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Du jamais vu au Mali, j'espère que cet avertissement sera attendu, plus rien ne sera toléré
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Monsieur Retailleau,
Un homme, Pengo Bossio Wangi, est mort à Trappes, et plusieurs personnes grièvement blessées, dont une enfant de douze ans qui portait un foulard au sortir de la piscine. Il n’y a bien sûr qu’un seul coupable de ce crime, celui qui a tiré, mû par le racisme. Mais permettez-moi de m’interroger sur le poids des mots et sur le sens de la responsabilité politique. Si la responsabilité pénale appartient à la justice et à elle seule, la responsabilité politique, elle, répond d'un climat. C'est de ce climat que je vous parle.
Face à ce drame qui a heurté et blessé la nation tout entière dans ce qu'elle a de profondément universel, et pour vous défendre de vos propres mots, vous convoquez la mémoire de Mahsa Amini et le calvaire des Afghanes. Leur combat mérite mieux que de servir d'argument dans vos querelles politiciennes. Mahsa Amini est morte entre les mains d'une police chargée d'imposer le voile à toutes les femmes, un régime qui en a fait un instrument de soumission et d'oppression au sein d'une société qui considère les femmes comme des objets à la merci des hommes. Les Afghanes ont marché dans Kaboul au cri de « Pain, travail, liberté », face à un pouvoir qui leur refuse d'être des citoyennes.
Puisque vous voulez en parler, parlons de l'Iran. Même si comparaison n'est pas raison, en 1936, Reza Chah arrachait le voile des femmes qui souhaitaient le porter. En 1983, la République islamique décidait qu'elles étaient contraintes de le porter. À chaque fois, le même schéma : un régime qui impose aux femmes ce qu'elles devraient, ou non, se mettre sur la tête. À chaque fois, la même contrainte, la même obligation, la même soumission. Vous ne voyez pas la différence avec la France ? Avec un pays qui garantit aux femmes le droit de porter le voile ou de ne pas le porter ? Les Françaises qui portent le voile par conviction religieuse, liberté que la loi leur garantit, ne sont pas des ennemies de la République. Jeter le soupçon sur elles, c'est faire fi de ce que la France a d'universel.
Comprenons une chose : il y a ce que chacun d'entre nous pense du voile en son for intérieur, il y a l'essentiel combat pour la liberté de toutes les femmes, et il y a ce que dit la République. Or en République, faut-il vous le rappeler, la liberté est la règle. Le voile est libre dans l'espace public, sous les seules limites que fixe la loi, à l'école, pour les agents publics ou lorsqu'il dissimule le visage. Le 26 mars 2025, quand vous lancez « à bas le voile ! » lors d'une réunion publique organisée par Agir Ensemble en lien avec Elnet, vous parlez en ministre de l'Intérieur, chargé des cultes, garant de leur libre exercice. À ce titre, vous sortez de la responsabilité que vous confie la République. C'est pourquoi j’estime que vous n’aviez pas le droit de dire cela. En effet, si tout citoyen en a le droit au titre de la liberté d’expression ; un ministre de l’Intérieur, qui parle au nom de l'État, ne l'a pas. « Un ancien Premier ministre connaît le poids des mots », écrivez-vous. Oui, justement. Et je fais la différence entre ce qui tient d'une intime conviction et ce qui relève de la parole de l'État. Quand un homme censé incarner l'État lance « à bas le voile ! », quand il déclare que l'État de droit n'est « ni intangible, ni sacré », quand il invoque une « forme de viol de la conscience » pour parler du voile, il contribue à banaliser la suspicion envers des millions de Français, et risque de ce fait d’ouvrir la voie à ceux-là mêmes qui la changent en haine.
Mais vous n'êtes pas à une contradiction près. Dans votre dernier livre, vous écrivez, dans une lettre adressée à Jean-Luc Mélenchon, que lui et les siens ont « sur la conscience la mort de Quentin ». Vous avez même récemment envisagé d'interdire La France Insoumise pour le lien que vous établissez entre ses mots d'ordre et les violences. Ainsi, les mots de vos adversaires politiques tueraient, et les vôtres seraient sans conséquence ? Contrairement à vous, je refuse le deux poids, deux mesures. Chacun répond de ses propos, vous compris. La République ne choisit pas entre une haine et l'autre.
La mécanique de la violence et de la guerre civile commence toujours par les mots. Le voile serait le symbole de l'islamisme, dites-vous ? Qui accusez-vous d'être islamiste, Monsieur Retailleau ? Quelles Françaises ? Les mères, les étudiantes, les infirmières qui portent le voile ? Quels Français ? Ceux qui prient, ceux qui croient ? Dites-le-nous : où s'arrête l'islam, où commence l'islamisme ? C’est par de telles confusions, en prenant en otage ceux qui ne pensent pas ou qui ne croient pas comme vous, que vous nourrissez l'engrenage de la haine. La République, elle, sait faire la différence entre quelqu'un qui croit et quelqu'un qui se fait le relais des idéologies radicales qui veulent abattre la République.
