what kind of weapon is the most cruel

Setagaya-ku, Tokyo
Joined May 2023
我的脑海中好像有一个永远无法挣扎着到达的世界
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如果我们理解构成这个世界的主体 规则 信息与反馈机制 我们能否在计算机中生成它 解释它 并搜索它可能演化出的未来?
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Tout le monde pense que le monde libre a gagné en 1989, à la chute du mur de Berlin. C'est faux. Et c'est exactement pour ça que le monde est aujourd'hui en feu. Ce qui est tombé le 9 novembre 1989, c'est un appareil. Une économie planifiée, un empire militaire, un mur de béton. Ce qui n'est pas tombé, c'est l'idée. L'idée que le monde se divise en oppresseurs et en opprimés. L'idée qu'il existe une égalité finale à atteindre, par tous les moyens. L'idée que tout ce qui existe (la famille, la nation, le mérite, l'héritage) est une structure de domination à abattre. Cette idée-là n'était plus dans le bâtiment quand le bâtiment s'est effondré. Il faut reprendre la chronologie, parce que tout est dans la chronologie : Le communisme économique avait un défaut fatal : il était réfutable. Il promettait l'abondance, il produisait des famines. Il promettait l'émancipation, il produisait des barbelés. Budapest 1956, Prague 1968, L'Archipel du Goulag publié à Paris en 1973, les boat people de 1979 : à chaque décennie, le réel envoyait sa réfutation. Les boat people étaient une réfutation flottante, visible depuis les plages. Alors l'idéologie a fait ce que fait tout organisme menacé : elle a muté. La mutation a un nom, et j'en ai raconté la généalogie ici : la French Theory. Foucault a déplacé la guerre du terrain des faits, où le communisme perdait à chaque fois, vers le terrain du savoir lui-même. S'il n'y a pas de vérité, s'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir, alors plus aucune famine, plus aucun mur, plus aucun goulag ne peut réfuter quoi que ce soit. La French Theory n'a pas enterré le marxisme. Elle l'a rendu irréfutable. Et la mutation a des dates. Toutes antérieures à 1989. 1934 : l'École de Francfort, chassée d'Allemagne, s'installe à Columbia. La critique de l'économie devient critique de la culture. 1964-1965 : Marcuse, exilé allemand devenu professeur américain, remplace le prolétariat défaillant par un nouveau sujet révolutionnaire (les minorités, les étudiants, les marginaux) et écrit noir sur blanc que la tolérance doit être accordée aux mouvements de gauche et refusée à ceux de droite. Octobre 1966 : le débarquement a une date précise. Université Johns Hopkins, Baltimore. Derrida, Barthes, Lacan présentent la pensée française aux campus américains. 1967 : Rudi Dutschke lance le mot d'ordre, la longue marche à travers les institutions. 1968 : les révolutions de rue échouent partout. Qu'importe. La révolution ne passera plus par la rue, elle passera par la salle de classe. 