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#Tribune Bobbies, Balibaris, Cabaïa… ces marques qui ont lancé le succès des ONVB maddy.news/3hN7S3D - via @bymaddyness /
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I've been pointing out since the early 2010s that Thomas Piketty, Emmanuel Saez, and Gabriel Zucman have a bad habit of biasing their data construction to fit their politics.
Whenever they make a suspect call in how to handle stats, it ends up showing that inequality is on the rise. They almost never go in the other direction. The errors are non-random and almost invariably reinforce their political claims about rising income and wealth concentration since 1980.
Piketty did this throughout his book Capital in the 21st Century.
Piketty and Saez did this throughout their famous 2003 paper on inequality in the US.
Piketty, Saez, and Zucman Saez and Zucman did this in their Distributional National Accounts paper that Auten and Splinter dissected.
Saez and Zucman did this in their 2019 book on tax incidence and inequality.
Saez and Zucman did this in their flurry of "studies" and white papers to support Elizabeth Warren's wealth tax proposal, California Prop 40, a new wealth tax in France, and dozens of other similar examples.
A new AI report (linked below) audited 138 papers by Saez and Zucman. It found thousands of errors, 194 of which were serious. A whopping 97% of the serious errors went in the same direction: they showed inequality rising faster or made it higher.
But there's a bigger scandal at play here. Despite these clear biases, Piketty, Saez, and Zucman have enjoyed a stream of praise and prestige within the economics profession. They get expedited and friendly reviews in top econ journals even though a more serious peer review should have caught many of these errors (the Quarterly Journal of Economics is a recurring offender in this regard). Journals regularly give them a pass after the errors in their old work come to light - they're never expected to correct any of it, and just keep on using it as if nothing changed. Their non-peer reviewed data claims are also treated as gospel by major media outlets such as the New York Times and the Washington Post. And they get showered with prizes - Saez and Zucman are both Clark Medal winners from the AEA, and Zucman got his prize in 2023 after evidence of major data shenanigans in his work came to light in 2019.
Until now, those of us who have been trying to correct the record have had to wade through the PSZ trio's cluttered, disorganized, and often non-transparent replication packages (almost all of which are convoluted piles of Excel spreadsheets) to find the problems. I did a line-by-line replication of Piketty and Saez's entire 2003 US income inequality series to use one example, and found it was riddled with errors - almost every single one of which biased their results in favor of their political story.
We had the means to catch this stuff as it was happening, but the economics profession failed to do its job. And it failed precisely because its elite ranks wanted to believe the Piketty-Saez-Zucman story for political reasons.
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Je vous recommande vivement la lecture de ce post de @davidlisnard sur l’énergie.
Politiquement, il se démarque des autres candidats en condamnant la loi Hulot (en fait la Loi Macron-Hulot, et même Macron/ Philippe/Hulot) interdisant d’explorer les ressources minières dans notre sous-sol,monstrueuse erreur stratégique. Rappelons que dans le même temps on massacrait le nucléaire issu du plan Messmer et on lançait un plan de construction des ENR dément qui a coûté une fortune.
Techniquement il rappelle que tout ne peut reposer sur l’électrification : il n’y a pas de solutions électriques dans tous les cas de figure, par exemple dans la sidérurgie. C’est donc une analyse complète, non idéologique, fondée sur la réalité industrielle.
Enfin, il rappelle la richesse de notre sous-sol en gaz, en Hydrogène blanc, en géothermie, trois énergies qui viennent compléter notre potentiel nucléaire. Plus le lithium, pour les batteries électriques. Prudemment, @davidlisnard ne parle pas des ressources disponibles dans nos Territoires d’outre-mer : la France a le premier domaine maritime exclusif mondial ! Ne l’oublions pas !
Cela nécessitera, bien sûr, de revoir complètement la désastreuse PPE3 qui prévoit des investissements massifs, inutiles et coûteux dans les ENR (éolien et solaire).
Rappelons également que pour le nucléaire, l’enjeu est la prolongation du parc Messmer !
