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Pour la première fois, c’est une femme qui occupe le poste de leader parlementaire du gouvernement. Et c’est une grande fierté pour le Parti Québécois que ce soit @cathgentilcore, vice-première ministre, ministre de l’Immigration et de l’Intégration et ministre responsable de l’Accession du Québec à l’Indépendance, qui en assume la fonction.
Femme talentueuse et rassembleuse, elle brillera dans ce rôle!
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En commentant "la chaise vide" plutôt que la nature réelle et l'essence de cette rencontre Canada Europe, pleine d'inconnues, les médias manquent une occasion d'informer. Ils nous prouvent une fois de plus qu'il sont sur le déclin.
« À en croire plusieurs analystes, Ottawa, et Mark Carney au premier chef, ont été « surpris » de la réaction du nouveau gouvernement du Québec. C’est une bonne nouvelle. C’est le premier jalon du nouveau rapport de force que la nation québécoise est en train de se donner. » A.B.
Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.
L’expression m’est tout de suite venue à l’esprit à la lecture de la chronique de Michel C. Auger hier.
Parce que pour l’auteur, que le premier ministre assiste ou non à la rencontre Canada-UE cette semaine, que la chaise soit vide ou non, je pense que la conclusion sera toujours la même : le Québec doit accepter ce qu’Ottawa ordonne.
Au nom du « consensus », de ses propres intérêts et même de la doctrine Gérin-Lajoie (!) le chef du gouvernement québécois aurait dû prendre son mal en patience et assister à la rencontre.
Plus encore, en insistant pour que le Québec prenne place à la table afin de ne pas être au menu, « M. St-Pierre Plamondon a manqué une chance de parler de souveraineté et de tous les autres enjeux importants pour le Québec avec tous les invités européens qui l’auraient désiré… mais en privé, plutôt que dans un grand discours » nous dit le chroniqueur.
Bref, il aurait dû faire contre mauvaise fortune bon cœur et grappiller les avantages qu’il peut obtenir dans le carré de sable que lui laisse Mark Carney. Peu importe que le gouvernement fédéral ait tort ou raison, peu importe le manque de respect, et peu importe l’impact sur les champs de compétence du Québec, pour M. C. Auger, c’est à Ottawa de dicter l’agenda.
Je ne m’explique pas comment il est possible, en tant que Québécois, de consentir de la sortie à notre vassalisation et à notre effacement. À peu près tout le monde est d’accord pour dire que la moindre des choses aurait été qu’Ottawa permette au premier ministre du Québec de s’exprimer devant les invités rassemblés au Québec.
Même le chroniqueur le reconnaît. Sauf que sa conclusion ne change pas : c’est comme ça, il faut courber l’échine et accepter. Depuis 250 ans que les collaborateurs du régime tiennent le même discours.
Je me permets de rappeler que ce « spin de la chaise vide », que Michel C. Auger n’est d’ailleurs pas le seul à évoquer, repose sur la fausse prémisse que ne pas participer à un sommet ponctuel organisé par le fédéral, où nous sommes condamnés à jouer un rôle secondaire franchement humiliant, voudrait dire que nous ne sommes pas en action.
Or, les relations internationales reposent sur des postures et des symboles. Décider de ne pas participer à ce sommet est en soi un geste d’affirmation nationale fort qui envoie un message clair aux acteurs présents : le Québec est un joueur qu’on ne peut négliger et la défense de ses intérêts ne sera plus sous-traitée au fédéral comme elle a pu l’être dans le passé.
Qui plus est, le premier ministre du Québec, même lorsqu’il était dans l’opposition, a démontré à plusieurs reprises qu’il est loin de cantonner son rôle à celui d’un observateur passif en ce qui a trait aux relations internationales. Ce n’est pas parce que la nouvelle politique de la maison jure avec ce qui se faisait dans les dernières décennies que le Québec n’agit pas. Bien au contraire.
À en croire plusieurs analystes, Ottawa, et Mark Carney au premier chef, ont été « surpris » de la réaction du nouveau gouvernement du Québec. C’est une bonne nouvelle. C’est le premier jalon du nouveau rapport de force que la nation québécoise est en train de se donner.