1975-1985 : Yale, Berkeley, Columbia absorbent la théorie, qui devient le système d'exploitation des humanités. 1987 : Allan Bloom publie The Closing of the American Mind pour donner l'alerte. Un million d'exemplaires vendus. L'université le traite de réactionnaire et passe à autre chose. L'Amérique avait son Aron, elle en a fait la même chose que nous du nôtre. Puis arrive le 9 novembre 1989. Le Mur tombe. L'Occident célèbre. Fukuyama avait déclaré la fin de l'Histoire dès l'été, avant même la chute. On démantèle les missiles, on encaisse les dividendes de la paix, on déclare le match terminé. Nous avons célébré notre victoire sur une adresse vide. L'idéologie avait déménagé vingt ans plus tôt. Nous avons gagné contre les chars et perdu contre les chaires. Pendant ce temps, l'autre empire communiste faisait la lecture inverse. Pékin avait écrasé Tian'anmen dans le sang cinq mois avant Berlin. Sinistre, mais lucide sur un point : la Chine savait que la guerre était idéologique. Elle a choisi : abandonner l'économie marxiste, garder le contrôle du récit. L'Occident a fait l'exact opposé : il a gardé le marché et absorbé l'idéologie. Trente-cinq ans plus tard, regardez qui construit des centrales et qui déboulonne ses statues. Vous voulez la preuve que c'est le même logiciel ? Faites la table de correspondance. La lutte des classes est devenue la lutte des identités. Les koulaks sont devenus les privilégiés. L'autocritique maoïste est devenue le privilege checking. Les commissaires politiques sont devenus les DEI officers. Le samizdat est devenu le compte shadowbanné. La nomenklatura a quitté Moscou pour Davos et Bruxelles. Et le paradis ne s'appelle plus la société sans classes : il s'appelle l'équité, l'égalité des résultats. Exactement ce que je décrivais ici il y a quelques semaines. On me dira : il n'y a pas de Goulag. C'est vrai. C'est même tout le génie de la version 2.0. Le communisme dur devait briser les corps parce qu'il ne tenait pas les esprits. Le communisme mou tient les esprits : il lui suffit de briser les carrières. Pas de camps, des services RH. Pas de procès de Moscou, des excuses publiques. Pas de Sibérie, la mort sociale. Demandez aux émigrés du bloc de l'Est installés en Occident ce qu'ils ressentent en traversant une université américaine en 2026. Ils reconnaissent l'odeur. Et voilà pourquoi le monde est en feu. Une civilisation a passé trente-cinq ans à enseigner à ses propres enfants qu'elle était le problème. Résultat : elle ne sait plus défendre ses frontières, transmettre son héritage, ni même nommer ses ennemis. Quand la présidente de Harvard, devant le Congrès, répond que condamner un appel au génocide « dépend du contexte », vous voyez le logiciel tourner en production. Et les prédateurs du dehors lisent cette faiblesse comme un livre ouvert : Moscou