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Résident de Montréal qui aime la politique. On ne sera pas toujours d'accord mais je vous respecte.

Montréal
Joined September 2009
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Retour sur les propos irrespectueux et agressifs envers Jacinthe-Eve Arel à la suite de sa nomination à titre de cheffe de cabinet du ministre délégué à l’allègement réglementaire. Le Parti Québécois a été témoin, comme vous, des vives réactions, parfois littéralement haineuses et diffamatoires, concernant Jacinthe-Eve Arel au cours des derniers jours. Cela soulève de sérieuses questions pour l’ensemble de la société. L’intolérance et l’agressivité dont a été victime Jacinthe-Eve nous préoccupent. Il faut non seulement les déplorer, mais les dénoncer. Certains sont allés jusqu’à s’appuyer sur de fausses informations pour appuyer cette campagne de dénigrement, comme ce fut notamment le cas à Radio-Canada lors de nombreuses émissions consécutives. Comment expliquer que certains médias traitent son embauche comme une grave erreur et véhiculent des critiques très acerbes, alors qu’il y a quelques jours à peine, elle commentait l’actualité sur les ondes de Radio-Canada, Québecor, Noovo, BLVD et RadioX sans que personne n’y trouve rien à redire? Le 5 octobre dernier, Jacinthe-Eve Arel était d’ailleurs l’une des invités à la soirée électorale pour analyser les résultats sur le panel de Radio-Canada devant un auditoire de près d’un million de téléspectateurs. Y trouver sa place est un grand privilège, à la hauteur du rayonnement immense des prises de parole qu’on y retrouve. À notre connaissance, jamais personne, à Radio-Canada ou ailleurs, n’a crié au scandale ni réclamé sa démission. Comment est-il possible d’entendre un traitement aussi sévère dans les médias, alors que ces mêmes médias l’invitaient de manière répétitive comme animatrice ou analyste? C’est notre devoir de souligner ce qui peut difficilement être vu comme autre chose que de l’incohérence, voire de l’hypocrisie, lorsque cette même personne rallie le Parti Québécois. Rappelons que Jacinthe-Eve Arel est une professionnelle aguerrie qui a travaillé dans le domaine de la protection de la jeunesse et dans le milieu communautaire, auprès de femmes victimes de violence, qui a passé douze ans dans le réseau de la santé et des services sociaux, où elle a progressé jusqu’à des fonctions de cadre supérieur. Elle a dirigé des équipes de plusieurs centaines d’employés et géré des budgets de plusieurs dizaines de millions. Elle a également travaillé en cabinet ministériel, à la jonction du politique et de la haute fonction publique. Le Parti Québécois lui a fait une place comme cheffe de cabinet de la même manière que d’autres chefs de cabinet nommés cette semaine sont issus de bagages idéologiques très différents. Nous sommes fiers de compter sur une équipe choisie en fonction de la compétence, sans porter des œillères idéologiques. Notre formation est capable d’élargir ses horizons, à droite et à gauche du centre du spectre politique. Rappelons également qu’il ne s’agit pas d’une élue. Elle n’a pas été embauchée pour ses prises de parole ou ses opinions publiques, mais pour le travail qu’elle fera dans l’ombre de l’appareil gouvernemental, en fonction de ses compétences et avec un devoir de réserve. Ensuite, il faut souligner que l’agressivité et la démesure des propos à son endroit soulèvent certainement des questions quant au traitement réservé aux femmes en politique. La nouvelle législature de l’Assemblée nationale compte plusieurs députés masculins dont les propos dépassent nettement en intensité et en controverse ceux de Jacinthe-Eve Arel. Pourquoi un traitement aussi inégal? Enfin, cet épisode soulève une dernière question, soit celle de la polarisation grandissante de notre société. Est-ce que la culture de l’annulation ou du bannissement favorise le dialogue ou accentue plutôt la polarisation? Pour certains militants et idéologues, faire disparaître quelqu’un de la place publique ou de l’appareil gouvernemental, tout en la marginalisant le plus possible, est un progrès garant d’une paix sociale. Un pas de plus vers une société plus « inclusive ». Laissez-nous en douter. Dans le cadre de ses sorties publiques au cours des dernières années, il est vrai qu’elle a pris des positions plus à droite que celles du Parti Québécois dans son ensemble. Or au Parti Québécois, nous avons démontré à plusieurs reprises que notre philosophie est d’inclure, de rassembler véritablement les gens et de maintenir un dialogue à travers la polarisation, de sorte à élargir notre coalition d’indépendantistes en faisant de la place dans nos rangs tant à la gauche qu’à la droite. Parce que nous portons un authentique projet de société, le projet national rend fondamentale la nécessité de faire une place à tous les courants de l’indépendantisme, y compris celui de la droite qui réclame moins d’État et une administration publique plus efficace. Ce qui est précisément le mandat confié par le nouveau gouvernement à Jacinthe-Eve Arel. Le projet du Parti Québécois est fondé sur le dialogue social dans la poursuite de notre indépendance, une indépendance et un dialogue garants de notre qualité de vie et de notre paix sociale.
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Et voilà!