On espère que le message est entendu : la page est tournée sur le chapitre de la troisième voie fédéraliste, de ce nationalisme qui bombe le torse, mais qui s’assoit dès que le fédéral l’ordonne.
C’est un jour nouveau pour le Québec. Il n’est pas trop tard pour Mark Carney d’en prendre acte et de revenir sur sa décision de cantonner le premier ministre du Québec à un rôle de figurant durant le sommet Canada-UE.
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Madame, l'élection de votre époux au titre de premier ministre exigera de vous et de vos enfants d'immenses sacrifices. Nous tenons à vous assurer de notre plus entière gratitude.
Photos splendides de @PaulPlamondon
noovomoi.ca/en-vedette/actua…
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Une date de l'Histoire du Québec.
27 octobre 1928, naissance, à Natashquan, de Gilles Vigneault, poète, auteur de contes et de chansons, auteur-compositeur-interprète québécois.
Joyeux anniversaire, monsieur Vigneault, et nous vous souhaitons le Pays Québec avant la fin de vos jours !
« Fils d'un marin pêcheur et d'une institutrice de campagne, il étudie à Rimouski, puis à Québec.
Inspiré par les œuvres de poètes tels que Pierre de Ronsard, Victor Hugo, Émile Nelligan, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire et Paul Verlaine, Vigneault devient lui-même poète et conteur. Dans ses premiers écrits, il décrit abondamment les gens et le pays de Natashquan. Il se fera par la suite le chantre du Québec.
Gilles Vigneault s'affiche en effet comme un ardent défenseur de la cause de la souveraineté du Québec et de la langue française en général, qu'il défendra sur plusieurs grandes scènes internationales. Parmi ses chansons, l'une des plus célèbres est « Gens du pays », largement considérée comme l'hymne national de facto du Québec. »
#poésie #chanson #musique #Québec
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Il y a un ministère de la géopolitique à Ottawa? Quel formidable commentaire… Curieux que la ministre nous explique ça…
Qui le lui demandera? Ils doivent déjà se demander comment répondre aux questions qui pourraient venir.
La géopolitique est fédérale… 😂
La géopolitique est une «compétence fédérale», lance Mélanie Joly à PSPP journaldequebec.com/2026/10/…
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Qu'Ottawa organise un sommet international à Montréal, qu'il y aborde des enjeux qui touchent directement les compétences du Québec et qu'il refuse au premier ministre du Québec le droit d'y prendre officiellement la parole : c'est un grave manque de respect envers le Québec!
C’est le dernier symptôme du recul important que représente le refus d’Ottawa d’informer le Québec quand aux négociations qui se font avec nos partenaires internationaux.
Voilà une illustration éloquente des limites du fédéralisme canadien. Le Québec mérite mieux que de devoir demander la permission de se faire entendre sur son propre territoire. ⚜️
J’ai travaillé à l’organisation du sommet Canada-Europe, tenu à Ottawa le matin, avec une réunion bilatérale, un point de presse et un lunch réunissant les dirigeants, les ministres et les commissaires présents, puis à Toronto en après-midi, en septembre 2014.
Pour souligner sa contribution à la conclusion de l’accord AECG/CETA, nous avions invité l’ancien premier ministre Jean Charest. Il avait d’ailleurs voyagé avec nous dans l’avion entre Ottawa et Toronto, et le premier ministre Harper avait souligné sa contribution dans son discours.
Une invitation à la réception de Toronto avait été envoyée à toutes les provinces. Le Québec y était représenté par le ministre Jacques Daoust, au nom du gouvernement Couillard.
Je n’ai pas souvenir d’une prise de parole de l’Ontario lors de la réception à Toronto. Les dirigeants européens sont repartis le soir même à bord d’un avion du gouvernement du Canada.
Soyons clairs : l’accord de libre-échange Canada-Europe n’aurait pas vu le jour sans les anciens premiers ministres Jean Charest, Pauline Marois et Philippe Couillard, qui ont tous trois appuyé sa conclusion.
Le premier ministre PSPP aurait très bien pu prendre la parole en guise d’introduction pour rappeler cet héritage non partisan et le rôle déterminant du Québec.