C'est toujours le même piège identitaire. On fabrique un « nous » contre un « eux ». La laïcité devient une frontière. Le voisin devient un suspect, puis les violences des uns justifient les représailles des autres, jusqu'à installer une culture de guerre civile. Souvenons-nous des mots. Souvenons-nous de l'appel du chancelier de France, Michel de L'Hospital, qui, en décembre 1560, devant les États généraux réunis à Orléans, implorait un royaume au bord de la guerre civile : « Ôtons ces mots diaboliques, noms de partis, factions et séditions, luthériens, huguenots, papistes ; ne changeons le nom de chrétien. » Quatre siècles et demi plus tard, nous voilà toujours face à la même exigence. Ne laissons pas d'autres noms, d'autres étiquettes, d'autres soupçons effacer le seul nom qui nous rassemble, celui de citoyen.
Notre responsabilité, Monsieur Retailleau, est de maintenir la paix civile et de faire attention aux mots que l'on emploie. Un homme d'État protège toutes les Françaises, voilées ou non. Un homme d'État nomme l'islamisme sans jeter le soupçon sur l'islam. Un homme d'État, ça s'empêche.
Dominique de Villepin
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🇬🇳 🇷🇼 Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique de la #Guinée, dont la délégation est conduite par M. Moussa Cissé, Conseiller du Ministre et Directeur de Cabinet du Président de la République, accompagné de S.E. M. Soumaila Savané, Ambassadeur de la République de Guinée au Rwanda, achève aujourd’hui sa visite d’étude.
Cette visite a porté sur le partage d’expériences en matière de financement de la santé, d’assurance maladie communautaire (Mutuelle de Santé), de financement basé sur la performance, de digitalisation des données sanitaires et de gestion des produits médicaux.
La délégation a échangé avec @RwandaHealth, @RSSB_Rwanda, @LODARwanda, @RBCRwanda, @RwandaSupply et @RwandaFinance afin de découvrir les approches et les bonnes pratiques du Rwanda dans ces domaines.
#RwandaWorks
#RwandaIsOpen
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Mardi 20 octobre 2026 : JOUR 171
171ème jour depuis l’arrestation de Me Mountaga C. TALL dans la nuit du 2 au 3 mai 2026. Refusons que l’attente devienne l’indifférence. Exigeons la vérité sur son sort, le respect de ses droits et sa libération. Notre mobilisation doit durer plus longtemps que le silence.
Mamadou Ismaïla KONATÉ
#LibérezMountagaTALL
#Mali
#ÉtatDeDroit
@Debats2DroitMKO
@debatsdecitemko
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Le mot n'est pas rhétorique. Il est technique. Il est juste. Cent-cinquante jours pendant lesquels ce qui devait s'appliquer ne s'est pas appliqué : la loi malienne et la loi qui s’applique aux avocats. Cent-cinquante jours pendant lesquels ce qui devait exister n'a pas existé : une procédure régulière, un magistrat, un Conseil, un débat contradictoire. Cent-cinquante jours pendant lesquels ce qui aurait dû cesser dès le premier jour a été délibérément prolongé, chaque matin renouvelé, chaque soir reconduit.
L'injustice a plusieurs visages. Il y a celle qui frappe par erreur, et qui se répare. Il y a celle qui frappe par négligence, et qui se corrige. Et il y a celle qui frappe par volonté, méthodiquement, patiemment, et qui ne se répare pas, sinon par un acte du même ordre : la reconnaissance publique de la faute, la sanction de ses auteurs, la réhabilitation des victimes.
Cent-cinquante jours d'injustice, c'est de cette dernière espèce qu'il s'agit.
Le compteur qui, chaque matin, s'ajoute d'une unité depuis cinq mois n'est pas le compteur d'une attente.
C'est le compteur d'une accumulation. Chaque jour qui passe ajoute une strate à ce que devront un jour reconnaître ceux qui ont ordonné, exécuté, couvert, ou laissé faire. Et cette strate, une fois posée, ne s'enlève plus.
À la famille TALL, en ce Jour 150 : cinq mois. Nous mesurons ce que ces mots portent. Votre dignité, préservée à travers l'épreuve, force le respect de tous ceux qui, à distance, suivent cette affaire.
À Maître Mountaga TALL et à Cheick Mamadou TALL : cent-cinquante. Nous tenons. Nous tiendrons. Chaque jour supplémentaire de séquestration est un jour supplémentaire de conscience mobilisée à l'extérieur.
Aux Confrères qui s’expriment encore et qui pensent à lui, aux mobilisations, aux organisations qui suivent depuis le premier jour : merci. Le compteur continue.
Un Avocat enlevé, c'est l'État de droit séquestré. Aucune diplomatie ne viendrait à bout de cette violation.
Cent-cinquante jours d'injustice, ce sont cent-cinquante jours qui, un jour, appelleront leur réponse.
