées. La machine à vapeur a fait basculer des sociétés entières de la campagne vers l’usine ; ça a été violent, souvent douloureux, mais le basculement s’est étalé sur des décennies. On avait le temps de voir, d’apprendre, de transmettre, de s’organiser autrement. Même Internet, arrivé très vite à l’échelle d’une vie humaine, laissait encore une marge : on pouvait s’y mettre progressivement, expérimenter, rater, recommencer. Aujourd’hui, quelque chose a changé dans le rythme et dans la nature de ce qui change. Ce n’est plus seulement qu’il y a de nouveaux outils. C’est que plusieurs domaines avancent en même temps, très vite, et que certains d’entre eux touchent directement à ce qui nous définit : le langage, la connaissance, la création, le travail intellectuel, la relation aux autres. L’intelligence artificielle, par exemple, ne se contente pas de « faire mieux » certaines tâches ; elle interroge ce que signifie savoir quelque chose, décider, créer, être compétent. Ce sont des changements de paradigme, pas seulement des améliorations. Et ils arrivent empilés les uns sur les autres, dans un monde déjà très connecté où les effets se propagent en mois plutôt qu’en années. Le problème, c’est que notre cerveau et nos institutions n’ont pas été façonnés pour ça. Même quelqu’un de curieux, de volontaire, qui a envie de comprendre et de s’adapter, se retrouve souvent en surcharge. Il ne s’agit plus seulement d’apprendre une nouvelle technique. Il s’agit parfois de remettre en question des compétences dans lesquelles on a investi des années, des façons de penser qu’on croyait solides, des places sociales qui reposaient sur une certaine rareté du savoir. Ça demande de l’énergie, du temps, de la sécurité, …. Or, beaucoup de ces conditions manquent. Les écoles, les entreprises, les administrations, les systèmes de protection évoluent beaucoup plus lentement que la technique. On se retrouve donc seul face à une accélération qu’on sent bien réelle, sans mode d’emploi clair. Dans ce contexte, fermer les yeux devient une réaction très humaine. Ce n’est pas forcément de la bêtise ou du refus obstiné. C’est souvent de la fatigue, de l’incertitude, et parfois de la peur , peur de perdre ce qui nous donne de la valeur, peur de ne plus savoir où l’on se situe, peur de l’inconnu. Le déni ou la minimisation (« ce n’est qu’un outil de plus », « ça va se réguler tout seul ») permettent de continuer à avancer un peu dans le quotidien sans être submergé. C’est compréhensible. Mais est-ce vraiment tenable longtemps ? Jusqu’où peut-on aller en fermant les yeux avant que le décalage ne devienne trop coûteux, individuellement et collectivement ? Et si l’on voulait rester ouverts, de quoi aurions-nous vraiment besoin : du temps, des filets de sécurité, des espaces pour expérimenter, des institutions qui suivent mieux le rythme ? Qu’est-ce qui, pour toi, rendrait cette adaptation moins écrasante ?
2
6
1
19
1,175
Croyez-vous encore que le Système votera pour réduire ces dépenses ? Et si personne ne le fait volontairement… que se passe-t-il le jour où les marchés refusent de continuer à financer le déficit ? Les coupes arriveront-elles parce qu’on les aura choisies, ou parce qu’on n’aura plus le choix ? À ce moment-là, qui paiera le prix des années où on a préféré continuer ?
Due to popular demand, below the same data for some other European countries. Finland and Belgium have already crossed the point of no return, where the majority of voters have a vested interest in preventing any meaningful reforms of absurd state spending. Another two countries enjoying the socialist party as long as someone else is willing to finance it. At some point markets will say enough is enough though, like they did with France, and will stop buying their bonds at affordable rates forcing spending cuts. The longer it takes, the more painful the necessary cuts will be. Enjoy the party while it lasts, it won’t last forever.