Texte de Renée Lavigne 1 - En psychologie sociale, lorsqu'un adversaire politique est perçu comme une menace sérieuse en raison de son intelligence ou de sa rigueur intellectuelle, la stratégie inconsciente (ou délibérée) des opposants n'est pas de l'affronter sur le terrain des idées, mais de le détruire sur le terrain de la perception.. 2 - La stratégie de la « dé-crédibilisation » (Le bébé qui boude) Attaquer l'intelligence d'un politicien chevronné est difficile et peu crédible aux yeux du public. Les détracteurs se tournent donc vers une autre cible : sa maturité émotionnelle. * Le mécanisme : En le qualifiant de « bébé qui boude » ou de « capricieux » lors de ses sorties passionnées ou de ses refus de compromis (par exemple, sur le serment au Roi ou les débats linguistiques), les critiques tentent de transformer ses convictions fermes en simples crises de colère infantiles. * L'effet psychologique : Cela permet de détourner l'attention du fond du débat. On ne discute plus de la légitimité ou de l'intelligence de ses arguments, on discute de sa posture. Pour l'internaute qui consomme cette désinformation, le leader n'est plus un intellectuel menaçant, mais quelqu'un d'immature qu'il est légitime de mépriser 3 - Le raccourci mental de l'association (Le « mini-Trump ») L'étiquette de « mini-Trump » est ce qu'on appelle en psychologie cognitive un biais d'ancrage ou une technique d'amalgame. * Le mécanisme : Donald Trump est devenu le symbole universel de la division, du populisme et de la menace à la démocratie. Associer le nom de PSPP à celui de Trump est un raccourci psychologique extrêmement paresseux mais redoutablement efficace. Dès que PSPP critique vivement le gouvernement fédéral, les médias traditionnels ou l'immigration, ses opposants appliquent cette étiquette pour court-circuiter toute réflexion. * L'effet psychologique : L'esprit humain déteste la complexité. Il est beaucoup plus simple de coller une étiquette préexistante (« Trump ») sur un politicien complexe que d'analyser les nuances de son nationalisme social-démocrate. Cela permet aux opposants de ressentir une supériorité morale. 4 - La peur de l'intelligence de l'adversaire C'est un paradoxe bien connu en psychologie politique : plus un leader est perçu comme articulé et stratégique par ses partisans, plus il devient terrifiant pour ses opposants. * Si PSPP était perçu comme incompétent, ses adversaires l'ignoreraient ou se contenteraient de s'en moquer gentiment. * La virulence de la désinformation et la violence des caricatures à son endroit sont souvent proportionnelles à la menace réelle qu'il représente pour le statu quo politique. Plus il marque des points de rhétorique, plus la machine à caricaturer s'emballe pour tenter de briser son élan. » Renée Lavigne
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Quel PM! Merci de faire appel à l’intelligence, à la rigueur et… l’honneur! Souhaitons que cette mise en contexte digne d’une grande entrevue, sera relayée par l’écosystème politique du Québec!
Sur le défi de gouverner pour défendre les intérêts du Québec dans un environnement qui s'est habitué à accepter ce qui est pourtant parfaitement anormal En ce beau dimanche ensoleillé, je prends la plume comme je le ferai de temps à autre le dimanche, à titre de premier ministre, pour donner de la perspective à des sujets de société ou des décisions qui le méritent. Pas tant pour convaincre, car la semaine est remplie d'occasions de le faire, mais plutôt pour donner un peu plus de contenu et de perspective, de sorte que les citoyens qui veulent s'intéresser à la politique de plus près puissent se rapprocher des enjeux et comprendre les fondements de ces décisions. Cette semaine a été marquée par l'organisation d'un sommet Canada-Union européenne dans le cadre duquel le Québec a été relégué à un statut de figurant. Comme premier ministre, j'ai été confronté via nos fonctionnaires aux constats suivants quelques jours après mon assermentation et à quelques jours seulement de l'événement: 1- Le refus du Canada d'octroyer au Québec le statut de participant au sommet; 2- Le refus du Canada d'octroyer au Québec le statut d’observateur au sommet; 3- Le refus du Canada de permettre au Québec d'organiser une réception de bienvenue en marge de l'événement; 4- Le refus d’organiser une réelle rencontre d’enlignement des orientations entre le Québec et le Canada le cadre du sommet; 5- Le refus du Canada de permettre au premier ministre du Québec, sur son territoire, d’adresser la parole aux invités. Mark Carney a affirmé publiquement qu'il y a avait eu trois rencontres de travail entre le Québec et le Canada pour préparer ce sommet, mais, après vérification avec le secrétaire général du gouvernement du Québec et le sous-ministre aux relations internationales, cette affirmation n'avait aucun fondement. Il n’y a pas une nation au monde qui accepterait d'être exclu, sur son propre territoire, de négociations qui affecteront directement ses intérêts, son économie, sa richesse et ses lois. C'est le principe même de la démocratie: pouvoir veiller soi-même à ses propres intérêts en reflétant la volonté de sa population et non pas laisser le voisin décider à sa place. Certains diront: est-ce que c’est si grave si le Canada, et non pas le Québec, décide de ce qui est bon pour le Québec ? La réponse la plus sincère que je puisse apporter à cette question ne pourrait être autre que oui. Ne pas pouvoir parler en notre propre nom, c'est abdiquer à un parlement dans lequel nous n’avons que 20% des sièges, donc très peu d'influence, l'arbitrage de nos propres intérêts qui seront alors le plus souvent sacrifiés pour d'autres intérêts qui ne sont pas les nôtres. Car oui, les accords de libre-échange ou les accords politiques entre les pays ont des impacts concrets dans la vie des gens. Ne pas être à la table signifie que notre économie risque d’être affectée de manière disproportionnée, ce qui peut mener à des conséquences bien réelles pour nos entreprises et pour de nombreux citoyens qui travaillent dans certains secteurs. Devant cette exclusion manifeste et ce manque de respect envers le Québec, j'ai décidé de poser un geste. Non pas en laissant la « chaise vide » comme l'ont laissé entendre faussement plusieurs commentateurs: notre négociateur et diplomate en chef, Pascal Paradis, qui a plus de 25 ans d'expérience dans le domaine, était présent à la table d'honneur et a rencontré en privé les représentants les plus influents de l'Union européenne. Mais bien en indiquant simplement que le Québec ne pouvait être ignoré. En envoyant clairement le message que, pour avoir la collaboration du Québec, il faut reconnaître son existence et son droit d'être à la table de discussion, un principe qui est normal dans toute nation qui se respecte. Mais voilà, ce