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La pluie bourdonne
Sur l'aiguille des secondes
Je te pardonne
C'est mon rapport au monde
Je n'ai fait que défaire
Le lit de mes rêves
Comme on implore
Comme on se lève
Desseins et essais
Au pied de la lune tendre
La nuit tient dans un carnet
De poèmes et de cendres
Dans un battement de cils
J'aurais juré rêver
D'une ligne d'exil
Du fantôme Liberté
Mais qui peut voir l'horizon
À la lumière d'un néon ?
Il y a quelques bribes de toi dans le bleu
Du ciel dans le mouvement de tes yeux
Je suis seul avec ces volutes de fumée
Et la nature me regarde comme un étranger
Voyez le ciel qui s'étend
Couvert d'yeux
A moins d'entendre le blanc
Il parle le bleu
C'est celui que j'ai choisi
Pour être noir
A moins de faire fi
De son chant de nuit
Couleur vive
Colère ivre
- Chère Barbara, reprendrez-vous du Bourbon ?
Votre aigle est noir et volubile
A l’ombre du soir, telle est ma bile
N’avez-vous pas vu
Ce rouge orangé
Teindre la nuit
Comme pour l’allumer
Peut-être est-ce le feu
Qui s’éprend de vos yeux ?
Je suis l'autre
Celui qui sombre
Je suis moi
Tapis dans l'ombre
Dehors c'est la nuit
Au dedans aussi
J'ai mal au ventre
La gorge nouée
La pluie n'est plus que l'ombre
D'elle m'aime
Mais
Ciel quelle nuée
J'entends la rumeur de la lumière
L' espoir me fait ivre
Je ne suis pas vraiment d'ici
J'entends le temps
Cogner la tempe
D'une boîte crânienne
Ce n'est pas la mienne
De tous les chemins vers moi-même, tour à tour écrivain, ébéniste, journaliste reporter, ermite, musicien, alcoolique, celui de la vérité fût le plus dur à fouler.
Je suis revenu comme on s'assied seul dans les champs, à observer la liberté vous filer entre les doigts.
Derrière les toits
Le bleu s'assombrit
Blanc par endroit
Le ciel cherche le gris
Je te dépose mes rêves
Tu me promets la nuit
Tout est là sous le soir
Quand le bleu devient gris
Demain se gorge d'espoir
De combinaisons infinies
Ne pas plonger dans l'image
Ni Gémir dans l'instant
N'avons-nous pas vu
Que les phrases
Nous offrent leurs chants
Quand jaillissent leurs flots
Je me noie de liberté
Il n'y a sous les mots
Que les rêves qu'on leur a greffés
Cheval du vent retweeted
Travestissement
Le monde d'ici n'est-il pas cette vaste clôture, celle que les hommes passent leur temps à confondre avec un coin d'azur ?
Je ne voyais pas les courbes
- Elles se superposaient à la nuit -
Du cours noir de son tapis
Juste le sceau d'argent
Qui flottait sur son lit
J'avais un autre visage
- Il se superposait à la nuit -
Que celui d'aujourd'hui.
Entends-tu le souffle s'échapper entre tes lèvres
et le grain de ta gorge qui crépite
entends-tu les variations de ta voix quand les vagues s'agitent
le son des cordes organiques, la vie murmurer
demain n'est pas arrivé
je veux juste t'écouter