5
4
27
855
Alors que les Pays-Bas annoncent une réduction de 16 % de leurs fonctionnaires d’ici 2035 (environ 25 000 postes sur 160 000), en s’appuyant notamment sur l’IA, la digitalisation et la simplification, le Service public de Wallonie (SPW) suit une tout autre trajectoire. Entre 2019 et 2025, les effectifs du SPW sont passés de 9 682 à 10 640 agents, soit une hausse d’environ 10 %. Cette progression intervient dans un contexte budgétaire déjà tendu et alors que de nombreux services publics wallons peinent à répondre aux attentes des citoyens et des entreprises. Face à cette croissance, la réponse wallonne consiste à appliquer une norme de remplacement d’environ un départ sur trois. Avec environ 400 départs naturels par an, cela se traduit par une réduction nette d’environ 250 agents annuels. Au total, le plan prévoit une baisse d’environ 889 agents d’ici 2029, soit ~8 %. En clair : on revient grosso modo aux effectifs de 2019… après les avoir d’abord gonflés. Cette « réduction » est d’autant plus dérisoire qu’elle ne repose sur aucun projet ambitieux de gains de productivité via l’IA ou une vraie simplification administrative, contrairement à ce que font les Pays-Bas. Elle se limite à freiner les recrutements pour contenir la masse salariale. Résultat : une hausse bien réelle, suivie d’un recul minimal qui ne change rien au fond. Pendant que d’autres administrations se préparent à faire mieux avec moins grâce aux outils numériques, la Wallonie se contente de revenir à la case départ après une décennie de croissance des effectifs. Une ambition à la hauteur des défis ? Difficile de le croire. @J_Galant @GLBouchez @YVerougstraete
5
21
2
84
3,837
System 🤘 retweeted
Rapide lecture du prospectus S1 d'Anthropic (IPO). C'est décoiffant. Ce business est une machine à imprimer de l'argent. Revenus (ajustés pour kickbacks) de plus de 9 milliards par trimestre, x2 de trimestre en trimestre !!! Cash flow opérationnel déjà positif. (1/2)
1
1
1
157
System 🤘 retweeted
Tocqueville’s paradox: it is in the most equal societies that people find inequalities most intolerable.
56
543
46
2,258
105,763
Et si le vrai risque n’était pas de perdre son emploi, mais de rester coincé dans un poste qui n’a plus de sens et de ne plus avoir les moyens d’en sortir ? L’IA ne remplace pas les gens. Elle rend juste plus visible ce que beaucoup vivent déjà en silence : la valeur d’une personne ne tient plus seulement à ce qu’elle a appris il y a dix ou vingt ans. Elle tient à sa capacité à comprendre une situation nouvelle, à apprendre vite, à juger, à inventer. Quand cette capacité est bloquée par des règles trop rigides, ce n’est plus seulement un problème économique. C’est un problème humain. Beaucoup de gens dans des emplois stables n’y sont pas restés par paresse. Ils y sont restés pour la sécurité, pour leurs enfants, pour ne pas tout reconstruire à 50 ans. On peut le comprendre. Mais il y a une différence entre protéger quelqu’un et l’enfermer. Quand changer de mission, d’équipe ou même partir devient presque impossible, le statut qui devait rassurer commence à peser. L’IA peut alors automatiser des tâches sans que la personne puisse facilement redéployer son expérience ailleurs. On lui retire des outils, sans lui ouvrir de portes. Le paradoxe est là : on investit dans des technologies qui élargissent les possibles, tout en maintenant des organisations qui les restreignent. On parle d’adaptabilité, mais on récompense encore trop souvent l’immobilisme. On forme, mais on rend le changement trop coûteux. Personne ne devrait être traité comme un coût à supprimer. Mais personne non plus ne devrait être condamné à un rôle qui ne correspond plus à rien, simplement parce que le système n’a pas prévu de sortie digne. La liberté d’apprendre et d’agir n’est pas un luxe d’économiste. C’est ce qui permet à quelqu’un de ne pas se sentir piégé ni par une technologie, ni par les règles qui l’entourent. Alors la vraie question n’est peut-être pas « comment protéger les emplois figés », mais : comment aider les gens à ne plus être figés dedans ?