@davidlisnard montre une fois de plus le sérieux de son programme dans un domaine clef, l’énergie, où il faudra rattraper les erreurs stratégiques de la Gauche et du Macronisme !
Dans les années 70, on disait : "En France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées." Aujourd'hui, le gouvernement nous dit : "On n'a pas de pétrole ni de gaz, donc électrifions." La prémisse est inexacte. La conclusion est incomplète.
La France importe 99% de son pétrole et 98% de son gaz. Sa facture énergétique s'est élevée à 57,8 milliards d'euros en 2024, et 53 milliards d'euros en 2025 pour les seuls produits fossiles. Elle achète massivement du GNL américain extrait par fracturation hydraulique, technique interdite chez nous depuis 2011.
En 2017, la loi Hulot est allée plus loin : elle a interdit tout nouveau permis de recherche d'hydrocarbures, quelle que soit la technique utilisée. Ce n'est plus seulement l'extraction qui est interdite mais la connaissance de notre propre sous-sol. Le principe de précaution est un principe d'ignorance dont il faudra se défaire.
Un rapport commandé en 2014 par Arnaud Montebourg estimait entre 100 et 300 milliards d'euros la richesse non créée et à 225 000 le nombre d'emplois non pourvus. L'Agence internationale de l'énergie évalue notre potentiel techniquement récupérable en gaz de schiste à 3 879 milliards de m³, le deuxième d'Europe, l'équivalent de 95 ans de consommation nationale. Dans le seul triangle Ardèche-Drôme-Gard, les réserves estimées représentent entre 20 et 50 ans de consommation nationale.
Nous importons ce que nous refusons de voir sous nos pieds. Pire, ce que nous importons est bien moins vertueux que ce que nous pourrions produire nous-mêmes. Le gisement de gaz de charbon de Moselle représente 190 milliards de m³ avec une empreinte carbone dix fois inférieure au gaz russe et quatorze fois inférieure au GNL américain que nous achetons au prix fort.
L'électrification est une nécessité mais n'est pas une solution complète. L'industrie lourde (aciéries, cimenteries, verrerie, chimie) a besoin d'atteindre des températures que l'électricité ne peut produire à coût compétitif. Dans le cas de l'acier, le charbon et le gaz n'interviennent pas seulement pour la chaleur : ils entrent dans la composition même du métal, le rendant irremplaçable par l'électricité seule. L'aviation et le transport lourd dépendent d'une densité énergétique que la batterie n'atteint pas. Et à court terme, les 47% de foyers chauffés au gaz ou au fioul ne se convertiront pas par décret.
Or sous nos pieds existent des ressources non délocalisables, pilotables, contrairement au solaire et à l'éolien, et pour la plupart décarbonées. En mars dernier, un forage en Mosellea confirmé la présence d'un gisement d'hydrogène blanc évalué à 46 millions de tonnes. D'autres bassins sont identifiés.
La géothermie est disponible sur plus de 90% du territoire. Son potentiel est estimé à 100 TWh par an par l'Académie des technologies. 1% est exploité aujourd'hui. Elle peut couvrir 70% des besoins thermiques des bâtiments et remplacer directement le gaz et le fioul.
Le Président de la République vient d'apporter le soutien de l'État au projet Emili d'Imerys dans l'Allier : 1 million de tonnes de lithium, 44 milliards d'euros, 700 000 batteries par an. C'est un premier pas. Mais c'est un gisement sur des dizaines que la France compte dans son sous-sol, et la méthode appliquée à un projet doit devenir la règle pour tous les autres.
Pour en tirer parti, il faudra reconstruire ce que trente ans d'abandon ont détruit : les filières métiers du sous-sol (foreurs, géologues, ingénieurs miniers) sacrifiées faute de débouchés, et dont la France manque aujourd'hui cruellement.
La souveraineté énergétique repose sur deux piliers : le nucléaire, que nous devons à la vision du général de Gaulle et de Georges Pompidou et que nous réhabilitons enfin après des années de sabordage ; et le sous-sol, qui reste l'angle mort de toutes nos politiques énergétiques depuis trente ans.