qui est normal pour les peuples de partout dans le monde est anormal au Québec. Ce qui est normal au Québec, c'est de laisser passer et de ne rien faire lorsque le Québec recule, n'obtient pas le respect minimum et est littéralement écarté sur des questions vitales le concernant. Sous les libéraux, on traitait ces reculs de notre pouvoir démocratique de veiller à nos affaires dans l’indifférence et le silence. Un exemple? Lors du dépôt du rapport « Québécois, notre façon d'être Canadien », suivant lequel le fédéral a cavalièrement fermé la porte au Québec, notre gouvernement de l’époque s’est contenté d’un haussement d’épaules. Parfois même on tentait de faire passer des reculs comme des victoires. Sous la CAQ, le premier ministre se plaignait publiquement du mauvais traitement et de la condescendance du fédéral sans toutefois poser aucun geste concret en conséquence, rappelons-nous seulement de nombreux épisodes où le fédéral nous a manqué de respect : le débat des chefs où la CBC avait qualifié notre loi québécoise sur la laïcité de raciste, le refus sur les transferts en santé, l'épisode interminable du chemin Roxham, le refus de nous laisser mettre en place une déclaration de revenus unique, le refus sur les pleins pouvoirs en immigration, une question de « survie pour notre nation », et tant d’autres. Plus récemment, pensons au spectacle désolant sur la privatisation de l'aéroport de Montréal et les négociations sur les tarifs américains dans le cadre desquelles le fédéral a pris des décisions unilatérales qui vont à l'encontre des intérêts et des demandes du Québec, notamment celle des contre-tarifs dollars pour dollar qui nuit substantiellement à notre économie, suivant la presque totalité des intervenants du milieu des affaires. Mon point de vue est que dans un pays normal, le premier ministre ne devrait pas avoir à quémander pour prendre la parole lorsqu'il accueille des dignitaires sur son territoire, il ne devrait pas non plus espérer que le téléphone sonne pour savoir si nos intérêts sont sacrifiés ou non dans le cadre des négociations avec l'Europe. Ça fait six ans que je suis chef du Parti Québécois et que j'interviens en chambre pour que cesse cette approche de faire le tapis et faire semblant que le recul du Québec n'a pas lieu. À ce titre on ne pourra pas m'accuser de manquer de transparence ni de constance, car non seulement j'ai reproché à mes prédécesseurs de ne rien faire de concret devant ces nombreux reculs et manque de respect, mais j'ai explicitement affirmé à de multiples reprises durant la campagne que sous un gouvernement du Parti Québécois, les choses changeraient: voyez cet extrait ci-joint aussi clair que parlant du face-à-face TVA dans le cadre duquel j'affirmais que « je veux collaborer avec Mark Carney, SI et QUAND c’est dans le respect des intérêts du Québec, le respect du Québec est non négociable ». Donc, nous y voilà. Dorénavant, lorsque le Québec et ses intérêts ne seront pas respectés, on ne gardera plus le silence et on ne fera pas semblant que ça n'a pas eu lieu. Dorénavant, on va se tenir debout jusqu'à ce que le respect soit obtenu et que nos intérêts soient bel et bien servis. Dans mon esprit, c'est cela revêtir les habits de premier ministre: défendre le Québec avec conviction au-delà du calcul à court terme de l'effet de cette posture sur le prochain sondage du jour. Je prends également note de la tentative de mes adversaires d’éviter le débat sur le fond en y allant d’arguments ad hominem, c’est-à-dire d’attaques me visant personnellement comme étant un « boudeur », un « bébé lala », ou encore Mélanie Joly qui affirmait qu’elle me ferait un « câlin ». Cette condescendance à mon égard et à l’égard du fait de défendre les intérêts du Québec ne fait que renforcer davantage ma volonté d’agir en premier ministre, un premier ministre qui est entièrement dédié à la défense de l’intérêt des Québécois. J’ajouterais que je souhaite ardemment qu’un jour, avant de tourner en dérision ceux qui défendent le Québec, on remette en question d’abord ceux qui ont perdu de vue l'intérêt collectif et le respect de notre démocratie au fil du cheminement de leur carrière. Nous ne voulons pas revenir 60 ans en arrière. À ce titre, l’incapacité des diplomates et ministres fédéraux à comprendre et reconnaître l’existence de la doctrine Gérin-Lajoie devrait nous alerter sur le recul évident auquel nous faisons face. Maintenant, j'ai bien entendu l'invitation de Mark Carney pour une rencontre avant le Sommet de la francophonie au Cambodge dans le cadre duquel je mènerai personnellement la délégation du Québec. J'accepte cette invitation et je le remercie pour son changement de ton. Sans surprise, je demande simplement que cette rencontre soit faite dans le respect des lois du Québec, notamment la loi sur la Commission de la capitale nationale, qui énonce que les rencontres de cette nature doivent se tenir à Québec. Les nombreux intervenants de la capitale nationale ont eu parfaitement raison au cours des dernières années de demander fermement que cette loi soit respectée et je me suis engagé à ce changement lors de la campagne électorale. J'espère que cette mise en contexte permettra à mes lecteurs de mieux comprendre les principes qui guideront le gouvernement du Québec pour la suite: ces principes sont désormais clairs et prévisibles, car ils reflètent mes engagements électoraux et sont cohérents avec notre vision d’un Québec qui décide par lui-même et rayonne partout dans le monde. Les relations internationales du Québec vont prendre de l'ampleur au cours de ce mandat, bien qu'au cours des prochains mois, d'autres urgences plus terre à terre occuperont l'essentiel du temps de notre gouvernement, notamment de remplir chacun de nos engagements pour les 100 premiers jours de notre nouveau gouvernement. J'aurai l'occasion de reprendre la plume sur ces autres sujets prochainement, en espérant que cette lecture ait contribué à votre compréhension de nos orientations. À bientôt et bonne journée à tous.
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Vous étiez là pour vous faire du capital politique!! Revenez-en, tous le monde s'en fout! Vous n'avez aucun pouvoir et aucun droit de négocier pour le Québec! Vous êtes le francophone de service du PLQ...c'est juste ça que vous êtes, un pantin au service de PLC.
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⚠️ 🇨🇦 ⚜️ 🇪🇺 Hiérarchie proposée par Carney 🤪
🤖 Made with AI
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La paresse intellectuelle de ces trois panélistes reflète le manque de professionnalisme de nos médias de masse. Chantal Hébert, cette grande propagandiste, et les autres pourris de sa caste ont sauté sur une fausse information en pensant que ça passerait facilement, comme au temps de la fausse crise sanitaire.