L’intelligence artificielle nous oblige à repenser le capital humain Et si l’intelligence artificielle nous conduisait à revoir notre conception de la richesse humaine ? En 1964, Gary Becker montrait que l’éducation, la formation, l’expérience et la santé pouvaient être analysées comme des investissements dans les capacités productives des individus. Mais l’IA nous invite à prolonger la réflexion : que devient la valeur d’une compétence lorsque son acquisition devient plus facile et que son exécution peut être automatisée ? Il serait prématuré de tirer des conclusions définitives sur l’avenir du travail. Une chose semble néanmoins se dessiner : la valeur économique d’un savoir dépend aussi de sa rareté, de son utilité et de la possibilité de le mobiliser autrement. Faut-il alors mesurer le capital humain uniquement à partir des connaissances accumulées ? Ou faut-il également considérer la capacité à apprendre, à s’adapter et à découvrir de nouvelles possibilités ? Cette question rejoint une intuition de l’école autrichienne : les connaissances sont dispersées, les situations évoluent et les opportunités ne sont pas toutes connues à l’avance. L’individu ne se contente pas d’appliquer un savoir existant ; il peut découvrir des solutions, recombiner des connaissances et poursuivre des objectifs nouveaux. L’IA peut amplifier cette capacité en facilitant l’apprentissage et l’expérimentation. Mais ses résultats dépendent aussi de la qualité des questions posées, du contexte, de la vérification des réponses et du jugement de ceux qui l’utilisent. Automatiser une tâche ne signifie toutefois pas nécessairement créer davantage de valeur. Une technologie peut renforcer les contrôles et les procédures, ou au contraire réduire les activités inutiles et donner davantage d’autonomie à ceux qui connaissent les problèmes de terrain. La différence tient autant aux choix organisationnels qu’à la technologie elle-même. Il serait donc paradoxal d’investir dans des outils capables d’élargir les capacités humaines tout en négligeant les conditions qui permettent de les exercer : autonomie, apprentissage, initiative et liberté d’expérimenter. L’accès à ces outils sera également déterminant. S’ils restent concentrés entre les mains de quelques acteurs, l’IA peut renforcer certaines dépendances. S’ils se diffusent largement, elle peut abaisser les barrières à l’innovation et permettre à davantage d’individus de créer de la valeur. Au fond, Becker nous aide à comprendre pourquoi investir dans les capacités humaines peut produire des bénéfices économiques. L’approche autrichienne rappelle que ces capacités ne constituent pas un stock homogène : elles dépendent des circonstances, des choix et de la possibilité de découvrir de nouveaux usages. Et si le véritable enjeu n’était plus seulement d’accumuler des compétences, mais de préserver et de développer la capacité à en acquérir de nouvelles ? Le progrès technique peut accroître nos possibilités. Encore faut-il laisser aux individus la liberté de développer leurs capacités, de les mettre en œuvre et d’inventer des possibilités nouvelles.
1
3
12
822
System 🤘 retweeted
Replying to @SystemLean
Avant, le capital humain, c'était ce qu'on savait. Maintenant, c'est la vitesse à laquelle on apprend. L'IA l'a fait passer du stock au flux.
1
1
102
L’intelligence artificielle ne change pas la nature du capital humain : elle rend seulement plus évidente que la valeur ne réside pas dans un stock de connaissances accumulées, mais dans la capacité d’apprendre, de juger et de découvrir dans des situations concrètes. Or cette capacité dépend moins de la technologie que des incitations, de la culture et de la liberté laissée à ceux qui paient le prix de leurs erreurs.