Nous y remédierons car c'est là une condition de notre prospérité, de notre pouvoir d'achat et de notre puissance.
Xavier Faure retweeted
3,7% des Français ne veulent pas d'un voisin « d'une autre race ».
Loin des 62,4% de Vietnamiens.
Ou des 41,2% de Turcs.
Pourtant, la gauche décoloniale a réussi à convaincre notre jeunesse que la France était un pays raciste.
Tout en faisant la promotion de régimes bien pires.
Mon dernier article dans @lel_media ⬇️
C'est une mauvaise façon de voir les choses
Oui, la chance et la malchance existent, et on ne peut pas connaître le rôle qu'elles ont joué pour chacun
La bonne façon de voir les choses est celle-ci:
A chance et malchance donnée, celui qui se bat et fait des efforts réussit mieux
Vous connaissez les gens qui vous racontent leur vie en mode : " Moi, quand j’étais petit, j’étais vachement pauvre, mais à force d’efforts et parce que je suis un battant, j’ai réussi. Quand on veut, on peut ! "
Ben, c’est le biais du survivant.
C’est le fait de se focaliser sur ceux qui ont réussi, en oubliant tous ceux qui ont pourtant fourni les mêmes efforts, fait les mêmes sacrifices et fait preuve de la même détermination, mais qui n’ont pas réussi.
Le problème, c’est qu’on prend l’exemple de ceux qui s’en sont sortis pour en faire une règle générale, comme si leur réussite prouvait que tout le monde pouvait y arriver avec suffisamment de volonté.
Sauf qu’on ne parle jamais de ceux qui ont travaillé tout aussi dur, mais qui ont échoué à cause de leur milieu social, d’un manque d’opportunités, de problèmes de santé, d’un accident de parcours ou simplement de circonstances défavorables.
La réussite d’une personne prouve qu’une chose est possible, pas qu’elle est accessible à tout le monde dans les mêmes conditions.
Et surtout, elle ne prouve pas que ceux qui échouent manquent de volonté.
Parce que si on ne regarde que ceux qui ont franchi la ligne d’arrivée, on finit par croire que tout le monde avait les mêmes chances de participer à la course.
Faites attention à ceux qui tiennent un discours 100% méritocratique.
Soit ils viennent d'un milieu aisé, soit souvent, ils ont oubliés d'où ils venaient.
Xavier Faure retweeted
CRUCIAL FACTS ON THE FLAVIO BOLSONARO MATTER:
It's not just Flavio Bolsonaro who fled Brazil to escape the tyrannical persecution of Alexandre de Moraes and the pro-Lula wing of the Supreme Court. There are dozens of Brazilian exiles who have done the same: dissident journalists, activists, bloggers, and politicians who all fled to avoid certain prison for political opposition.
In most of these cases, Moraes has demanded the extradition of those who fled and whom he wants to imprison back in Brazil. But Moraes' extradition requests have been repeatedly denied by multiple countries and institutions on the grounds that these prosecutions are politically motivated or otherwise corrupted. Among those concluing this: Spain, Italy, INTERPOL, and even the US under Biden.
Just today, Italy refused Brazil's demand to extradite a person named @edutagli, who was once a top aide to Moraes, but then fled to Italy after Moraes accused him of having been my source in a huge leak from Moraes' office that I obtained for reporting I did with @Folha in 2024. That massive leak enabled us to publish roughly 20 articles proving systemic abuses of power by Moraes against his political enemies: exactly the reason so many Brazilians, including Bolsonaro, know they can't get a fair trial in Brazil.
Italy today refused to extradite the person accused of being our source on the grounds that the proceedings would be a farce because Moraes — as he so often does — wants to act as the supposed victim, investigator, and judge, and thus his demand falls well outside of Italy's extradition standards. Again, multiple countries have concluded the same, showing what a farce Brazil's once-respected judicial system has become under the Lula/Moraes regime.