Nous n’avions aucune obligation d’inviter l’ancien premier ministre Jean Charest, mais nous l’avions fait. Comme quoi, les règles et les convenances ne sont pas toujours appliquées de la même façon.
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Après Charles Milliard en début d'après-midi, j'étais heureux de rencontrer Ruba Ghazal et Sol Zanetti. Tel qu'annoncé plus tôt aujourd'hui, je tiens des rencontres avec les partis d'opposition afin qu'on discute des différents enjeux sur lesquels nous pourrons travailler en collaboration.
Avec les deux porte-paroles de Québec Solidaire, nous avons eu une rencontre constructive lors de laquelle nous avons pu échanger sur des solutions aux enjeux prioritaires pour les Québécois. Nous avons convenu de collaborer dans les prochaines années et de nous concentrer là où nos orientations convergent.
Comme avec monsieur Milliard, j'ai partagé l'intention du gouvernement du Québec d'agir résolument sur la crise de l'itinérance et la crise du logement. Nous avons constaté également nos points de convergence sur l'organisation d'États généraux sur l'éducation, la prévention en santé et le coût de la vie.
Lors de cette rencontre, les porte-paroles Québec Solidaire ont également partagé certaines de leurs priorités que nous partageons: l'indépendance du Québec, la réforme du mode de scrutin, les relations avec les Premières nations et les Inuit, ainsi que la lutte contre les changements climatiques.
Je tiens à les remercier pour ces échanges.
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En écartant cavalièrement le Québec, la fédération canadienne risque de faire dérailler les négociations avec l’Europe en projetant une image de rigidité et d’autoritarisme. Mais, surtout, il se prive d’une relation et un réseau de contact extrêmement influent du Québec.
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PSPP est au pouvoir depuis quelques jours à peine et déjà, les fédéralistes basculent dans la crise de panique. Ils faisaient semblant, depuis quelques années, de respecter les nationalistes émasculés version troisième voie, ceux qui voulaient défendre l’identité québécoise à condition de ne pas avoir à remettre en question le cadre canadien, car cela pourrait enclencher une dynamique conduisant à sa remise en question.
Mais voilà que pour la première fois depuis plus de 25 ans, depuis Jacques Parizeau, je dirais même, ils se retrouvent devant eux avec un leader national québécois qui n’entend pas jouer selon les règles d’un système fait pour nous étouffer, pour nous faire disparaître. PSPP ne joue pas au bon petit souverainiste domestiqué, et en plus, il n’a pas télégraphié à l’avance sa stratégie à Ottawa, ce que les fédéralistes prennent encore plus mal.
Alors ils ne font plus semblant. Ils nous expliquent avec condescendance que le gouvernement fédéral est le gouvernement supérieur, le gouvernement sérieux, le gouvernement des choses importantes, et que le gouvernement du Québec, lui, devrait gérer tranquillement nos affaires locales, sans plus, tranquillement, dans un esprit provincial et paroissial. Ils disaient : le Québec est une nation. Mais ils concédaient le mot pour ne pas avoir à reconnaître la chose.
Quand notre premier ministre réclame le droit d’accueillir en son nom un événement international qui se passe sur notre territoire, et qu’on rappelle que le Québec n’est pas une province parmi d’autres, justement, mais le seul État francophone en Amérique, notre État national, comme on disait autrefois, ils misent sur la raillerie, ils l’accusent de faire une crise du bacon, d’être un petit boudeur. Parler en notre nom? Quelle folie!
Le parti fédéraliste a plusieurs visages. Il y a ceux qui nous ont toujours combattu, il y a ceux qui ne cachent pas leur sentiment de supériorité. C’est le vieux regard de l’anglosuprémacisme à l’endroit des Québécois. Il y a les enfants de Trudeau, pour qui l’indépendance du Québec est un repli ethnocentrique, mais qui bien évidemment, tiennent à la souveraineté des autres nations. Et il y a les Elvis Gratton qui jouissent de leur servilité.