L’intelligence artificielle nous oblige à repenser le capital humain Et si l’intelligence artificielle nous conduisait à revoir notre conception de la richesse humaine ? En 1964, Gary Becker montrait que l’éducation, la formation, l’expérience et la santé pouvaient être analysées comme des investissements dans les capacités productives des individus. Mais l’IA nous invite à prolonger la réflexion : que devient la valeur d’une compétence lorsque son acquisition devient plus facile et que son exécution peut être automatisée ? Il serait prématuré de tirer des conclusions définitives sur l’avenir du travail. Une chose semble néanmoins se dessiner : la valeur économique d’un savoir dépend aussi de sa rareté, de son utilité et de la possibilité de le mobiliser autrement. Faut-il alors mesurer le capital humain uniquement à partir des connaissances accumulées ? Ou faut-il également considérer la capacité à apprendre, à s’adapter et à découvrir de nouvelles possibilités ? Cette question rejoint une intuition de l’école autrichienne : les connaissances sont dispersées, les situations évoluent et les opportunités ne sont pas toutes connues à l’avance. L’individu ne se contente pas d’appliquer un savoir existant ; il peut découvrir des solutions, recombiner des connaissances et poursuivre des objectifs nouveaux. L’IA peut amplifier cette capacité en facilitant l’apprentissage et l’expérimentation. Mais ses résultats dépendent aussi de la qualité des questions posées, du contexte, de la vérification des réponses et du jugement de ceux qui l’utilisent. Automatiser une tâche ne signifie toutefois pas nécessairement créer davantage de valeur. Une technologie peut renforcer les contrôles et les procédures, ou au contraire réduire les activités inutiles et donner davantage d’autonomie à ceux qui connaissent les problèmes de terrain. La différence tient autant aux choix organisationnels qu’à la technologie elle-même. Il serait donc paradoxal d’investir dans des outils capables d’élargir les capacités humaines tout en négligeant les conditions qui permettent de les exercer : autonomie, apprentissage, initiative et liberté d’expérimenter. L’accès à ces outils sera également déterminant. S’ils restent concentrés entre les mains de quelques acteurs, l’IA peut renforcer certaines dépendances. S’ils se diffusent largement, elle peut abaisser les barrières à l’innovation et permettre à davantage d’individus de créer de la valeur. Au fond, Becker nous aide à comprendre pourquoi investir dans les capacités humaines peut produire des bénéfices économiques. L’approche autrichienne rappelle que ces capacités ne constituent pas un stock homogène : elles dépendent des circonstances, des choix et de la possibilité de découvrir de nouveaux usages. Et si le véritable enjeu n’était plus seulement d’accumuler des compétences, mais de préserver et de développer la capacité à en acquérir de nouvelles ? Le progrès technique peut accroître nos possibilités. Encore faut-il laisser aux individus la liberté de développer leurs capacités, de les mettre en œuvre et d’inventer des possibilités nouvelles.