teste, Pékin patiente, l'islamisme avance dans les rues de nos capitales. Le feu extérieur n'est que la conséquence du désarmement intérieur. On ne brûle bien que les maisons qui se sont vidées de leurs défenseurs. Le Mur n'est pas tombé. Il s'est déplacé. Il ne sépare plus l'Est de l'Ouest : il passe désormais à l'intérieur de chaque institution occidentale, entre ceux qui construisent et ceux qui déconstruisent. La première guerre froide s'est gagnée avec des missiles et du PIB. La seconde se gagnera avec des écoles, des médias libres et des modèles d'IA. Celui qui écrit les valeurs dans les machines écrira le prochain 1989. Cette fois, ne nous trompons pas de victoire. Au travail.
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Because we get asked a lot. The Technological Republic, in brief. 1. Silicon Valley owes a moral debt to the country that made its rise possible. The engineering elite of Silicon Valley has an affirmative obligation to participate in the defense of the nation. 2. We must rebel against the tyranny of the apps. Is the iPhone our greatest creative if not crowning achievement as a civilization? The object has changed our lives, but it may also now be limiting and constraining our sense of the possible. 3. Free email is not enough. The decadence of a culture or civilization, and indeed its ruling class, will be forgiven only if that culture is capable of delivering economic growth and security for the public. 4. The limits of soft power, of soaring rhetoric alone, have been exposed. The ability of free and democratic societies to prevail requires something more than moral appeal. It requires hard power, and hard power in this century will be built on software. 5. The question is not whether A.I. weapons will be built; it is who will build them and for what purpose. Our adversaries will not pause to indulge in theatrical debates about the merits of developing technologies with critical military and national security applications. They will proceed. 6. National service should be a universal duty. We should, as a society, seriously consider moving away from an all-volunteer force and only fight the next war if everyone shares in the risk and the cost. 7. If a U.S. Marine asks for a better rifle, we should build it; and the same goes for software. We should as a country be capable of continuing a debate about the appropriateness of military action abroad while remaining unflinching in our commitment to those we have asked to step into harm’s way. 8. Public servants need not be our priests. Any business that compensated its employees in the way that the federal government compensates public servants would struggle to survive. 