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Ma foi est le couronnement de tout ce que je pense sur tout, de tout ce que je sens sur tout, de tout ce que je veux sur tout
Ariane de Sacadé retweeted
Replying to @marinetondelier
On passe tout de même bien vite de non-viable à trisomique...
Quand, à 40 ans, la PMA est évidemment peu fructueuse, au lieu d’envisager l’adoption car l’on en aurait le cœur et les moyens, l’on se dit « Je vais payer un examen interdit dans le pays où je suis élue afin de trier les embryons génétiquement selon leur anomalie chromosomique »
En cette journée mondiale de la fertilité, j’ai décidé de parler d'un sujet qui me tient à cœur.
À la fin de mon parcours PMA, j'ai eu recours à un examen interdit en France.
Et si je prends la parole sur ce sujet aujourd'hui, c'est pour qu'il soit enfin autorisé.
Qu’on évite aux femmes et aux couples les souffrances inutiles que j’ai, comme tant d’autres, subies.
Pendant trois ans, j'ai subi les galères d'un parcours de PMA non-fructueux.
J'ai fait plusieurs fausses couches.
Avec mon conjoint, nous avons fait des tas d’examens pour savoir ce qui clochait.
Mais ils n’ont jamais rien repéré de particulier.
C'était déstabilisant de rester dans l'incompréhension au lieu d'obtenir des réponses.
Si problème particulier il y avait eu, nous aurions pu y remédier.
Mais si tout allait bien, que faire de plus pour conjurer les échecs ?
J'en suis arrivée à un point où je n'étais même plus triste quand le test de grossesse était négatif à la fin d’un cycle PMA.
Parce que je me disais qu'au moins, cette fois-ci, je n’avais pas à m’inquiéter de faire une nouvelle fausse couche.
Après trois ans de galères et d'injections de toutes sortes, je ne reconnaissais plus mon corps ni mon humeur.
J'avais atteint mes limites.
Et puis un ami – qui ne savait pas pour mon parcours – m’a parlé du sien et de toutes ces femmes à qui on transfère des embryons non-viables.
Alors en plein bilan d’échec d’implantation, ma médecin a répondu à mes questions.
Tous les tests que j’avais faits correspondaient à 20% des causes possibles d’échec.
Et les 80% restantes ?
Elles proviennent des embryons.
Mais en France, on n’a pas le droit d’investiguer dans cette direction.
La loi ne le permet pas.
J’ai alors appris l'existence du DPI-A (diagnostic génétique préimplantatoire des aneuploïdies).
C'est un examen qui permet d'identifier les anomalies chromosomiques des embryons à 5 jours d’évolution, avant congélation.
Il permet d'éviter d'implanter des embryons non-viables, et donc de réduire considérablement le risque de fausse couche.
Mais il est malheureusement interdit en France.
J'ai donc été en Belgique pour le réaliser, parce que j'ai la chance d'habiter à côté.
Mon autre chance, c'est que j'en avais les moyens (au prix de quelques choix et sacrifices).
Parce que c'est un examen très cher, qui coûte au moins 10 000€ avec le cycle FIV dans lequel il faut s’engager.
Et qui n’est donc pas remboursé car fait à l’étranger.
Et ce n'est pas acceptable, car ça signifie que toutes les femmes ne peuvent pas y accéder, loin de là.
Même pour celles qui peuvent se le permettre, ça peut devenir un gouffre financier.
J'ai rencontré des femmes qui en sont à 80 000€ de dépenses de DPI-A dans les pays européens où c'est autorisé.
Sur les cinq embryons que j'ai fait analyser, trois n'étaient pas viables.
Deux avaient un chromosome en trop.
Un en avant un en moins.
Soit autant de cycles sur lesquels j’aurais dû : me gaver d’hormones, multiplier les examens sanguins et gynécologiques, grossir, changer d’humeur, stresser, attendre.
Et qui auraient échoué au moment de l'implantation.