Moraes has overseen a system of political persecution masquerading as criminal justice that has been recognized as a sham by multiple countries that are not exactly Bolsonaro allies. Nobody in their right mind who is a political enemy of Moraes would remain in Brazil once if it is clear that he intends to imprison you, since he has proven that guilt is a foregone conclusion and he operates with no legal or constitutional limits of any kind.
That is why asylum under international law exists: to protect those who cannot obtain justice in their own country because the justice system has been corrupted and commandeered for political persecution. Many people, such as Julian Assange, have needed that protection (which Lula cheered). Now people need it from Moraes in Brazil. That is sadly one of the main legacies of both Lula and Moraes over the last six years.
Itália nega extradição de Eduardo Tagliaferro, ex-assessor de Alexandre de Moraes
www1.folha.uol.com.br/poder/…
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Despite staggering advances in basic science, drug development research is only getting slower. The main culprit? Increasing clinical trial timelines. The median clinical development pathway has increased from 8.4 years to 9.3 years and pipeline creation has slowed 32% even as R&D spend has gone up.
This is the point I keep making about the main bottleneck to drug discovery and why AI on its own won't be enough. These timelines aren't going anywhere (ofc AI can be used creatively to ease such bottlenecks -- eg via better endpoints that allow smaller cohorts for trials, followed up for shorter periods of time).
Xavier Faure retweeted
Riots Fizzle Out As French Refuse To Protest More Than 32 Hours Per Week buff.ly/dBUpivo
« Quand on veut aider les gens, on leur dit la vérité. Quand on veut s'aider soi-même, on leur dit ce qu'ils ont envie d'entendre. »
— Thomas Sowell
Que le débat éducatif en France se soit focalisé sur Parcoursup est tristement révélateur de l’absurdité de notre vie politique. Parcoursup est bien sûr très imparfait ; mais le supprimer ne résoudra rien. Le vrai naufrage éducatif est dans le fait que plus d’un étudiant sur deux, en quatre ans, échoue sans décrocher sa licence. Pour une raison très simple : le baccalauréat est devenu un mensonge d’État, et tout le monde le sait.
Ceux qui tiennent vraiment à l’avenir de nos lycéens leur diront la vérité : nous ne leur rendrons un avenir qu’en renouant avec la transmission, le primat de l’instruction, la discipline de la pensée, l’autorité du professeur, l’exigence des examens, le goût de l’effort, la passion de la culture. Si nous ne voulons plus faire des déshérités, il faut retrouver le sens de l’héritage.
Nous avons aujourd’hui le système éducatif le plus inégalitaire de l’OCDE. Mais Parcoursup est le symptôme, clairement pas le problème. Pour sortir de cette faillite, il va falloir échapper enfin à Bourdieu. Cela supposera de dire aux « syndicalistes lycéens » à peu près le contraire de ce qu’ils ont envie d’entendre. Si personne n’a ce courage élémentaire, le pays n’a pas d’avenir.
Xavier Faure retweeted
Je me souviens de mes cours d'Histoire de la presse en deuxième année de master : notre professeur nous y avait appris que la méthode la plus efficace de censure de la presse fut celle mis en place sous le Second Empire, qui consistait non pas en une censure préalable, qui nécessite de lire tous les articles et de décider de leur publication, ce qui semble brutal et suscite des résistances, mais en une censure a posteriori, via des avertissements administratifs : 1er avertissement : simple rappel à l’ordre ; 2e : suspension temporaire ;
3e : interdiction définitive du journal.
Le résultat est qu'après l'émission de seulement quelques avertissements (il n'y en eut que 109 en 14 ans) toute la presse est au pas, par pure autocensure. L'avantage de l'autocensure est non seulement d'économiser les moyens nécessaires, mais de rendre chaque journaliste complice et acteur de sa propre censure et de celle de ses collègues. Vous créez un conformisme.
