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Le duc d'Aumale venait d'être chassé de France. Il lui a quand même offert Chantilly, son château, ses tableaux, ses livres. À une condition : que rien ne bouge, jamais.
Aucun tableau n'a le droit d'être vendu, ni prêté, ni même changé de place.
Il est le fils de Louis-Philippe, le dernier roi des Français.
Toute sa vie, il collectionne. Raphaël, Poussin, Ingres. Des manuscrits peints à la main. Des livres rares.
En 1884, il rédige son testament. Tout ira à l'Institut de France, la maison de l'Académie française.
Deux ans plus tard, une loi frappe les anciennes familles royales. Il est banni de son propre pays.
Il pourrait tout reprendre. Il fait l'inverse.
Depuis l'exil, il transforme son testament en don, sans attendre sa mort. Il ne garde que le droit d'en profiter.
Ses conditions tiennent en deux lignes. Rien ne sort. Rien ne bouge.
Il meurt en 1897. Le musée Condé ouvre l'année suivante.
800 peintures, dont 500 accrochées en permanence. Et les Très Riches Heures du duc de Berry, un livre de prières peint au XVe siècle.
Plus d'un siècle après, les tableaux sont toujours accrochés là où il l'a voulu.
Pour les voir, il faut aller à Chantilly. Il n'existe aucun autre moyen.
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Les miroirs de la galerie des Glaces, à Versailles, sont sortis d'une entreprise qui existe toujours : Saint-Gobain.
Pour la lancer, Colbert, le ministre des Finances de Louis XIV, a fait venir à prix d'or des artisans de Venise, les seuls à connaître le secret.
Au XVIIe siècle, un grand miroir coûte une fortune. Seule Venise sait en fabriquer.
La France les achète là-bas, et son argent part en Italie.
Colbert veut que la France les fabrique elle-même. En 1665, Louis XIV crée une usine royale de miroirs.
Elle part ensuite en Normandie, près de Cherbourg. Il faut beaucoup de bois pour chauffer les fours, et la région a des forêts.
En 1672, la France interdit d'acheter des miroirs à Venise.
En 1678, Louis XIV fait construire à Versailles une galerie de 73 mètres de long.
D'un côté, 17 fenêtres sur le jardin. En face, 17 arches couvertes de miroirs, qui renvoient la lumière. Au plafond, le peintre Charles Le Brun raconte les victoires du roi.
La galerie ouvre en 1684. Tous ses miroirs sont français.
En 1692, la fabrication s'installe dans un village de l'Aisne, au nord de Paris. Il s'appelle Saint-Gobain.
Plus de trois siècles et demi plus tard, Saint-Gobain fabrique toujours du verre.
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Today is the 960th anniversary of the Battle of Hastings, which seems a good excuse to enjoy this again...
Today just wouldn't be complete without this brilliant image: Winnie the Pooh meets the Battle of Hastings facebook.com/photo.php?fbid=…
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This stunning ship-shaped crystal chandelier inside Spain’s Royal Palace is a true masterpiece of art and craftsmanship. Every detail reflects elegance, history, and royal grandeur.
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'Pumpkin fields' by contemporary UK printmaker Louise Stebbing #WomensArt #AutumnWeek 🍂
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The famous marble sculpture David by Gian Lorenzo Bernini in the Galleria Borghese in Rome, Italy. 🇮🇹
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The Daimler Reitwagen, the world's first motorcycle.
Made by Gottlieb Daimler and Wilhelm Maybach in 1885.
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This Victorian bathtub combined a bath, shower and body-spray system in a single unit.
Produced by Shanks & Co. of Barrhead, Scotland, the “Independent Plunge, Spray and Shower Bath” was designed to stand without a separate wooden enclosure. Its cast-iron tub was paired with a curved spray section, overhead shower and integrated plumbing fittings.
Versions of Shanks’ combined spray baths were already being exhibited in the 1880s, while illustrated sanitary catalogues around 1900 showed increasingly elaborate decorated models like this one.
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'Storm light' by UK contemporary printmaker Nikki Bowers #WomensArt









