Je vous invite à repartager ce vidéo de @Vidoc_Ronaco sur toutes vos plateformes de médias sociaux! C’est une pièce d’anthologie, un 3 en 1, où un « trio de journalistatas » commentent une « FAKE NEWS » à l’unisson, en direct, sur les ondes de @RadioCanadaInfo. Indécrottable Québec. *
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Replying to @cathgentilcore
La seule loyauté du chef du PLQ est envers le Canada et non envers le Québec.
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Je sens le devoir de réagir à cette déclaration proprement décevante du chef de l’opposition officielle. Dans son texte, Charles Milliard dit soutenir la doctrine Gérin-Lajoie, alors qu’il évacue complètement non seulement le fait que le premier ministre Mark Carney refuse de la reconnaître, mais que les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères à Ottawa ignorent jusqu’à son existence. Par ailleurs, M. Milliard ne semble pas avoir compris que sa présence à cet événement ne pouvait qu’être instrumentalisée politiquement pour briser le consensus à l’effet que le Québec ne devait pas se contenter d’un simple rôle de figurant lors de ce sommet et lors des négociations avec les partenaires européens. Et on ne peut s’empêcher de remarquer la personnalisation à outrance que fait le chef de l’opposition officielle de cette affaire en référant au « chef du Parti Québécois » qui « a boudé ». Dans les faits, c’est de la fonction de premier ministre du Québec et du respect du gouvernement du Québec dont il est question. Et sur le fond de la décision de ne pas prendre part à ce sommet, le premier ministre a été cohérent avec tout ce qu’il dit depuis des années : il collaborera lorsque ce sera dans l’intérêt du Québec, mais n’hésitera pas à défendre fermement les Québécois lorsque cela est requis. Visiblement, on voit que le Parti libéral du Québec est désormais la simple succursale des intérêts canadiens au Québec et non l’inverse. Il se range du côté de ceux qui, à Ottawa, veulent marginaliser le Québec. Pour quelqu’un qui se revendique de Robert Bourassa, c’est absolument sidérant.
J'étais présent pour tous les Québécois. Jeudi dernier, j’ai choisi d’assister au Sommet Canada–Union européenne à Montréal. J’ai ainsi pu avoir des discussions avec plusieurs personnalités politiques et économiques d’envergure : @vonderleyen, présidente de la Commission européenne, l’ambassadeur d’Espagne, Alfredo Martínez Serrano, l’ambassadeur d’Allemagne, Matthias Lüttenberg, des entrepreneurs québécois emblématiques, dont Alain Bouchard et Serge Godin, ainsi que plusieurs anciens premiers ministres, dont Philippe Couillard, Jean Charest, Lucien Bouchard et Daniel Johnson. Ces discussions enrichissantes ont permis de renforcer les liens avec nos voisins du reste du Canada pour développer de nouveaux marchés en Europe. À l’inverse, le chef du Parti québécois a décidé de bouder l’événement et a laissé sa chaise inoccupée. Une occasion ratée de défendre les intérêts du Québec et de renforcer des liens économiques importants pour le Québec. Je l’ai dit et je le redis : être absent, c’est être perdant. Tout au long de la campagne électorale, le chef du Parti québécois a pourtant signifié son intention de « collaborer » avec le gouvernement du Canada et avec les autres provinces. Quel message cela envoie-t-il à nos partenaires alors que les premiers ministres du Canada et de la Nouvelle-Écosse étaient, eux, présents à cet événement important en sol québécois, mais pas le premier ministre du Québec? J’invite M. St-Pierre Plamondon à se ressaisir et à favoriser une approche collaborative avec les autres membres de la fédération canadienne, compte tenu de l’importance des échanges que nous entreprenons avec nos compatriotes canadiens. Il s’agit de l’approche la plus prometteuse pour le développement économique du Québec, surtout en pleine guerre commerciale. Comme le Parti libéral du Québec l’a démontré au cours de sa riche histoire, il est possible pour le Québec, en s’inspirant de la doctrine Gérin-Lajoie, de faire des gains à l’international en prenant sa place de leader au sein de la fédération canadienne. C’est l’approche visionnaire du premier ministre Jean Charest qui a jeté les bases de l’Accord économique et commercial global avec l’Europe, signé par le gouvernement Couillard en 2016. En diplomatie, rien n’est acquis et tout passe par le développement des relations entre les nations et entre les personnes qui forment les gouvernements de celles-ci. Une seule approche doit être privilégiée : celle du travail acharné. Toute occasion de tisser des liens et de faire valoir les intérêts du Québec doit être saisie. Aujourd’hui, nous ne pouvons dresser qu’un seul constat : Paul St-Pierre Plamondon a décidé de faire passer ses préférences idéologiques avant l’intérêt des Québécoises et des Québécois. Le chef du Parti québécois est maintenant premier ministre du Québec. Il doit en prendre acte le plus rapidement possible et agir en conséquence. En attendant, son attitude chicanière met en péril le développement économique du Québec et sa place sur la scène internationale. Malheureusement, le « choix de la confiance » du Parti québécois est en train de devenir le « choix de la chicane ».
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Voilà un subterfuge qui sert les Libéraux. Corrigeons. Voici pour les données les plus récentes pour le mois d’août, desaisonnalisées: USA: 54 346,5 M$ 3%: 1630,4 M$ UE: 3705,8 M$ 15%: 555,9 M$ Donc on est très perdants au Québec encore aujourd’hui… @Gabriel_SMarie @JeanDenisGaron1 @mariosimardbq @ZumretErkin @EmondCa
Replying to @yfblanchet
Exportations du Québec vers les É.-U. : -3,5 % sur 8 mois en 2026. Vers le reste du monde : +15,5 %. Plus du quart des exportations vers les É.-U. sont maintenant tarifées, contre 17 % avant avril. Source : ISQ, Desjardins
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Voici celui qui accuse PSPP del a chaise vide👇
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Replying to @reidmichel7
Tu as raison, et quand Pascal Bérubé parle de Télé Québec, je crois qu'il va y avoir des changements à venir. Je crois que plusieurs d'entres nous sommes tanné des vidanges qu'on nous sert. Je suis content que Pascal ait ce ministère et il va se passer des choses.