Replying to @Mikaa_BM
Je pense que oui. Une structure politique a logiquement tendance à se montrer plus négligente sur les problèmes sur lesquels on interdit ou limite arbitrairement la critique. C'est précisément le danger auquel je fais référence. Si vous interdisez les discours virulents, vous induisez nécessairement une autocensure, par conformisme, sur les propos moins virulents mais apparentés. In fine, vous avez un déséquilibre idéologique à l'échelle de votre vie politique, et cela a forcément des effets néfastes.
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"La propriété est la plus grande force révolutionnaire qui existe et qui se puisse opposer au pouvoir."
Proudhon, Théorie de la propriété
Jean-Luc Mélenchon sur le droit de propriété :
"Le droit de propriété n'est plus supportable (...). J'ai bien l'intention de faire en sorte que, d'une manière ou d'une autre, on puisse réquisitionner (...)."
Mélenchon président, votre propriété ne vous appartiendra plus : elle dépendra de son bon vouloir.
Quand la propriété dépend du bon vouloir d’un homme, on n’est plus en démocratie, on est en dictature.
Xavier Faure retweeted
Je ne crée pas de contenu.
Pourquoi je réfléchis à voix haute devant une caméra, et ce que l’IA ne pourra jamais faire à ma place.
On me présente souvent comme un créateur de contenu. Parfois comme un youtubeur, ce qui est plus précis sans être plus juste. Et certains jours, quand on veut me faire plaisir ou me vexer, je n’ai jamais très bien su, comme un influenceur. Je souris poliment, je laisse dire, mais je ne me reconnais dans aucune de ces étiquettes. Elles ont toutes le même défaut : elles décrivent ce que je produis, jamais ce qui me pousse à le produire. Elles prennent le résultat pour le point de départ, comme si l’on définissait un vigneron par ses bouteilles plutôt que par la vigne qu’il regarde pousser toute l’année.
Moi, je ne commence pas par le contenu. Je commence par une question qui me trotte dans la tête, une intuition qui ne me lâche pas, une colère parfois, une curiosité souvent. Je me vois davantage comme un penseur, un peu rebelle, résolument non-conformiste, du côté de la contre-culture, là où l’on se méfie des consensus trop confortables et des vérités trop bien emballées. Or penser demande du temps, et c’est là mon vrai luxe, que je mesure chaque jour : pouvoir le prendre pour réfléchir à ce qui m’intéresse vraiment, sans grille de programmes, sans algorithme à contenter, sans personne pour me dire ce qui « marche ».
Et je m’en rends compte à l’instant, en écrivant ces lignes : transformer cette réflexion en contenu n’a jamais été l’objectif. C’est le moyen, le véhicule, la trace que la pensée laisse derrière elle quand elle se met en marche. Les Américains ont une jolie formule pour ça, « thinking in public », que je traduirais volontiers par penser à voix haute devant tout le monde. Il ne s’agit pas de présenter une pensée achevée, polie, définitive, mais d’accepter de la construire chemin faisant, sous les yeux des autres, sans pudeur, avec ses hésitations, ses détours et ses repentirs. C’est infiniment plus inconfortable que de livrer des certitudes, et infiniment plus honnête.
Car je suis convaincu d’une chose : les réseaux sociaux sont devenus, presque à leur insu, le système éducatif décentralisé de notre époque. On n’y vient plus seulement pour tuer le temps, on y vient pour apprendre, pour comprendre, pour se forger un avis. Chacun y partage ses connaissances et ses centres d’intérêt depuis son propre point de vue, avec sa voix, ses obsessions, ses angles morts, et ceux qui se reconnaissent dans une personnalité viennent y puiser de l’inspiration. C’est une école sans programme officiel, sans diplôme et sans inspection académique, une école où l’on choisit ses professeurs non pour leurs titres mais pour leur regard. Une agora désordonnée, parfois bruyante, souvent injuste, mais vivante comme aucune institution ne l’a été depuis longtemps.