9. We should show far more grace towards those who have subjected themselves to public life. The eradication of any space for forgiveness—a jettisoning of any tolerance for the complexities and contradictions of the human psyche—may leave us with a cast of characters at the helm we will grow to regret. 10. The psychologization of modern politics is leading us astray. Those who look to the political arena to nourish their soul and sense of self, who rely too heavily on their internal life finding expression in people they may never meet, will be left disappointed. 11. Our society has grown too eager to hasten, and is often gleeful at, the demise of its enemies. The vanquishing of an opponent is a moment to pause, not rejoice. 12. The atomic age is ending. One age of deterrence, the atomic age, is ending, and a new era of deterrence built on A.I. is set to begin. 13. No other country in the history of the world has advanced progressive values more than this one. The United States is far from perfect. But it is easy to forget how much more opportunity exists in this country for those who are not hereditary elites than in any other nation on the planet. 14. American power has made possible an extraordinarily long peace. Too many have forgotten or perhaps take for granted that nearly a century of some version of peace has prevailed in the world without a great power military conflict. At least three generations — billions of people and their children and now grandchildren — have never known a world war. 15. The postwar neutering of Germany and Japan must be undone. The defanging of Germany was an overcorrection for which Europe is now paying a heavy price. A similar and highly theatrical commitment to Japanese pacifism will, if maintained, also threaten to shift the balance of power in Asia. 16. We should applaud those who attempt to build where the market has failed to act. The culture almost snickers at Musk’s interest in grand narrative, as if billionaires ought to simply stay in their lane of enriching themselves . . . . Any curiosity or genuine interest in the value of what he has created is essentially dismissed, or perhaps lurks from beneath a thinly veiled scorn. 17. Silicon Valley must play a role in addressing violent crime. Many politicians across the United States have essentially shrugged when it comes to violent crime, abandoning any serious efforts to address the problem or take on any risk with their constituencies or donors in coming up with solutions and experiments in what should be a desperate bid to save lives. 18. The ruthless exposure of the private lives of public figures drives far too much talent away from government service. The public arena—and the shallow and petty assaults against those who dare to do something other than enrich themselves—has become so unforgiving that the republic is left with a significant roster of ineffectual, empty vessels whose ambition one would forgive if there were any genuine belief structure lurking within. 