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Mélanie Joly est le genre de personne qui se valorise d'être près du pouvoir, peu importe dans quel rôle. Mark Carney la chargerait de nettoyer les toilettes qu'elle le ferait en tailleur, avec un air de supériorité. Elle n'a pas de fierté, alors elle compense par de la vanité.
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Texte fort pertinent de notre premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon.
Sur le défi de gouverner pour défendre les intérêts du Québec dans un environnement qui s'est habitué à accepter ce qui est pourtant parfaitement anormal En ce beau dimanche ensoleillé, je prends la plume comme je le ferai de temps à autre le dimanche, à titre de premier ministre, pour donner de la perspective à des sujets de société ou des décisions qui le méritent. Pas tant pour convaincre, car la semaine est remplie d'occasions de le faire, mais plutôt pour donner un peu plus de contenu et de perspective, de sorte que les citoyens qui veulent s'intéresser à la politique de plus près puissent se rapprocher des enjeux et comprendre les fondements de ces décisions. Cette semaine a été marquée par l'organisation d'un sommet Canada-Union européenne dans le cadre duquel le Québec a été relégué à un statut de figurant. Comme premier ministre, j'ai été confronté via nos fonctionnaires aux constats suivants quelques jours après mon assermentation et à quelques jours seulement de l'événement: 1- Le refus du Canada d'octroyer au Québec le statut de participant au sommet; 2- Le refus du Canada d'octroyer au Québec le statut d’observateur au sommet; 3- Le refus du Canada de permettre au Québec d'organiser une réception de bienvenue en marge de l'événement; 4- Le refus d’organiser une réelle rencontre d’enlignement des orientations entre le Québec et le Canada le cadre du sommet; 5- Le refus du Canada de permettre au premier ministre du Québec, sur son territoire, d’adresser la parole aux invités. Mark Carney a affirmé publiquement qu'il y a avait eu trois rencontres de travail entre le Québec et le Canada pour préparer ce sommet, mais, après vérification avec le secrétaire général du gouvernement du Québec et le sous-ministre aux relations internationales, cette affirmation n'avait aucun fondement. Il n’y a pas une nation au monde qui accepterait d'être exclu, sur son propre territoire, de négociations qui affecteront directement ses intérêts, son économie, sa richesse et ses lois. C'est le principe même de la démocratie: pouvoir veiller soi-même à ses propres intérêts en reflétant la volonté de sa population et non pas laisser le voisin décider à sa place. Certains diront: est-ce que c’est si grave si le Canada, et non pas le Québec, décide de ce qui est bon pour le Québec ? La réponse la plus sincère que je puisse apporter à cette question ne pourrait être autre que oui. Ne pas pouvoir parler en notre propre nom, c'est abdiquer à un parlement dans lequel nous n’avons que 20% des sièges, donc très peu d'influence, l'arbitrage de nos propres intérêts qui seront alors le plus souvent sacrifiés pour d'autres intérêts qui ne sont pas les nôtres. Car oui, les accords de libre-échange ou les accords politiques entre les pays ont des impacts concrets dans la vie des gens. Ne pas être à la table signifie que notre économie risque d’être affectée de manière disproportionnée, ce qui peut mener à des conséquences bien réelles pour nos entreprises et pour de nombreux citoyens qui travaillent dans certains secteurs. Devant cette exclusion manifeste et ce manque de respect envers le Québec, j'ai décidé de poser un geste. Non pas en laissant la « chaise vide » comme l'ont laissé entendre faussement plusieurs commentateurs: notre négociateur et diplomate en chef, Pascal Paradis, qui a plus de 25 ans d'expérience dans le domaine, était présent à la table d'honneur et a rencontré en privé les représentants les plus influents de l'Union européenne. Mais bien en indiquant simplement que le Québec ne pouvait être ignoré. En envoyant clairement le message que, pour avoir la collaboration du Québec, il faut reconnaître son existence et son droit d'être à la table de discussion, un principe qui est normal dans toute nation qui se respecte. Mais voilà, ce qui est normal pour les peuples de partout dans le monde est anormal au Québec. Ce qui est normal au Québec, c'est de laisser passer et de ne rien faire lorsque le Québec recule, n'obtient pas le respect minimum et est littéralement écarté sur des questions vitales le concernant. Sous les libéraux, on traitait ces reculs de notre pouvoir démocratique de veiller à nos affaires dans l’indifférence et le silence. Un exemple? Lors du dépôt du rapport « Québécois, notre façon d'être Canadien », suivant lequel le fédéral a cavalièrement fermé la porte au Québec, notre gouvernement de l’époque s’est contenté d’un haussement d’épaules. Parfois même on tentait de faire passer des reculs comme des victoires. Sous la CAQ, le premier ministre se plaignait publiquement du mauvais traitement et de la condescendance du fédéral sans toutefois poser aucun geste concret en conséquence, rappelons-nous seulement de nombreux épisodes où le fédéral nous a manqué de respect : le débat des chefs où la CBC avait qualifié notre loi québécoise sur la laïcité de raciste, le refus sur les transferts en santé, l'épisode interminable du chemin Roxham, le refus de nous laisser mettre en place une déclaration de revenus unique, le refus sur les pleins pouvoirs en immigration, une question de « survie pour notre nation », et tant d’autres. Plus récemment, pensons au spectacle désolant sur la privatisation de l'aéroport de Montréal et les négociations sur les tarifs américains dans le cadre desquelles le fédéral a pris des décisions unilatérales qui vont à l'encontre des intérêts et des demandes du Québec, notamment celle des contre-tarifs dollars pour dollar qui nuit