3
1
13
472
L’intelligence artificielle nous oblige à repenser le capital humain Et si l’intelligence artificielle nous conduisait à revoir notre conception de la richesse humaine ? En 1964, Gary Becker montrait que l’éducation, la formation, l’expérience et la santé pouvaient être analysées comme des investissements dans les capacités productives des individus. Mais l’IA nous invite à prolonger la réflexion : que devient la valeur d’une compétence lorsque son acquisition devient plus facile et que son exécution peut être automatisée ? Il serait prématuré de tirer des conclusions définitives sur l’avenir du travail. Une chose semble néanmoins se dessiner : la valeur économique d’un savoir dépend aussi de sa rareté, de son utilité et de la possibilité de le mobiliser autrement. Faut-il alors mesurer le capital humain uniquement à partir des connaissances accumulées ? Ou faut-il également considérer la capacité à apprendre, à s’adapter et à découvrir de nouvelles possibilités ? Cette question rejoint une intuition de l’école autrichienne : les connaissances sont dispersées, les situations évoluent et les opportunités ne sont pas toutes connues à l’avance. L’individu ne se contente pas d’appliquer un savoir existant ; il peut découvrir des solutions, recombiner des connaissances et poursuivre des objectifs nouveaux. L’IA peut amplifier cette capacité en facilitant l’apprentissage et l’expérimentation. Mais ses résultats dépendent aussi de la qualité des questions posées, du contexte, de la vérification des réponses et du jugement de ceux qui l’utilisent. Automatiser une tâche ne signifie toutefois pas nécessairement créer davantage de valeur. Une technologie peut renforcer les contrôles et les procédures, ou au contraire réduire les activités inutiles et donner davantage d’autonomie à ceux qui connaissent les problèmes de terrain. La différence tient autant aux choix organisationnels qu’à la technologie elle-même. Il serait donc paradoxal d’investir dans des outils capables d’élargir les capacités humaines tout en négligeant les conditions qui permettent de les exercer : autonomie, apprentissage, initiative et liberté d’expérimenter. L’accès à ces outils sera également déterminant. S’ils restent concentrés entre les mains de quelques acteurs, l’IA peut renforcer certaines dépendances. S’ils se diffusent largement, elle peut abaisser les barrières à l’innovation et permettre à davantage d’individus de créer de la valeur. Au fond, Becker nous aide à comprendre pourquoi investir dans les capacités humaines peut produire des bénéfices économiques. L’approche autrichienne rappelle que ces capacités ne constituent pas un stock homogène : elles dépendent des circonstances, des choix et de la possibilité de découvrir de nouveaux usages. Et si le véritable enjeu n’était plus seulement d’accumuler des compétences, mais de préserver et de développer la capacité à en acquérir de nouvelles ? Le progrès technique peut accroître nos possibilités. Encore faut-il laisser aux individus la liberté de développer leurs capacités, de les mettre en œuvre et d’inventer des possibilités nouvelles.
2
4
1
9
1,584
Le marché fait au contraire œuvre de modestie, en donnant le pouvoir à une myriade d’individus. Celui qui se prend pour Dieu, c’est le planificateur que vous adulez, et qui croît connaître les préférences et les besoins de tout le monde mieux qu’eux-mêmes.
Pourquoi les néo-libéraux partent toujours du principe que le marché c'est Dieu et qu'il a toujours raison ? Ils veulent que le marché agisse comme un chien de garde contre la démocratie (Ils détestent la démocratie qd elle va pas ds l'intérêt du Capital). Vivement LFI en 2027 !
11
38
5
230
5,819
Mélenchon veut mettre l’économie en laisse : les prix, les logements, les entreprises… Bientôt, il ne manquera plus que le Gosplan de Staline et un bureau pour décider de ce qu’on a le droit de penser. Enfin, avec une différence : Staline avait des plans quinquennaux. Mélenchon, lui, veut tout régler avant même que vous ayez fini de lire le programme.
Même Staline était moins communiste que ce dégénéré.
2
4
17
507
La vraie question n’est pas ce que l’État promet de redistribuer, mais le pouvoir qu’on lui donne de décider à notre place.
1
3
20
431
Jean-Luc Mélenchon affirme que, s'il était au pouvoir, il serait bien obligé de remettre en cause la propriété privée. Donc d'enfreindre la Déclaration des droits de l'Homme et son article 2, le droit constitutionnel français, la jurisprudence du Conseil d'Etat, du droit européen, etc. Amusant : ce garçon se croit toujours en 1917, à Moscou. 🙂
207
640
101
1,670
126,295
Le postulant Dictateur @JLMelenchon veut tout simplement supprimer la propriété privé. Il foule au pied l'article 2. de la DDHC de 1789 ! "Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression."