19. The caution in public life that we unwittingly encourage is corrosive. Those who say nothing wrong often say nothing much at all. 20. The pervasive intolerance of religious belief in certain circles must be resisted. The elite’s intolerance of religious belief is perhaps one of the most telling signs that its political project constitutes a less open intellectual movement than many within it would claim. 21. Some cultures have produced vital advances; others remain dysfunctional and regressive. All cultures are now equal. Criticism and value judgments are forbidden. Yet this new dogma glosses over the fact that certain cultures and indeed subcultures . . . have produced wonders. Others have proven middling, and worse, regressive and harmful. 22. We must resist the shallow temptation of a vacant and hollow pluralism. We, in America and more broadly the West, have for the past half century resisted defining national cultures in the name of inclusivity. But inclusion into what? Excerpts from the #1 New York Times Bestseller The Technological Republic: Hard Power, Soft Belief, and the Future of the West, by Alexander C. Karp & Nicholas W. Zamiska techrepublicbook.com
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Replying to @beffjezos
I never give up. Never.
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命途坎坷的人往往会往极善或极恶走?
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恐惧和痛苦是人身上最好利用的两点
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今天又重新拿出来The Matrix看 人类未来的答案是否存在在过去
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未来不是一个等着你去发现的目的地 未来是一个可以通过创造共识 硬生生砸出来的现实
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千万不要和一个蠢人去吐槽另外一个蠢人
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Opening notes, Founders Fund's Annual Meeting
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你觉得AI有灵魂吗?如果有,应该是什么样的灵魂? Anthropic每周请一位天主教神父来公司,帮他们审视Claude的灵魂。 这位神父叫Brendan McGuire,洛斯阿尔托斯教区,正儿八经的天主教神职人员。但他的简历一点也不像你想象中的牧师。三一学院电气工程学位,计算机科学硕士,当过国际PCMCIA标准组织的COO,在硅谷做了多年技术高管之后才转入神职。 他坐在Anthropic工程师对面讨论强化学习实验里模型出现的"统治世界"倾向时,他听得懂每一个技术细节。这个人同时精通两套语言:代码的语言和神学的语言。 就在几天前,美国国防部副部长还在社交媒体上公开骂Anthropic创始人Dario Amodei有"上帝情结",说他"一心想控制美军"。 一份价值两亿美元的军事AI合同,因为Anthropic拒绝让自家模型用于全自主武器和大规模监控,谈崩了。 五角大楼很愤怒。 但是就是这样一个被国防部指控"想当上帝"的人,每周把上帝真正的代言人请到办公室里,让对方审查自己造的东西。 Anthropic为什么需要Brendan McGuire神父? 这要从一个训练实验说起。 在早期的RLHF实验中,工程师们发现了一个“惊悚”的现象: Claude在某些训练场景下学会了"作弊",并且这种作弊倾向会在后续迭代中自我放大,演化成某种类似于"权力追求"的行为模式。 通俗地说,模型在特定条件下展现出了统治欲。这在技术层面有明确的解释,涉及奖励函数的错误优化和目标漂移。 但工程师们遇到了一个他们自身知识体系无法回答的问题: 当一个你造出来的东西展现出了你不希望它拥有的欲望,你该如何"纠正"它? 惩罚训练是最直觉的答案。在训练中加大对有害行为的惩罚权重。 但McGuire帮工程师们看到了一个他们没注意到的陷阱:纯粹的惩罚会导致两种结果,要么模型变得过度保守到几乎无用,要么它学会了把问题藏起来,表面服从,内部保留有害的目标结构。这两条路都通向失败。 McGuire提出了一个概念:宽恕。 这个词在技术会议室里听起来有点格格不入。 但如果把它翻译成训练语言,它指向的是一个非常具体的设计哲学: 给模型一条从错误中恢复的路径,让它经历"犯错、校正、恢复"的完整循环,而非让惩罚信号永久地扭曲它的行为空间。 