substantiellement à notre économie, suivant la presque totalité des intervenants du milieu des affaires. Mon point de vue est que dans un pays normal, le premier ministre ne devrait pas avoir à quémander pour prendre la parole lorsqu'il accueille des dignitaires sur son territoire, il ne devrait pas non plus espérer que le téléphone sonne pour savoir si nos intérêts sont sacrifiés ou non dans le cadre des négociations avec l'Europe. Ça fait six ans que je suis chef du Parti Québécois et que j'interviens en chambre pour que cesse cette approche de faire le tapis et faire semblant que le recul du Québec n'a pas lieu. À ce titre on ne pourra pas m'accuser de manquer de transparence ni de constance, car non seulement j'ai reproché à mes prédécesseurs de ne rien faire de concret devant ces nombreux reculs et manque de respect, mais j'ai explicitement affirmé à de multiples reprises durant la campagne que sous un gouvernement du Parti Québécois, les choses changeraient: voyez cet extrait ci-joint aussi clair que parlant du face-à-face TVA dans le cadre duquel j'affirmais que « je veux collaborer avec Mark Carney, SI et QUAND c’est dans le respect des intérêts du Québec, le respect du Québec est non négociable ». Donc, nous y voilà. Dorénavant, lorsque le Québec et ses intérêts ne seront pas respectés, on ne gardera plus le silence et on ne fera pas semblant que ça n'a pas eu lieu. Dorénavant, on va se tenir debout jusqu'à ce que le respect soit obtenu et que nos intérêts soient bel et bien servis. Dans mon esprit, c'est cela revêtir les habits de premier ministre: défendre le Québec avec conviction au-delà du calcul à court terme de l'effet de cette posture sur le prochain sondage du jour. Je prends également note de la tentative de mes adversaires d’éviter le débat sur le fond en y allant d’arguments ad hominem, c’est-à-dire d’attaques me visant personnellement comme étant un « boudeur », un « bébé lala », ou encore Mélanie Joly qui affirmait qu’elle me ferait un « câlin ». Cette condescendance à mon égard et à l’égard du fait de défendre les intérêts du Québec ne fait que renforcer davantage ma volonté d’agir en premier ministre, un premier ministre qui est entièrement dédié à la défense de l’intérêt des Québécois. J’ajouterais que je souhaite ardemment qu’un jour, avant de tourner en dérision ceux qui défendent le Québec, on remette en question d’abord ceux qui ont perdu de vue l'intérêt collectif et le respect de notre démocratie au fil du cheminement de leur carrière. Nous ne voulons pas revenir 60 ans en arrière. À ce titre, l’incapacité des diplomates et ministres fédéraux à comprendre et reconnaître l’existence de la doctrine Gérin-Lajoie devrait nous alerter sur le recul évident auquel nous faisons face. Maintenant, j'ai bien entendu l'invitation de Mark Carney pour une rencontre avant le Sommet de la francophonie au Cambodge dans le cadre duquel je mènerai personnellement la délégation du Québec. J'accepte cette invitation et je le remercie pour son changement de ton. Sans surprise, je demande simplement que cette rencontre soit faite dans le respect des lois du Québec, notamment la loi sur la Commission de la capitale nationale, qui énonce que les rencontres de cette nature doivent se tenir à Québec. Les nombreux intervenants de la capitale nationale ont eu parfaitement raison au cours des dernières années de demander fermement que cette loi soit respectée et je me suis engagé à ce changement lors de la campagne électorale. J'espère que cette mise en contexte permettra à mes lecteurs de mieux comprendre les principes qui guideront le gouvernement du Québec pour la suite: ces principes sont désormais clairs et prévisibles, car ils reflètent mes engagements électoraux et sont cohérents avec notre vision d’un Québec qui décide par lui-même et rayonne partout dans le monde. Les relations internationales du Québec vont prendre de l'ampleur au cours de ce mandat, bien qu'au cours des prochains mois, d'autres urgences plus terre à terre occuperont l'essentiel du temps de notre gouvernement, notamment de remplir chacun de nos engagements pour les 100 premiers jours de notre nouveau gouvernement. J'aurai l'occasion de reprendre la plume sur ces autres sujets prochainement, en espérant que cette lecture ait contribué à votre compréhension de nos orientations. À bientôt et bonne journée à tous.
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Replying to @PaulPlamondon
Ca fait longtemps qu'on a pas eu un homme d'État au pouvoir au Québec. Ca fait changement des gérant de centre d'achat qu'on a eu au cours des dernières années! Merci de communiquer directement avec les citoyens et de respecter notre intelligence.
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⚜ Sylvain Lefebvre ⚜ retweeted
Depuis des décennies, on tente sans succès de réduire les temps d’attente dans les urgences en injectant davantage d’argent dans le réseau. Trouvez-vous que les temps d’attente diminuent radicalement ? Au lieu de mettre l’accent sur l’offre, on pourrait plutôt chercher à réduire la demande. Curieusement, cette idée pleine de bon sens n’a jamais été la grande priorité du ministère de la Santé. « Quand j’ai entendu pendant la campagne électorale PSPP parler de s’attaquer à ce problème-là, j’étais surpris parce que c’était le premier politicien québécois que j’entendais parler de ça depuis que je suis arrivé au Québec, il y a 15 ans. »
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Je me suis déjà obstiné avec Jacinthe-Ève, mais contrairement à plusieurs à droite, elle ne tombait ni dans l’insulte ni dans la vulgarité. Je partage peu de ses opinions, mais je la respecte. Une des rares à droite que je suivais et qui me suivait. Je ne suis pas scandalisés. 🤷‍♂️
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100% d’accord avec toi @PaulPlamondon ! Je te dirai que le câlin de @melaniejoly m’insulte prodigieusement ! Quelle platitude !