Ou pire, après le début de la grossesse, ce qui est très dur physiquement, je suis bien placée pour le savoir.
Il se trouve qu’au moment d’engager ce DPI-A, j’avais décidé de mettre le projet en pause un an.
Besoin de me requinquer physiquement et psychologiquement.
Et que je suis tombée enceinte naturellement quelques semaines plus tard, le soir de Noël.
Les mystères de la vie…
Mais si je parle aujourd’hui, au risque de m’exposer à toute une flopée de commentaires désagréables, c’est que je sais que beaucoup de femmes ont des parcours similaires et se posent les mêmes questions.
Et qu’il est temps de faire évoluer la législation.
Je refuse que le DPI-A reste réservé à une minorité informée et qui en a les moyens.
Toutes les femmes, tous les couples doivent pouvoir y avoir accès.
Et je vais me battre dans cette campagne présidentielle pour que la loi change.
Le DPI-A doit être autorisé et accessible financièrement en France.
Dans un cadre bien défini, comme c'est le cas dans les pays où il existe.
Une proposition de loi pour autoriser le DPI-A en France vient d’être déposée à l’Assemblée à l'initiative notamment de la députée écologiste @LeaBalage, et je la soutiens évidemment pleinement !
On va le faire 💚
Pour éviter aux femmes et aux couples qui souhaitent avoir des enfants sous PMA toutes les souffrances que nous sommes tant à avoir subies.
Ariane de Sacadé retweeted
Replying to @SynapsePlus
Le problème n’est pas d’avoir un accent de la zone ou non
Le problème c’est de ne pas savoir s’adapter à son interlocuteur et son environnement
Tu vas en terrasse tu penses passer un bon moment et la personne commande thé cannelle épicée mdr ah d’accord je vais rentrer chez moi si tu veux bien
top tier boisson à commander au bar : expresso, chocolat au lait, coca zéro, orangina, jus d’ananas, vin, pinte, spritz, le reste j’évite #mon avis
Dans mon équipe de foot aux États-Unis, prière *collective* sur le terrain avant coup d'envoi puis *collective* dans le vestiaire après le coup de sifflet. Pas un seul des 20 joueurs de l'effectif qui soit pas croyant (biais latino et noir il est vrai). Dans les trois familles chez lesquelles j'ai vécu ou passé du temps, prière avant chaque repas en se donnant la main. C'est le cas chez deux tiers des protestants (majoritaires).
Le drame des libéraux français c'est qu'ils croient qu'on peut importer le modèle économique américain sans importer Dieu. Ça marche pas.
Tarte à la crème du premier cours d'éco / philo en bac +1 mais réel : l'économie est une force d'éclatement. Les intérêts qui s’affrontent, chacun pour soi, tous contre tous, etc. Cette force atomisante est plus puissante aux États-Unis que partout ailleurs.
Sauf qu'ils ont un ciment : Dieu. Dieu est *partout*. « In God We Trust » sur chaque billet, le Congrès qui ouvre ses séances par une prière, « God bless America » qui clôt tout discours du président qui à son investiture a déjà prêté serment sur la Bible, le National Prayer Breakfast où se presse toute l'élite dirigeante, etc.
Le républicain Mike Rogers, dans la course sénatoriale la plus suivie du pays cette année, vient de terminer sa campagne ce dimanche par une messe dans une église protestante dans l'east side de Detroit (donc noire). Son adversaire démocrate El-Sayed, musulman, dans une église protestante west side. La Bible est commune aux leaders noirs et aux présidents. Donc : guerre civile impossible.
La France a su fabriquer à un moment une religion civile laïque (« Progrès », « Nation », « République »). Qu'en reste-t-il.
Ariane de Sacadé retweeted
Ces affiches sont tellement belles.
Il y a un charme indéniable qui s'en dégage.
Combo lips glossy ft. chewing gum goût fraise je remercie le bon Dieu tous les jours de m’avoir faite fille


