Tous voient les Québécois à la manière d’une bande de bouseux incapables de se gouverner par eux-mêmes. Que serions-nous sans Ottawa, apparemment seul responsable des enjeux géopolitiques, pour reprendre la sottise du jour? Ils sont parvenus à convaincre une partie des nôtres de se voir avec les yeux de ceux qu’on appelait hier les conquérants – Mark Carney nous voit ainsi, et son absence total de respect pour le Québec en témoigne. Sauf qu’avec PSPP, il vient de tomber sur un homme qui se ne couche pas.
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J’ai été ministre pendant huit ans, durant lesquels j’ai représenté notre nation dans divers forums internationaux. Le Québec a non seulement quelque chose à dire, mais il est écouté lorsqu’il prend la parole. Nous museler, chez nous en plus: quel manque de respect et de vision.
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Nous ne sommes pas maîtres chez nous. Ma chronique du JdM. share.google/EPvN7fA2z0eqUF8…
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La ministre de la Justice et ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, Marie-Claude Sarrazin, n’a pas mâché ses mots pour condamner la position du fédéral. « ... Le gouvernement fédéral a fait le choix d’empêcher le Québec d’avoir un droit de parole sur son propre territoire. Il s’agit d’un manque de respect élémentaire envers le Québec et une négation du rôle de notre parlement qui nous rappelle la nécessité d’être pleinement maîtres chez nous. »monthetford.com/2026/10/27/o…
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Les fédéralistes: «Mais le Québec est déjà libre dans le Canada ! Rester dans le Canada c'est une ouverture sur le monde ! L'indépendance c'est le repli sur soi !»
⚜️: «Ok, on aimerait prendre la parole lors du sommet 🇨🇦-🇪🇺 chez nous, à Montréal.»
🇨🇦: «NON.»
⚜️: «On aimerait organiser une réception pour les invités européens en marge du sommet.»
🇨🇦: «NON.»
Les slogans creux des fédéralistes ne passent pas le test de la réalité.
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Un autre exemple de non-respect de la part d'Ottawa : se voir retirer son droit de parole d'un sommet où des décisions importantes seront prises et auront un impact sur nous. Pas une exclusion, mais...
@PaulPlamondon est clair : le respect envers le Québec n'est pas négociable.
Voici notre une du midi en ce 27 octobre 2026! Pour vous abonner à nos infolettres, c’est ici: journaldemontreal.com/infole…
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La désinformation va à l’encontre d’un débat démocratique sain. Il faut donc la dénoncer.
Aujourd’hui, Dimitri Soudas désinforme.
Après vérification auprès du secrétaire général du gouvernement et du sous-ministre concerné, il n’y a eu aucune rencontre de travail impliquant le gouvernement du Québec au sujet de ce « Sommet Canada-Union européenne ». Les seules rencontres auprès du fédéral ont été entreprises par le sous-ministre aux Relations internationales, Alain Sanscartier, afin de convaincre Ottawa de laisser le Québec participer au sommet et y prendre la parole. Ces demandes ont été formellement refusées par Ottawa hier après-midi.
Le rôle d’un « analyste » dans une émission d’information d’un diffuseur public n’est pas de se faire le porte-parole de Mark Carney sans discernement, encore moins d’induire la population en erreur.
Il faut d’autant plus s’interroger sur ce rôle lorsqu’il amène ledit analyste à interpeller les élus comme le ferait un militant zélé.
Mon Dieu, que c’est loin de la vérité! Il y a une table, un menu et une place pour le Québec.
Vos fonctionnaires ont déjà participé à trois rencontres au cours des trois derniers jours et ont été tenus informés. Une autre rencontre est prévue demain.
Je vous encourage fortement à parler à vos représentants. Eux entretiennent une très bonne relation avec le gouvernement fédéral.
Mon Dieu, quelle petitesse! Vous réclamez une place à la table alors qu’elle vous est déjà réservée. Encore faut-il accepter de l’occuper.
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Carney refuse le droit de parole à St-Pierre Plamondon lors du Sommet EU-Canada qui a lieu à Montréal les 29 & 30 octobre. C'est un manque de respect élémentaire envers le Québec et la négation du rôle du parlement du Québec. Le Québec doit faire cavalier seul pour ses relations avec l'UE et les pays européens. Nous serons "Maîtres chez nous" seulement en étant indépendant. #Polqc
lp.ca/9j7uZv?sharing=true
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Dans le film « Le Temps des bouffons », Pierre Falardeau mettait en lumière, avec dérision, le fait que les Québécois sont traités en porteurs d’eau sur leur propre territoire, condamnés à se laisser dicter les décisions fondamentales de leur société par des élites financières qui n’ont aucune légitimité démocratique.