Dans cette école-là, mes convictions, mes opinions et mes points de vue sont ma priorité absolue. Pas l’audience, pas la tendance du jour, pas la petite musique de ce qu’il faudrait dire pour plaire. Vous n’êtes peut-être pas d’accord avec moi, et ce n’est pas bien grave : personne ne vous le demande. Il est d’ailleurs tout à fait possible que je ne sois pas d’accord avec vous non plus ;-)
Je ne m’adresse pas non plus aux intellectuels, aux élites ou aux gens de pouvoir. Ils ont leurs tribunes, leurs colloques, leurs plateaux et leurs dîners en ville, ils n’ont pas besoin de moi pour s’entendre parler. Je m’adresse aux gens comme moi : des curieux un peu insolents, allergiques aux discours tout faits, qui préfèrent une idée imparfaite mais sincère à une évidence bien récitée.
Je repense souvent à cette conversation avec quelqu’un qui était venu m’expliquer, avec beaucoup d’assurance, que certains sociétaires de Silicon Carne ne méritaient pas leur place, et que lui serait bien plus légitime. Il avait sans doute le CV pour le dire. Je lui ai répondu : « Peut-être. Mais tu ne nous ressembles pas. » Je n’ai jamais trouvé meilleure définition de ce que nous faisons. Silicon Carne n’est pas un concours de légitimité, c’est une bande, une famille d’esprits qui partagent une certaine façon de regarder le monde. La légitimité se décrète dans les institutions, elle se gagne à coups de diplômes et de cooptation. La ressemblance, elle, ne se décrète pas. Elle se reconnaît.
Je ne suis pas un influenceur. Les réseaux sociaux ne sont pas pour moi une machine à dopamine, et je ne me satisfais pas de l’éjaculation précoce du like instantané, ce petit frisson qui retombe aussi vite qu’il est venu et qu’il faut aussitôt réclamer à nouveau. J’ai besoin du temps long. Besoin de laisser une idée reposer, de la reprendre, de la retourner dans tous les sens, de la contredire et parfois de l’abandonner.
Je ne fais pas davantage de personal branding. Je n’ai aucun produit à vendre, et mon contenu ne nourrit aucun funnel d’acquisition savamment optimisé. Je devrais sans doute y penser, me disent les gens raisonnables, et ils ont peut-être raison, mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. Je me sens plus proche de l’orfèvre que du marketeur. Le mot est un peu pompeux, je l’admets, mais il dit bien ce que je cherche : façonner lentement un objet à la main plutôt que calculer un taux de conversion. Mon contenu finance ma démarche, et une partie de mon train de vie aussi ;-)
Qu’on ne se méprenne pas pour autant. Je ne dis pas qu’il faut bouder l’attention ou regarder l’argent avec mépris. Ce serait une posture aussi fausse que celle que je critique, et assez hypocrite de la part de quelqu’un qui consacre son temps à parler d’économie et de marchés. Je dis qu’il faut changer de perspective. Quand les choses sont bien faites, l’attention et l’argent sont la conséquence naturelle d’un travail de qualité, pas son objectif. Ceux qui courent après les vues finissent tôt ou tard par fabriquer ce que l’algorithme réclame, et par ressembler à tout le monde. Ceux qui courent après une idée finissent, plus lentement mais plus sûrement, par trouver les gens qui l’attendaient.
Je dois pourtant être honnête avec vous, sinon tout ce qui précède sonnerait faux. Si je peux me permettre cette liberté, c’est parce que je n’ai pas à me soucier de subvenir à mes besoins. Silicon Carne me fait vivre en partie, mais je n’en dépends pas pour vivre. C’est un privilège, un vrai, et je préfère le dire franchement plutôt que de vous vendre une philosophie du détachement qui ne coûterait rien à celui qui la prêche. Il est facile de mépriser l’argent quand on en a. Je ne le méprise pas, je constate simplement qu’il m’a offert quelque chose de plus précieux que lui : du temps.