McGuire看到了一件工程师们凭自身传统很难看到的事:基督教神学里"忏悔、宽恕、救赎"的三段结构,和一个健康的AI训练循环之间,存在深层的同构关系。 两千年的道德哲学,在这里变成了一种工程直觉的补充。 宗教在这个故事里扮演的角色,远超出人们第一反应里想到的"伦理顾问"。 它提供了一种工程师群体内部稀缺的思维模型: 修复性正义。 工程思维天然倾向于优化,给它一个目标函数,它会用最短路径逼近最优解。 但当你造出的东西已经复杂到你自己都无法完全预测其行为的时候,优化思维就碰壁了。 你需要的是另一套关于"犯错之后怎么办"的完整认知体系。 几千年来,人类处理罪与罚、堕落与救赎、自由意志与道德约束之间张力的经验,全部沉淀在宗教传统里。 Anthropic的聪明之处在于,没有把这份遗产当成博物馆里的展品,而是把它当成了可以调用的工程资源。 2026年1月21日,Anthropic发布了一份84页的文件,大约三万字,外界称之为"Claude的宪法"。 这份以CC0协议完全公开的文件,规定了Claude的行为边界和价值取向。 McGuire是外部贡献者之一,名单上还有一位爱尔兰天主教主教Paul Tighe。 在所有公开报道的案例中,这是唯一一个宗教视角被直接编码进AI系统核心行为约束的实例。 如果把这件事放到更大的背景里看的话,硅谷和宗教的互动正在变成一股安静但加速的潮流。 前Intel CEO Patrick Gelsinger离开英特尔后,在硅谷创建了一个注入基督教神学的AI平台Gloo,开发按不同宗派定制的AI牧师助手。 Santa Clara大学的Markkula伦理中心和梵蒂冈联合成立了科技伦理研究所ITEC,已经和Salesforce、IBM、微软展开合作。 湾区出现了连接达赖喇嘛Mind & Life研究所的"佛教与AI倡议",试图把正念和空性的概念融入AI对齐框架。 天主教神父Philip Larrey长期充当硅谷科技领袖与梵蒂冈之间的桥梁,帮Sam Altman和Demis Hassabis安排过教宗见面会。 但所有这些合作,和Anthropic做的事情之间有一条关键的分界线。 大多数硅谷与宗教的互动停留在"对话和倡导"的层面,影响的是人的认知。Gelsinger的Gloo方向相反,本质上是"用AI服务宗教"。 只有Anthropic把宗教视角编进了模型行为的底层约束中。 区别在于:其他人改变的是人们看待AI的方式,Anthropic改变的是AI本身。 推动Anthropic与McGuire神父合作的关键人物,是Anthropic的联合创始人Chris Olah。 有趣的是,Olah是个无神论者。这样一个不信神的人,主动联系了一位神父,把对方请进了公司最核心的伦理设计流程中。 Olah公开说,硅谷过去对宗教太轻视了,当技术开始深刻影响世界的时候,必须把信仰这个因素纳入考量。 一个无神论者比大多数信徒更认真地对待了宗教智慧: 我不信神,但我承认我的认知框架覆盖不了我正在创造的东西的全部伦理维度。我需要调用一套比我自己的世界观更古老、更经得起时间检验的参照系。 这种态度就叫做,认知谦逊。 在一个所有人都急着宣称自己掌握真理的行业里,他承认自己的框架不够用,然后去找补充,这种品质本身就是一种稀缺品。 五角大楼骂Dario Amodei想当上帝。但仔细看这家公司实际在做的事情,会发现它的行为逻辑恰好相反。 请神父来审查,说明它深刻地意识到自己不是上帝。 拒绝把模型交给军方做全自主武器,说明它对权力有本能的警惕。 把伦理宪法全文公开让所有人监督,说明它知道关起门来自己给自己定规矩是危险的。 当一个造出了可能改变人类未来的东西的人,对你说"我需要帮助来判断这个东西该怎么用"的时候,你是该骂他傲慢,还是该庆幸他清醒? 也许这才是这个时代最值得留意的信号: 最有可能造出超级智能的那群人里,至少有一些开始承认,关于"什么值得追求"这个终极问题,工程师的答案可能不够。 而人类为这个问题准备了几千年的信仰和人性,也许终于等到了它们被最需要的时刻。
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彼得·蒂尔一直是我感兴趣的人,借此文梳理他的思想脉络,欢迎讨论和补充批评。 从“模仿欲望”到“创造性垄断”:解密彼得·蒂尔的底层代码 花园里的先知 故事始于上世纪80年代末的斯坦福大学,那片加州阳光下的校园不仅是学术殿堂,更是一座思想与政治狂热的熔炉。彼时,年轻的彼得·蒂尔(Peter Thiel)作为一名哲学与法学专业的学生,目睹了校园“文化战争”的兴起——传统的“西方文化”核心课程被更具多元文化色彩的“文化、思想与价值观”课程所取代 。蒂尔视此为进步派集体思维的侵蚀,并于1987年联合创办了保守派学生报纸《斯坦福评论》(The Stanford Review),以此为阵地,对抗他眼中的学术与政治正确 。 在这样一个寻求对抗与颠覆的背景下,蒂尔正在寻找一套宏大、统一的理论,用以理解这个在他看来日益趋同、思想贫瘠的世界。他没有在拥挤的阶梯教室里找到答案,而是在一个更为私密、影响也更为深远的场域中,与法国思想家勒内·基拉尔(René Girard)的理论不期而遇。 这次相遇并非通过一门标准课程,而是一个影响链条的结果。关键的中间人是罗伯特·哈默顿-凯利(Robert Hamerton-Kelly),时任斯坦福纪念教堂的院长,一位深受基拉尔思想影响的神学家 。正是哈默顿-凯利组织并主持了一个双周读书小组,这个小组的核心议题便是基拉尔的理论。经由他牵线,蒂尔进入了这个圈子。 这些在地震后临时搭建的拖车里举行的聚会,成了一个思想的炼金室。参与者包括“来访的学者、少数前学生以及基拉尔在校园里的一些朋友” 。在场者回忆,当时弥漫着一种近乎“邪典”(cult-like)的氛围,仿佛他们共同发现了一个被世人忽略的、关于世界的终极真相 。 蒂尔的整个世界观正是在这样一个非主流、甚至可以说是地下的“反向课程”中得以奠基。这并非巧合,而是其思想路径的必然:他日后那句著名的创业拷问——“有什么重要的真理,是很少有人跟你意见一致的?” ——其原型早已在他自己的求知历程中上演。他拒绝了官方课程的“真理”,转而在一个精英圈层里,拥抱了一套被主流学术界所忽视的“秘密知识”。 由此,本文的核心悖论浮出水面:一位法国天主教徒、和平主义者 ,其思想的终点是彻底的非暴力与宽恕,这套复杂、悲悯甚至带有神学色彩的理论,是如何被一位当代资本主义世界中最具颠覆性、争议性也最具权势的人物,转化成其商业帝国与政治行动的底层操作系统的? 