La lutte des Québécois pour être « maîtres chez eux », c’est-à-dire pour prendre eux-mêmes les décisions qui orientent leur développement économique et social, a pris son essor lorsque Jean Lesage a fait comprendre aux banquiers de la rue Saint-Jacques que ce serait désormais le gouvernement du Québec, et personne d’autre, qui déciderait au nom des Québécois. Son message était clair : le Québec n’était plus à vendre, et son peuple devait être respecté.
Cette posture a notamment permis la création d’Hydro-Québec et de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui demeurent parmi les leviers les plus importants de l’économie québécoise. La démarche de réappropriation de nos institutions démocratiques s’est poursuivie sous les gouvernements de René Lévesque, de Jacques Parizeau et de Bernard Landry.
Or aujourd’hui, le gouvernement fédéral a décidé d’entreprendre des négociations avec l’Union européenne, qui touchent directement le Québec, sans consulter le Québec ni lui permettre d’avoir une place à la table des négociations, contrairement à ce qui s’était fait lors des négociations ayant mené à la création de la zone de libre-échange avec l’Union européenne. Souvenons-nous également que c’est aussi le Québec qui avait joué un rôle de précurseur dans l’appui à l’ALÉNA.
Ainsi, non seulement le gouvernement fédéral refuse de consulter le Québec et de le faire participer aux négociations, il cherche à lui imposer des décisions économiques qui touchent à ses champs de compétence, en rupture complète avec la doctrine Gérin-Lajoie. Il va même plus loin sur le plan symbolique en refusant au premier ministre du Québec de prendre la parole dans le cadre d’un événement sur son propre territoire où les intérêts économiques du Québec seront négociés.
Pire encore, le gouvernement fédéral voudrait nous faire croire que le fait, pour le premier ministre du Québec, d’obtenir la permission de servir des crevettes cocktail lors d’une réception constitue une forme d’influence acceptable et suffisante dans la représentation des intérêts du Québec.
C’est non seulement un manque de respect grave, mais c’est surtout un important recul pour la capacité du Québec à agir de manière autonome et à défendre lui-même ses intérêts.
La vision du Canada défendue par Mark Carney est celle d’un État fédéral centralisateur, voire unitaire, qui impose ni plus ni moins aux provinces un rôle d’observatrices dans des discussions qui touchent pourtant leurs intérêts fondamentaux et leurs champs de compétence.
Cette vision entre directement en contradiction avec les principes défendus par notre gouvernement, notamment précisément le respect de notre autonomie et de nos champs de compétence.
En début de mandat, il est essentiel d’établir clairement notre position pour la suite des choses : le Québec doit être la table des décisions pour défendre ses intérêts. C'est non négociable. M. Carney l'a bien dit lui-même : « Si on n’est pas à la table, on est au menu. »
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Qui a la légitimité de décider de l’avenir politique d’un peuple lorsque celui-ci n’a pas consenti à la décision ?
Cette question traverse l’histoire du Québec comme celle de bien d’autres peuples. Rappelons quelques faits historiques :
1837-1838 : Les rébellions des Patriotes sont réprimées et le Parlement du Bas-Canada est suspendu.
1839 : Lord Durham recommande l’union des deux Canadas, dans le but d'assimiler les Canadiens français.
1840 : Le Parlement britannique adopte l’Acte d’Union.
1841 : L’union entre en vigueur, sans référendum ni approbation d’une assemblée élue du Bas-Canada. En 1867, la Confédération n’est pas davantage soumise à un référendum populaire, même si elle est débattue et approuvée par des représentants élus.
L’histoire nous rappelle donc qu’une décision peut être légalement imposée sans avoir obtenu le consentement démocratique du peuple en question. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne devrait jamais être une considération secondaire. #polqc
