#LibérezMountagaTALL #LibérezCheickMamadouTALL #LibérezLaFamilleTALL #Mali #Avocat #ÉtatDeDroit #DisparitionForcée #150Jours
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Appeler les Maliens à l’unité, à la cohésion et à la reconstruction sonne comme un leurre lorsque, le jour même où le pays célèbre son indépendance, Mountaga Tall et son fils demeurent privés de liberté, sans que leurs proches aient connaissance d’un cadre judiciaire régulier.
Comment invoquer la justice en détournant le regard de ceux qui en réclament la protection ? Comment parler de cohésion lorsque la parole critique expose à la peur, à l’arbitraire ou à la disparition ?
Et ils sont nombreux : arrêtés, enlevés, détenus sans titre connu, privés des garanties les plus élémentaires de la procédure. Parmi eux, des prisonniers politiques et des prisonniers de conscience.
L’unité de qui, si certains Maliens sont soustraits à la protection de la loi ? La cohésion autour de quoi, si les libertés sont étouffées ? Et que prétend-on reconstruire lorsque des familles ignorent jusqu’au sort réservé aux leurs ?
En ce jour d’indépendance, l’exigence est claire : établir le sort de chaque personne privée de liberté, informer ses proches, lui garantir l’assistance d’un avocat et la présenter à un juge dans les conditions prévues par la loi. Une nation ne se rassemble pas en laissant des citoyens hors du droit.
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Il y est encore, et son fils, entre leurs mains sales et salies et sans le juge qui n’observe même plus.
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JOUR 140. Vingt semaines pleines.
Cent-quarante jours que Maître Mountaga TALL et son fils Cheick Mamadou TALL sont séquestrés à Bamako.
Vingt semaines. Cinq mois bientôt. Et toujours la même exigence intacte : leur libération immédiate et sans condition.
Rendez-les.
#LibérezMountagaTALL #LibérezCheickMamadouTALL #Mali #Avocat #ÉtatDeDroit
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#Mali-Politique-Services S/ J’ai obtenu ce 14/9 d’une source directe des nouvelles de Me Mountaga Tall avocat et homme politique malien enlevé début mai 2026 à Bamako : « Il se maintient. Il est pressé de s’exprimer devant une justice impartiale. Il n’est dans aucun complot ».
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En Afrique, nous n’avons nul besoin d’eau, d’aliments ou de médicaments sans paix, liberté ni sérénité. Ces biens essentiels dépendent aussi d’une justice debout. Réhabiliter le juge, garantir son indépendance et réveiller sa conscience : il est au début et à la fin de tout.
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Mali: les proches de Mountaga Tall veulent une preuve de vie qua… pressafrik.com/Mali-les-proc… #maître #konaté #TalkwalkerAlerts via @talkwalker
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#Mali : Il s’appelle Mountaga Tall.
Il a 69 ans.
Il y a 35 ans, il marchait dans les rues de Bamako pour que les Maliens puissent parler librement, créer des partis, manifester et choisir leurs dirigeants.
Aujourd’hui, personne ne sait officiellement où il se trouve.
Et son fils a disparu à son tour.🧵👇🏾
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Quatre mois pleins que Me Mountaga TALL et son fils Cheick Mamadou TALL sont séquestrés à Bamako, hors procédure, hors droit, hors loi.
120 jours de honte. Cette honte-là ne s’oublie plus. Elle appellera sa réparation.
#LibérezMountagaTALL
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#Niger
Niger State Television confirmed the coup attempt in a broadcast.
Minister of Defense Salifou Mody stated,
"The rapid intervention of the defense and security forces has made it possible to contain this insurrectional movement and gradually regain control of the areas in question. The public is urged to remain calm and freely go about their daily business."
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#Mali :IL ÉTAIT L’UN DES HOMMES LES PLUS PUISSANTS DE BAMAKO. AUJOURD’HUI, LE PARQUET RÉCLAME SA MORT.
Le colonel Alpha Yaya Sangaré était craint. Chef de la gendarmerie de Bamako, fils d’un puissant inspecteur général de police, issu d’une famille dont le nom apparaît dans d’importantes affaires foncières.
Aujourd’hui, tout s’est inversé.
Le parquet vient de requérir contre lui… la PEINE DE MORT pour « trahison ».
L’histoire d’Alpha Yaya Sangaré est une terrible leçon sur le pouvoir au #Mali. ⤵️🧵
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JOUR 116.
Cent-seize jours que Maître Mountaga TALL et son fils Cheick Mamadou TALL sont retenus au secret à Bamako, hors de toute procédure.
Cent-seize jours que la République malienne renonce, chaque matin, à ce qui fait d’elle une République.
Cent-seize jours d’une faute qui, à ce stade, ne s’oublie plus.
Rendez-les. Aujourd’hui.
#LibérezMountagaTALL #LibérezCheickMamadouTALL #Mali #Avocat #ÉtatDeDroit
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Il est cette nuit encore entre leurs mains souillées qui l’empêchent lui et son fils de respirer…
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