Ce luxe m’a épargné le piège dans lequel tombent tant d’influenceurs, celui du gain immédiat. Ce piège-là est redoutable parce qu’il ne se présente jamais comme tel. Il commence par une petite concession, un sujet choisi parce qu’il « performe », une opinion adoucie pour ne froisser personne, un partenariat accepté parce qu’il faut bien payer le loyer à la fin du mois. Puis une autre. Et un jour, sans l’avoir décidé, on ne dit plus ce qu’on pense, on dit ce qui marche. J’ai eu la chance d’y échapper, et d’être porté par le temps long plutôt que par la fièvre du court terme. Or sur le temps long, ce ne sont pas les coups d’éclat qui comptent, c’est la constance d’un regard, cette façon singulière de voir le monde qui, à force d’être exercée, finit par devenir une signature.
Alors, où est le moat dans tout ça ? C’est la question qu’on me pose le plus souvent, avec une pointe d’inquiétude bienveillante. Je la comprends parfaitement, à l’heure où l’IA produit de la pensée plus vite qu’un coach LinkedIn ne publie un post sur ce que son burn-out lui a appris sur le leadership. Si une machine peut résumer l’actualité, la commenter, en tirer trois leçons et les mettre en forme en dix secondes, que reste-t-il à un homme qui prend le temps de réfléchir devant une caméra ?
Ma réponse tient en une phrase : je ne crée pas de contenu, je me crée une conviction.
Mon ami Wallerand m’a dit un jour que Silicon Carne était un média de conviction, et je crois qu’il avait vu juste avant moi. Une conviction, c’est une information qu’on transforme en opinion, puis qu’on laisse mûrir patiemment jusqu’à ce qu’elle devienne autre chose : une certitude habitée, éprouvée, qu’on est prêt à défendre. Il en va des convictions comme du jamon ibèrico. N’importe qui peut acheter le cochon, mais personne ne peut accélérer les trois ans de séchage dans la pénombre d’une cave andalouse. L’IA sait produire de l’information à la chaîne, et même des opinions sous vide, impeccablement emballées. Elle ne sait pas faire mûrir un regard à votre place.
Parce qu’une conviction, c’est une vision que vous seul pouvez percevoir. Elle a été façonnée par le caractère unique de votre expérience de vie : les pays que vous avez traversés, les échecs qui vous ont appris quelque chose, les gens qui vous ont marqué, les colères qui vous ont construit. Tout le monde en possède une, mais aucune ne ressemble à une autre, et c’est précisément ce qui est génial. Le moat est là, et nulle part ailleurs. On peut copier un format, un ton, un décor, une façon de monter une vidéo. On ne peut pas copier une vie.
Silicon Carne n’est au fond que l’emballage. L’écrin qui montre la valeur de ce qu’il contient, sans jamais prétendre être le bijou.
Alors je voudrais finir par une invitation. Je ne vous propose pas de devenir youtubeur, influenceur ou créateur de contenu, le monde en compte déjà suffisamment. Je vous invite à créer votre propre écrin, quelle que soit sa forme : une vidéo, un podcast, une newsletter, un fil sur X, ou même un simple carnet que vous ne montrerez à personne. Commencez par capturer vos idées, toutes, y compris les plus bancales, celles qui vous viennent sous la douche ou au détour d’une conversation. Laissez-les reposer. Confrontez-les à celles des autres. Laissez-les devenir des opinions, puis des convictions. Et le jour venu, partagez-les.
Vous ne serez pas d’accord avec tout le monde, et tout le monde ne sera pas d’accord avec vous. Tant mieux. C’est exactement comme ça qu’on pense en public.
Xavier Faure retweeted
Dans la Marseillaise, le concept de sang impur signifie le sang des gens sans honneur, des traitres.
Il n'y a aucune connotation raciale, eugéniste, ou même déterministe. Tout cela n'existait bien sûr pas du tout au XVIIIe siècle.
Le mot sang, comme le mot race d'ailleurs, désigne alors la lignée.
Et contaminer son sang, cela signifie déshonnorer sa lignée.