Sur le défi de gouverner pour défendre les intérêts du Québec dans un environnement qui s'est habitué à accepter ce qui est pourtant parfaitement anormal En ce beau dimanche ensoleillé, je prends la plume comme je le ferai de temps à autre le dimanche, à titre de premier ministre, pour donner de la perspective à des sujets de société ou des décisions qui le méritent. Pas tant pour convaincre, car la semaine est remplie d'occasions de le faire, mais plutôt pour donner un peu plus de contenu et de perspective, de sorte que les citoyens qui veulent s'intéresser à la politique de plus près puissent se rapprocher des enjeux et comprendre les fondements de ces décisions. Cette semaine a été marquée par l'organisation d'un sommet Canada-Union européenne dans le cadre duquel le Québec a été relégué à un statut de figurant. Comme premier ministre, j'ai été confronté via nos fonctionnaires aux constats suivants quelques jours après mon assermentation et à quelques jours seulement de l'événement: 1- Le refus du Canada d'octroyer au Québec le statut de participant au sommet; 2- Le refus du Canada d'octroyer au Québec le statut d’observateur au sommet; 3- Le refus du Canada de permettre au Québec d'organiser une réception de bienvenue en marge de l'événement; 4- Le refus d’organiser une réelle rencontre d’enlignement des orientations entre le Québec et le Canada le cadre du sommet; 5- Le refus du Canada de permettre au premier ministre du Québec, sur son territoire, d’adresser la parole aux invités. Mark Carney a affirmé publiquement qu'il y a avait eu trois rencontres de travail entre le Québec et le Canada pour préparer ce sommet, mais, après vérification avec le secrétaire général du gouvernement du Québec et le sous-ministre aux relations internationales, cette affirmation n'avait aucun fondement. Il n’y a pas une nation au monde qui accepterait d'être exclu, sur son propre territoire, de négociations qui affecteront directement ses intérêts, son économie, sa richesse et ses lois. C'est le principe même de la démocratie: pouvoir veiller soi-même à ses propres intérêts en reflétant la volonté de sa population et non pas laisser le voisin décider à sa place. Certains diront: est-ce que c’est si grave si le Canada, et non pas le Québec, décide de ce qui est bon pour le Québec ? La réponse la plus sincère que je puisse apporter à cette question ne pourrait être autre que oui. Ne pas pouvoir parler en notre propre nom, c'est abdiquer à un parlement dans lequel nous n’avons que 20% des sièges, donc très peu d'influence, l'arbitrage de nos propres intérêts qui seront alors le plus souvent sacrifiés pour d'autres intérêts qui ne sont pas les nôtres. Car oui, les accords de libre-échange ou les accords politiques entre les pays ont des impacts concrets dans la vie des gens. Ne pas être à la table signifie que notre économie risque d’être affectée de manière disproportionnée, ce qui peut mener à des conséquences bien réelles pour nos entreprises et pour de nombreux citoyens qui travaillent dans certains secteurs. Devant cette exclusion manifeste et ce manque de respect envers le Québec, j'ai décidé de poser un geste. Non pas en laissant la « chaise vide » comme l'ont laissé entendre faussement plusieurs commentateurs: notre négociateur et diplomate en chef, Pascal Paradis, qui a plus de 25 ans d'expérience dans le domaine, était présent à la table d'honneur et a rencontré en privé les représentants les plus influents de l'Union européenne. Mais bien en indiquant simplement que le Québec ne pouvait être ignoré. En envoyant clairement le message que, pour avoir la collaboration du Québec, il faut reconnaître son existence et son droit d'être à la table de discussion, un principe qui est normal dans toute nation qui se respecte. Mais voilà, ce qui est normal pour les peuples de partout dans le monde est anormal au Québec. Ce qui est normal au Québec, c'est de laisser passer et de ne rien faire lorsque le Québec recule, n'obtient pas le respect minimum et est littéralement écarté sur des questions vitales le concernant. Sous les libéraux, on traitait ces reculs de notre pouvoir démocratique de veiller à nos affaires dans l’indifférence et le silence. Un exemple? Lors du dépôt du rapport « Québécois, notre façon d'être Canadien », suivant lequel le fédéral a cavalièrement fermé la porte au Québec, notre gouvernement de l’époque s’est contenté d’un haussement d’épaules. Parfois même on tentait de faire passer des reculs comme des victoires. Sous la CAQ, le premier ministre se plaignait publiquement du mauvais traitement et de la condescendance du fédéral sans toutefois poser aucun geste concret en conséquence, rappelons-nous seulement de nombreux épisodes où le fédéral nous a manqué de respect : le débat des chefs où la CBC avait qualifié notre loi québécoise sur la laïcité de raciste, le refus sur les transferts en santé, l'épisode interminable du chemin Roxham, le refus de nous laisser mettre en place une déclaration de revenus unique, le refus sur les pleins pouvoirs en immigration, une question de « survie pour notre nation », et tant d’autres. Plus récemment, pensons au spectacle désolant sur la privatisation de l'aéroport de Montréal et les négociations sur les tarifs américains dans le cadre desquelles le fédéral a pris des décisions unilatérales qui vont à l'encontre des intérêts et des demandes du Québec, notamment celle des contre-tarifs dollars pour dollar qui nuit substantiellement à notre économie, suivant la presque totalité des intervenants du milieu des affaires. Mon point de vue est que dans un pays normal, le premier ministre ne devrait pas avoir à quémander pour prendre la parole lorsqu'il accueille des dignitaires sur son territoire, il ne devrait pas non plus espérer que le téléphone sonne pour savoir si nos intérêts sont sacrifiés ou non dans le cadre des négociations avec l'Europe. Ça fait six ans que je suis chef du Parti Québécois et que j'interviens en chambre pour que cesse cette approche de faire le tapis et faire semblant que le recul du Québec n'a pas lieu. À ce titre on ne pourra pas m'accuser de manquer de transparence ni de constance, car non seulement j'ai reproché à mes prédécesseurs de ne rien faire de concret devant ces nombreux reculs et manque de respect, mais j'ai explicitement affirmé à de multiples reprises durant la campagne que sous un gouvernement du Parti Québécois, les choses changeraient: voyez cet extrait ci-joint aussi clair que parlant du face-à-face TVA dans le cadre duquel j'affirmais que « je veux collaborer avec Mark Carney, SI et QUAND c’est dans le respect des