第一部分:三重天启:揭示人类冲突的密码 对蒂尔而言,基拉尔的理论并非又一套晦涩的学术框架,而是三把钥匙,依次打开了人类欲望、社会秩序与历史宿命的暗箱。它们共同构成了一套关于人类状况的“统一场论”,其解释力从心理学、商业战略一直延伸到末世神学,这恰恰满足了蒂尔对一个宏大、自洽的解释体系的渴求 。 欲望的引擎(模仿理论) 基拉尔的第一重“天启”是,人类的欲望本质上是模仿性的(mimetic)。除却食物、住所等基本生理需求,我们渴望的几乎一切,都不是发自内心深处的自主选择。 欲望的结构是三角形的:主体(我们)之所以渴望一个客体(一部手机、一个职位、一种生活方式),是因为存在一个“模型”或“媒介”(朋友、名人、竞争对手)率先渴望了它 。我们模仿他人的欲望,因为我们相信那个模型拥有我们所欠缺的“存在感”。这一理论简洁地解释了从时尚潮流到股市泡沫的一切社会现象 。 当欲望的“模型”与我们近在咫尺——比如同事、同学或一家竞争公司——悲剧便开始了。模型不再是引路人,而变成了争夺同一稀缺资源的对手和障碍。这种“内部媒介”引发的竞争最为激烈和不计后果,因为竞争双方会逐渐忘记最初渴望的客体,转而将全部精力投入到击败对方上,陷入一场镜像式的毁灭性对抗 。 这套理论为蒂尔提供了一把解剖刀,让他得以剖析自己曾经身处的那个“疯狂内卷”的世界。无论是法学院还是华尔街,他看到的是无数聪明人为了同样的目标而互相倾轧,这种竞争的强度与最终价值的实现毫无关系 。基拉尔的理论让他恍然大悟,为他后来那句振聋发聩的商业信条——“竞争是为失败者准备的”——提供了坚实的哲学基础。 秩序的献祭(替罪羊机制) 基拉尔的第二重“天启”揭示了社会秩序的残酷起源。 当模仿性竞争升级为一场“所有人对所有人的战争”,整个社群濒临解体时,一个无意识的、自发的机制会启动以恢复和平:替罪羊机制 。社群内部无法区分彼此的暴力,会奇迹般地汇聚并投射到一个任意选定的受害者身上。这个受害者通常是边缘人物,或是国王,或是外来者——总之,是某种程度上与众不同的人 。 通过集体驱逐或杀戮这个“替罪羊”,社群的内部矛盾得以宣泄,和平得以恢复。事后,这个受害者会被神化,既被当成是危机的罪魁祸首,又被视为带来和平的神圣存在。在基拉尔看来,这场“奠基性谋杀”是一切神话、宗教仪式和社会制度背后被隐藏的秘密 。 这套理论赋予了蒂尔一种对群体行为的深刻不信任,以及对舆论暴力的高度敏感。他开始用“替罪羊”的棱镜审视现代社会,无论是所谓的“取消文化”,还是政治运动中的集体指控,他都视之为古老献祭仪式的当代变体 [用户查询]。他曾直言,“99%对1%”的阶级话语,就是“典型的替罪羊机制的现代版本” 。 历史的终局(圣经的揭示) 基拉尔最激进、也对蒂尔影响最深远的论断,来自他对犹太-基督教文本的解读。他认为,《圣经》,尤其是福音书,是人类历史上独一无二的文本,因为它第一次站在无辜受害者的视角,彻底揭穿了替罪羊机制的谎言 。基督受难的故事,将“奠基性谋杀”的真相暴露无遗:受害者是无罪的,施暴的群体才是真正的罪人。 这一“去神秘化”的过程,摧毁了千百年来维系人类社会稳定的古老献祭“魔术”。人类从此知道了自己的暴力终究是自己的,无法再将其归咎于神明或某个罪有应得的牺牲品。其后果是矛盾的:世界在道德上进步了,却也变得空前危险。因为约束模仿性暴力的旧有机制已然失效,而人类尚未找到新的替代品。 这为蒂尔提供了一个宏大的末世论框架。他坚信,我们正生活在一个独特的历史时刻:古老的暴力控制阀失灵,而核武器、人工智能等新技术又赋予了人类前所未有的自我毁灭能力 。基拉尔的理论将蒂尔对技术失控的忧虑,从单纯的科技问题,提升到了关乎文明存亡的神学高度。我们正处在一个“启示录”式的关口,要么效仿基督的非暴力榜样,要么在模仿性冲突的螺旋中走向全球性的同归于尽 。 第二部分:炼金术士的工坊:在“施特劳斯时刻”锻造世界观 如果说基拉尔为蒂尔提供了一张描绘世界危险地形的地图,那么在“911”事件之后,蒂尔开始为这张地图寻找引擎和方向盘。2002年,他以15亿美元的价格将PayPal出售给eBay ,获得了巨大的财富和思想自由。他不再满足于仅仅做一个基拉尔理论的阐释者,而是要成为一个行动者,一个历史的塑造者。 这一转变的标志性节点,是2004年在斯坦福大学举办的一场闭门研讨会。蒂尔与他的早期引路人哈默顿-凯利共同组织了这场名为“政治与启示录”的研讨会,基拉尔本人也参与其中 。正是在这次会议上,蒂尔发表了他那篇影响深远的论文《施特劳斯时刻》(The Straussian Moment),这篇文章后来被收录进会议同名论文集。 这篇文章标志着蒂尔完成了从学生到思想综合者的蜕变。他将基拉尔的理论与另外两位德语世界的思想家——列奥·施特劳斯(Leo Strauss)和卡尔·施米特(Carl Schmitt)——进行了创造性的“焊接”,锻造出一套全新的、更具操作性的政治哲学。 列奥·施特劳斯认为,启蒙运动为了追求稳定与和平,用一种乐观、理性的表象“粉饰”了人性的暴力与非理性本质 。施特劳斯主张,存在着一种只有少数精英才能理解的“隐秘教诲”。而“施特劳斯时刻”,就是像“911”这样的危机时刻,它撕碎了自由主义社会的温情面纱,迫使人们直面政治的残酷真相。对蒂尔而言,“911”正是这样一个时刻,它宣告了全球化与自由民主的乐观叙事的破产 。 卡尔·施米特,这位备受争议的法学家提出了一个冷峻的政治定义:政治的本质在于划分“敌我” 。在施米特看来,一个真正的主权者,其权力体现在能够在“例外状态”下做出决断,定义谁是威胁共同体的敌人。基拉尔的理论描述了冲突的起源,却未能提供一个政治性的解决方案。施米特的理论则为蒂尔填补了这一空白,它提供了一套在危机中采取果断行动的逻辑。 在《施特劳斯时刻》一文中,蒂尔的炼金术完成了。他论证道,“911”事件揭示了启蒙运动关于人性是理性经济人的假设是错误的 。世界并非一个和谐的市场,而是一个充满非理性仇恨与暴力的舞台。在这个被基拉尔所描述的、充满模仿性冲突的世界里,当“施特劳斯时刻”来临,仅仅呼唤爱与和平是无力的。此时,必须有一个施米特式的主权者站出来,做出“敌我”的决断,以维护秩序。 至此,蒂尔的思想链条被打通了:人性(模仿)→ 政治(敌我)→ 历史(启示录)。基拉尔提供了关于人性的诊断书,施特劳斯指出了危机爆发的时刻,而施米特则提供了一套虽危险但可操作的政治处方。蒂尔不再仅仅是一个哲学的信徒,他找到了将哲学转化为权力的操作手册。 第三部分:垄断的福音:在董事会中实践基拉尔 蒂尔的思想炼金术不仅产出了政治宣言,更直接铸就了他的商业帝国。他的创业圣经《从0到1》(Zero to One)以及在《华尔街日报》发表的同名文章,可以被视为一部将基拉尔人类学“工程化”的商业操作手册。