Par exemple Rodrigue dans Le Cid dit :
« Que je meure au combat, ou meure de tristesse,
Je rendrai mon sang pur comme je l’ai reçu. ».
Il veut dire qu'après avoir reçu la giffle de Don Diègue, il est obligé de se venger sous peine de déshonnorer sa lignée.
Marat dans le Journal de la République française le 7 novembre 1792 oppose les gouttes de sang impur des contre-révolutionnaires au sang « très-pur » des innocents.
La Marseillaise se propose donc de faire couler le sang des traitres à la patrie, de ceux qui avaient gagné leur noblesse en protégeant autrefois le pays et l'ont contaminée en préférant leur classe et leurs privilèges à la nation.
Cette simple phrase qui était évidente à l'époque est désormais la source d'infinies incompréhensions.
🇫🇷🇺🇸🏈 EN IMAGES | La Marseillaise est chantée au Stade de France avant le premier match de NFL à Paris, ce dimanche, entre les Pittsburgh Steelers et les New Orleans Saints.
Pour l'occasion, la chanteuse Nina Tonji modifie légèrement les paroles de l’hymne : « Qu’un sang impur » devient « Qu’un sang uni ».
Xavier Faure retweeted
Simply the best
Thomas Sowell grew up poor in Harlem and spent his twenties as a Marxist. A job inside the federal government ended that. Asked what changed his mind, he gave a one-word answer: "facts."
Chicago sharpened the habit, with Milton Friedman teaching him, and he carried it through more than 45 books and a column in over 150 newspapers. From housing to the minimum wage, he checked what policies did and ignored what their authors promised.
His most famous line sits in A Conflict of Visions: "There are no solutions. There are only trade-offs." Politicians hate that sentence because it puts everyone selling solutions out of work. Every program has a price, and voters rarely pay it.
Sowell lived by it. When the Reagan administration put him on an economic advisory committee, he resigned after the first meeting. He pointed to Friedman's view that some individuals "contribute more by staying out of government."
He retired from writing in December 2016 at 86 and turned 96 this June. His method fits on an index card: skip the promises, check the results.
Now go ahead and do that with your local ruling class.
Replying to @FilmLadd
This is indeed one of the main reasons that Starlink must remain a civilian operation.
It can be used for infrastructure that is military, but it cannot be used for unequivocally offensive strikes that make it fair game to be struck back.
An adversary blowing up Starlink satellites would create a domino effect of destruction that would generate a vast field of debris making space unusable.
Xavier Faure retweeted
The problem isn’t that AI is intelligent. It isn’t. The problem is that too many adults (but not all) are at once mechanistic, imitative, unimaginative, stupid, formulaic, influenceable, & gullible, arrogant beyond their skill set, & too expensive to maintain.
Songez qu'en dehors de Twitter, le méchant rézosocio qui corrompt la jeunesse, personne n'est au courant
Zucman continuera d'être invité sur France TV sans contradiction
Les profs continueront à faire croire à leurs élèves qu'il est intègre
🚨 C’est énorme Phil Magness détruit Zucman. Je vous explique:
Vous avez probablement déjà entendu de la part de vos amis de gauche « Les milliardaires paient moins d'impôt que la classe moyenne » (23 % vs 24 %). C'est complètement faux.
Zucman a eu recourt à trois bidouilles pour vous faire croire ça (pile pour la sortie de son livre en 2019…)
- 100% de l'impôt sur les sociétés assigné aux actionnaires (toute la littérature utilise plutôt ~75%)
- Les crédits d'impôt des pauvres sont effacés du calcul, ce qui fait exploser leur taux artificiellement
- il utilise un dénominateur de revenu gonflé pour les riches
Ce qui est encore plus triste: en 2018, Zucman utilisait encore les conventions standard. Résultat : ~41 % pour les ultra-riches. Mais en 2019, il sort son livre, il a besoin d'un slogan et change ses calculs pour arriver de manière artificielle à 23 %. Pile pour la une du NYT…




