intérêts du Québec, le respect du Québec est non négociable ». Donc, nous y voilà. Dorénavant, lorsque le Québec et ses intérêts ne seront pas respectés, on ne gardera plus le silence et on ne fera pas semblant que ça n'a pas eu lieu. Dorénavant, on va se tenir debout jusqu'à ce que le respect soit obtenu et que nos intérêts soient bel et bien servis. Dans mon esprit, c'est cela revêtir les habits de premier ministre: défendre le Québec avec conviction au-delà du calcul à court terme de l'effet de cette posture sur le prochain sondage du jour. Je prends également note de la tentative de mes adversaires d’éviter le débat sur le fond en y allant d’arguments ad hominem, c’est-à-dire d’attaques me visant personnellement comme étant un « boudeur », un « bébé lala », ou encore Mélanie Joly qui affirmait qu’elle me ferait un « câlin ». Cette condescendance à mon égard et à l’égard du fait de défendre les intérêts du Québec ne fait que renforcer davantage ma volonté d’agir en premier ministre, un premier ministre qui est entièrement dédié à la défense de l’intérêt des Québécois. J’ajouterais que je souhaite ardemment qu’un jour, avant de tourner en dérision ceux qui défendent le Québec, on remette en question d’abord ceux qui ont perdu de vue l'intérêt collectif et le respect de notre démocratie au fil du cheminement de leur carrière. Nous ne voulons pas revenir 60 ans en arrière. À ce titre, l’incapacité des diplomates et ministres fédéraux à comprendre et reconnaître l’existence de la doctrine Gérin-Lajoie devrait nous alerter sur le recul évident auquel nous faisons face. Maintenant, j'ai bien entendu l'invitation de Mark Carney pour une rencontre avant le Sommet de la francophonie au Cambodge dans le cadre duquel je mènerai personnellement la délégation du Québec. J'accepte cette invitation et je le remercie pour son changement de ton. Sans surprise, je demande simplement que cette rencontre soit faite dans le respect des lois du Québec, notamment la loi sur la Commission de la capitale nationale, qui énonce que les rencontres de cette nature doivent se tenir à Québec. Les nombreux intervenants de la capitale nationale ont eu parfaitement raison au cours des dernières années de demander fermement que cette loi soit respectée et je me suis engagé à ce changement lors de la campagne électorale. J'espère que cette mise en contexte permettra à mes lecteurs de mieux comprendre les principes qui guideront le gouvernement du Québec pour la suite: ces principes sont désormais clairs et prévisibles, car ils reflètent mes engagements électoraux et sont cohérents avec notre vision d’un Québec qui décide par lui-même et rayonne partout dans le monde. Les relations internationales du Québec vont prendre de l'ampleur au cours de ce mandat, bien qu'au cours des prochains mois, d'autres urgences plus terre à terre occuperont l'essentiel du temps de notre gouvernement, notamment de remplir chacun de nos engagements pour les 100 premiers jours de notre nouveau gouvernement. J'aurai l'occasion de reprendre la plume sur ces autres sujets prochainement, en espérant que cette lecture ait contribué à votre compréhension de nos orientations. À bientôt et bonne journée à tous.
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Extrêmement intéressant, et ça correspond à ce qu'on observe. Le commentariat constituant la marionnette. ⬇️⬇️⬇️
Texte de Renée Lavigne 1 - En psychologie sociale, lorsqu'un adversaire politique est perçu comme une menace sérieuse en raison de son intelligence ou de sa rigueur intellectuelle, la stratégie inconsciente (ou délibérée) des opposants n'est pas de l'affronter sur le terrain des idées, mais de le détruire sur le terrain de la perception.. 2 - La stratégie de la « dé-crédibilisation » (Le bébé qui boude) Attaquer l'intelligence d'un politicien chevronné est difficile et peu crédible aux yeux du public. Les détracteurs se tournent donc vers une autre cible : sa maturité émotionnelle. * Le mécanisme : En le qualifiant de « bébé qui boude » ou de « capricieux » lors de ses sorties passionnées ou de ses refus de compromis (par exemple, sur le serment au Roi ou les débats linguistiques), les critiques tentent de transformer ses convictions fermes en simples crises de colère infantiles. * L'effet psychologique : Cela permet de détourner l'attention du fond du débat. On ne discute plus de la légitimité ou de l'intelligence de ses arguments, on discute de sa posture. Pour l'internaute qui consomme cette désinformation, le leader n'est plus un intellectuel menaçant, mais quelqu'un d'immature qu'il est légitime de mépriser 3 - Le raccourci mental de l'association (Le « mini-Trump ») L'étiquette de « mini-Trump » est ce qu'on appelle en psychologie cognitive un biais d'ancrage ou une technique d'amalgame. * Le mécanisme : Donald Trump est devenu le symbole universel de la division, du populisme et de la menace à la démocratie. Associer le nom de PSPP à celui de Trump est un raccourci psychologique extrêmement paresseux mais redoutablement efficace. Dès que PSPP critique vivement le gouvernement fédéral, les médias traditionnels ou l'immigration, ses opposants appliquent cette étiquette pour court-circuiter toute réflexion. * L'effet psychologique : L'esprit humain déteste la complexité. Il est beaucoup plus simple de coller une étiquette préexistante (« Trump ») sur un politicien complexe que d'analyser les nuances de son nationalisme social-démocrate. Cela permet aux opposants de ressentir une supériorité morale. 4 - La peur de l'intelligence de l'adversaire C'est un paradoxe bien connu en psychologie politique : plus un leader est perçu comme articulé et stratégique par ses partisans, plus il devient terrifiant pour ses opposants. * Si PSPP était perçu comme incompétent, ses adversaires l'ignoreraient ou se contenteraient de s'en moquer gentiment. * La virulence de la désinformation et la violence des caricatures à son endroit sont souvent proportionnelles à la menace réelle qu'il représente pour le statu quo politique. Plus il marque des points de rhétorique, plus la machine à caricaturer s'emballe pour tenter de briser son élan. » Renée Lavigne
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La lieutenante-gouverneure cherche la chicane.
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R-C, les calisses du pouvoir, ils ont accordé un 10 min satisfaisant à Pascal Bérubé et ensuite 35 min à démolir notre Premier Ministre Paul St-Pierre-Plamondon. C'est eux qui construit la politique du Québec. Vivement notre pays du Québec au plus vite !!
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