54
126
10
220
4,815
Peut-on être libre si l’on ne dispose pas du fruit de son propre travail ? La liberté n’est pas une abstraction ni un slogan. Elle repose sur une réalité concrète : pouvoir disposer de ce que l’on gagne, épargner, investir, entreprendre, transmettre et choisir son avenir. Sans cette autonomie matérielle, la liberté risque de devenir un droit théorique, dont l’exercice dépend de la volonté de ceux qui détiennent le pouvoir. La propriété privée n’est pas une injustice à corriger par principe. Elle est l’un des contre-pouvoirs essentiels à l’arbitraire. Elle permet à chacun de décider pour lui-même, plutôt que de dépendre entièrement des décisions d’une autorité politique ou administrative. Quand le pouvoir de disposer des ressources se concentre, le pouvoir de décider de la vie des autres se concentre aussi. C’est là que se situe le désaccord fondamental avec la logique collectiviste : au nom d’une justice définie politiquement, on risque de transférer progressivement les choix des individus vers ceux qui prétendent savoir mieux qu’eux ce qu’il convient de faire de leurs ressources. Or, ceux qui décident ne supportent pas toujours les conséquences de leurs décisions. La concentration du pouvoir favorise alors les privilèges, les arbitrages politiques et la dépendance. Cela ne signifie pas que tout impôt est illégitime ni que toute règle collective porte atteinte à la liberté. La question est celle des limites : jusqu’où peut-on prélever, contraindre ou interdire sans affaiblir l’autonomie que l’on prétend protéger ? En 1789, les auteurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ont reconnu la propriété comme un droit « inviolable et sacré ». Ce n’était pas anodin : l’article 17 encadre strictement la privation de propriété et exige notamment une nécessité publique légalement constatée et une juste indemnité. La propriété n’est donc pas simplement une affaire d’argent. C’est la possibilité de dire non, de prendre des risques, de construire quelque chose et de ne pas devoir solliciter la permission d’un pouvoir pour chaque choix important de son existence. Le fruit de son travail n’est pas un privilège accordé par l’État. C’est ce qui permet à chacun de rester maître de ses choix. Une société libre ne se mesure pas seulement à ce qu’elle promet à ses citoyens, mais aussi à la liberté qu’elle leur laisse de décider par eux-mêmes.
Peut-on encore être libre si l’on ne dispose pas du fruit de son propre travail ?
4
4
19
427
Peut-on encore être libre si l’on ne dispose pas du fruit de son propre travail ?
🔴 Jean-Luc Mélenchon prône l'abolition du droit de propriété privée et la réquisition des logements : "Le droit de propriété n'est plus supportable !" ✅ Pour @JLMelenchon, le droit de propriété privée est une injustice. Ainsi, il propose d'abolir le droit garanti par la loi d'utiliser, de profiter des revenus et de disposer d'un bien de manière absolue. Selon l'article 544 du Code civil français, le droit de propriété repose sur trois composantes principales : 1⃣ L'usus : Le droit d'utiliser la chose (habiter un logement, conduire un véhicule, ou choisir de ne pas l'utiliser). 2⃣ Le fructus : Le droit de percevoir les fruits ou revenus de la chose (loyers d'un bien immobilier, récoltes d'un terrain, intérêts). 3⃣ L'abusus : Le droit de disposer de la chose, c'est-à-dire de la vendre, de la donner, de la détruire ou de la modifier. 🫵 Le droit de propriété est reconnu comme un droit inviolable et sacré par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 (articles 2 et 17), dont la valeur constitutionnelle a été réaffirmée par le Conseil constitutionnel. 🌎 JEAN-LUC MÉLENCHON AGENT MONDIALISTE ✅ Le tribun fait sienne la prophétie de @IdaAuken promulgué en 2016 pour le Forum économique mondial de Davos : "Vous ne posséderez rien et vous serez heureux", dans ce texte, Ida Auken décrivait une vision futuriste (projetée à l'horizon 2030) d'un modèle basé sur les services plutôt que sur la propriété matérielle. 🕵️ @TF1 - Pourquoi Président(e) 🗣️ @jon_delorraine - @NicolasQuiPaie - @SirAfuera - @PatrickMartin_1
12
5
2
42
1,727