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J'entame une nouvelle tranche d'âge (40-49), il est temps de me fixer des objectifs décennaux:
1. Muscler mon géorgien
2. Renforcer mon arabe
3. Parler drehu (+ autres langues kanak si affinités?)
4. Passer aux choses sérieuses en same
5. Mettre des paillettes dans mon oudmourt
Quand tu fais du prêt entre bibliothèques avec la Finlande et que le livre arrive avec une fiche de prêt millésimée 1937. #relique
Salut à ces lecteurs de jadis !
Dans la série «les plaisirs simples de l'INALCO», chaque vendredi je vis une expérience linguistique extrême : cinq heures de géorgien en tête à tête avec mes deux profs...
Si avec ça je ne lis pas Roustavéli dans le texte d'ici un an, c'est vraiment que je n'y mets pas du mien.
László von Knull retweeted
Mort de Déwé Gorodey, figure de la littérature et de l’indépendantisme de Nouvelle-Calédonie lemonde.fr/disparitions/arti…
László von Knull retweeted
En #Hongrie, un luxueux projet touristique au lac #Fertő est dénoncé par ses détracteurs comme l'incarnation "du système #Orban" où se mèlent opacité, capitalisme de connivence et espaces naturels sacrifiés. lemonde.fr/planete/article/2…
Scène d'hôtel : je vois un couple qui cherche manifestement la piscine et qui s'exprime dans une langue romane non identifiée — galicien, catalan, frioulan ? Je leur indique en français où se trouve la piscine, ils s'éloignent dans la bonne direction, mais...
... pour être sûr qu'ils aient bien compris je leur crie dans mon meilleur latin cicéronien AD DEXTERAM POST PORTAM.
Et ils ont très bien compris ! #fraternitéromane #lelatinpourlesnuls
Le charme des langues océaniennes, épisode 1 :
Dans certaines langues du Vanuatu, il y a plusieurs systèmes de numération, dont un qui est exclusivement utilisé par les esprits et les démons 😱
(source : Murray Garde, “Numerals in Sa”, in The Languages of Vanuatu, 2015)
« Si hortum in bibliotheca habes, deerit nihil. » (Si tu as un jardin dans ta bibliothèque, tu ne manques de rien.)
Cicéron aurait kiffé la BNF — ou, plus underground, la médiathèque Agora de Metz et sa charmante terrasse végétalisée.
Quand mon cerveau capitule devant les tempêtes consonantiques du géorgien (auj. les mots de la maison, par ex. მე ვრეცხავ ჭურჭელს = me vretskhav tch'urtch'els « je fais la vaisselle »), il me faut ensuite 2-3 pages d'oudmourt, vert pâturage linguistique où mon âme s'ébat oklm.
Avec mon chœur on est censés faire quatre fois la Messe en si, de Bach, en mai prochain, donc je m'entraîne à chanter ces redoutables et superlicoquentieuses vocalises... La souffrance et l'à-peu-près sont au rendez-vous.
#ténorenmousse
Un traducteur que je révise souvent met partout «en ce compris» pour «y compris». Je lui signale que c'est un belgicisme, il s'en fout, il me remet «en ce compris» la fois suivante.
J'aime bien la Belgique, en ce compris la bière et les Diables rouges, mais il y a des limites...
Qu'ouïs-je ? Ils ont vraiment prononcé Francis «Djeïms» le nom de Francis Jammes dans @28minutes ?
O tempora, o mores, ô pays dépoétisé où l'on ne connaît plus Francis Jammes, où l'on n'apprend plus «J'aime l'âne si doux / Marchant le long des houx...» en CM1 !
Pour mes partiels de janvier, je me retrouve à réviser l'histoire de la Nouvelle-Calédonie et la géopolitique de l'Océanie, le tout entrelardé de rattrapages sur la christianisation de la Géorgie.
Pour le cancre en histoire que je fus, ce grand écart s'annonce bien rock'n'roll.
Bonne résolution 2022 : prendre le temps d'entamer mon grand roman post-exotique «Karma postiche». Au menu : rock, démonologie et linguistique finno-ougrienne.
Mon agence de traduction préférée m'a blindax pour les deux mois à venir, ça veut dire que je vais pouvoir me la péter en disant aux autres « Désolé, je suis complet jusqu'au 28 février, repassez plus tard ».
C'est parti pour ma proposition de communication intitulée « Rentiers et fantômes : la figure du riche oisif dans la nouvelle fantastique depuis 1900 ».
Si elle est acceptée, ce sera un bon prétexte pour lire ou relire un corpus de plusieurs dizaines (centaines ?) de nouvelles 🤘
Mine de rien, ce sujet de recherche m'a déjà changé la vie, notamment parce qu'il m'a fait découvrir Jean-Louis Bouquet, que je tiens désormais pour le plus grand fantastiqueur français, à égalité avec Châteaureynaud (que je place au-dessus de Maupassant, c'est tout dire).