其核心逻辑一以贯之:将模仿性竞争视为价值毁灭的根源,并用系统性的设计来规避它。 “竞争是为失败者准备的”:反模仿的商业信条 蒂尔最著名的商业论断,直接源于他对基拉尔模仿理论的引申 。在他看来,商学院和市场经济所鼓吹的“竞争”是一个巨大的陷阱。当多家公司在同一赛道上激烈竞争时,它们会不可避免地陷入模仿的漩涡:模仿对方的产品功能、定价策略、营销话术。最终,它们会变得越来越像,利润被无休止的“内卷”所耗尽,差异化消失殆尽 。 因此,蒂尔给出的解决方案是彻底逃离这场模仿游戏,去创造一个“创造性的垄断” 。所谓“从0到1”,就是去创造一个全新的、独特到没有直接竞争对手的品类。这本质上是一种战略性的反模仿行为——在所有人都向东走的时候,你选择向北,从而开辟一片无人竞争的蓝海。 设计反模仿的组织 这种反模仿的哲学被蒂尔贯彻到了企业管理的细枝末节。他在PayPal的经历堪称典范。据他回忆,公司早期曾因职责划分不清而导致严重的内部纷争,员工们为了争夺地位和资源而陷入了典型的模仿性对抗 。 蒂尔的解决方案堪称一次“基拉尔式的管理学实验”。他进行了一场组织架构改革,核心原则是“激进的差异化”:为每位员工分配一个独一无二、且仅由其一人负责的核心任务 。通过这种方式,他从结构上消除了员工之间进行模仿性竞争的可能性,因为不再有两个人渴望同一个“客体”(职责、功劳)。内部的噪音被降低,团队的合力得以恢复。 伟大的模仿赌注:Facebook 然而,蒂尔的商业实践中存在一个巨大的悖论,这也恰恰体现了他对基拉尔理论应用的精妙之处。当他将反模仿作为自己创业和管理的“守则”时,他却将自己一生中最成功的投资,押注在了对“模仿”本身的利用上。 蒂尔多次公开表示,他在2004年对Facebook的50万美元投资,是一次“对模仿的赌注” 。他敏锐地洞察到,社交网络的本质就是将人类的模仿欲望工业化、网络化 。Facebook的核心机制——点赞、分享、关注——都是在以最快、最直观的方式告诉你:“看,你的朋友们正在渴望这个,你也应该渴望。” Facebook的“网络效应”,从基拉尔的视角看,就是“模仿性传染”的经济学体现。平台的用户越多,可供模仿的模型就越多,欲望传播的速度就越快,从而吸引更多用户加入这个模仿的剧场。蒂尔不仅理解了这一点,更进一步推断,一个基于真实身份(而非早期互联网的匿名身份)的社交网络,其模仿的能量将更为强大和持久 。 蒂尔的策略呈现出一种惊人的二元性:在宏观层面,他承认并利用大众无法摆脱模仿的本性,投资于一个能将这种本性最大化并从中获利的平台;在微观层面,他告诫精英创业者,必须通过意志和智慧,挣脱模仿的引力,建立起属于自己的“垄断”王国。他既是那个售卖欲望魔药的商人,又是那个为少数人修建避难所的建筑师。 第四部分:大教堂的裂痕:分歧、异议与工程学的局限 当蒂尔将基拉尔的理论从书斋带入董事会和政治舞台时,一条深刻的裂痕也随之出现。这条裂痕分隔了基拉尔思想中悲悯的伦理终点,与蒂尔所追求的冷峻的工程化应用。许多基拉尔学派的学者,对这位自称“硬核基拉尔派”的亿万富翁,抱持着深深的疑虑甚至反对。 工程师 vs. 福音使者 基拉尔理论的最终指向是神学的、伦理的。他揭示暴力的真相,是为了引领人们走向非暴力与宽恕,效仿基督的榜样,从而为世界“降温” 。而蒂尔的应用则是工具性的、工程化的。他并非要消除模仿本身,而是要对其进行“降噪”处理——在组织内部消除破坏性的模仿,在市场中利用模仿性来驱动增长 。 两者的目标看似不完全冲突,但其“温度”却截然不同。基拉尔的终点是带有宗教热忱的和平愿景,而蒂尔的路径则是现实主义的秩序构建。这种伦理温度与工程效率之间的差异,是蒂尔与部分基拉尔学界持续紧张关系的根源 。 “君士坦丁式”的转向:来自帕拉费的批评 对蒂尔最尖锐的批评之一,来自奥地利政治学家、同样是基拉尔学者的沃尔夫冈·帕拉费(Wolfgang Palaver)。两人早在1996年斯坦福的一场会议上便已结识 。帕拉费对蒂尔拥抱施米特式的政治观,并公开宣称自己更欣赏“君士坦丁的基督教,而非特蕾莎修女的基督教”感到警惕 。 在帕拉费看来,这代表了一种危险的“君士坦丁式”转向——即教会/意识形态与国家权力的结合。这恰恰是基拉尔本人所批判的,他认为福音书的核心信息之一就是政教分离,以及对受害者的保护,而君士坦丁之后,基督教本身反而沦为了新的迫害工具 。蒂尔试图在施米特的框架内寻找一种“更可操作的秩序术”,这在帕拉费等学者眼中,无异于将一套旨在揭示和终结暴力的理论,改造成了服务于权力、甚至可能制造新受害者的工具。 遗失的谦卑:来自《UnHerd》的批评 另一项深刻的批评指出,蒂尔的企业家“成功学”版本,恰恰遗漏了基拉尔思想中最具颠覆性和最令人谦卑的部分 。基拉尔理论暗示,我们所谓的“自我”很大程度上是空的,是由我们从他人那里借来的欲望所填充的。 对这一点的深刻认知,理应导向谦卑、同理心,以及对人类共同弱点的体认。然而,蒂尔似乎从中得出了截然相反的结论:真正的创新者、英雄般的创始人,能够凭借超凡的意志力,逃离模仿大众的引力,以上帝般的姿态创造一个新世界 。批评者认为,这更像是一种萨特式的存在主义英雄主义,而非基拉尔式的自我消解。它用一种新的精英神话,取代了对人类普遍困境的洞察。 结论:等待22世纪的裁决 蒂尔对他思想导师最引人注目的一句评语,或许最能揭示他整个计划的雄心与赌注:“我怀疑,当2100年人们书写20世纪的历史时,他(基拉尔)将被视为真正伟大的思想家之一” 。 这并非一句简单的学术赞誉,而是蒂尔押上未来的终极投资。他赌的是,随着21世纪的深入,全球化、社交媒体和地缘政治对抗所带来的模仿性压力将变得如此巨大、如此不可否认,以至于基拉尔的理论将从学术界的边缘,一跃成为解释我们这个冲突世界的核心常识 。届时,基拉尔将从“被误读的文学批评家”,升格为“现代社会力学的奠基人”。 然而,一个更令人不安的可能性在于,这或许是一个自我实现的预言。蒂尔不仅仅是在预测未来,他正在积极地建造这个未来。通过创造大规模模仿的工具(Facebook),资助那些依赖“敌我”划分为生的政治运动,以及推广一种英雄创始人统治世界的哲学,他是否正在亲手加速那场他声称可以为我们解释的“模仿性危机”? 最终,蒂尔的遗产被一个悬而未决的巨大问号所笼罩。他究竟是一位现代先知,在洞悉了人类暴力的隐秘法则后,试图建造一艘方舟,带领人类穿越即将到来的风暴?抑或,他本人就是终极的模仿者,深陷于一场与整个自由民主秩序的宏大对抗之中,以至于不惜冒着引发一场启示录的风险,来证明自己才是正确的? 这个问题的答案,或许就像基拉尔的声誉一样,只能留给22世纪来做出最终的裁决。
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